Chapitre 13 : L’histoire d’Edward Cullen.
Je n’arrivai jamais à m’arrêter de le regarder, j’avais encore du mal à croire que quelqu’un d’aussi beau puisses exister, je savais que cela étais en partie dû au faite que c’était un vampire et que comme tout ceux de son espèce il été doté d’une beauté envoutante pour hypnotiser ses proies, mais moi je n’étais pas hypnotisée, je t’étais accroc, je le savais, je me l’avouée. Mais comment ne pas aimer un tel être ? J’étais attirée par lui jusqu’au plus profond de mon être. Je le détaillai du regard, attend qu’il ne me parle, attendre n’était pas dans mes habitudes, je n’étais pas patience de nature, mais tant qu’Edward restait prés de moi j’étais capable de tout. Je savais que je ne devrais pas l’aimer autant, je ne le connaissais que depuis peu, nous n’étions pas même des amis proches, seulement dés que j’avais rencontré sur regard, son incroyable regard ambré j’avais été fasciné, atteinte, fichue. Jamais encore je n’avais aimé et encore moins avec une telle force, Matthew se moquait de moi à chaque fois qu’il partageait mes pensées, me trouvant ridicule, mais je ne pouvais être raisonnable, rationnelle, l’amour ne se commandait pas et le mien avait surgit sans même crier garde.
Il me jaugeait de manière mystérieuse, moi, je méditai ses paroles, « si seulement il n’y avait que ça », que pouvait-il y avoir de pire ? Pire qu’être amoureuse d’un vampire qui vous rejette ? Pire qu’aimer la perfection alors que vous n’êtes que banalité ? Il sourit, je baissai les yeux, bougonne, il se moquait, de moi, de quoi ? Cependant je ne pus m’empêcher de trouver son sourire craquant. Malgré la curiosité et l’énervement croissant je ne rompis pas le silence la première, j’attendais fixant mes pieds puis ses yeux, dans un mouvement constant et répétitif comme si le fait de rencontrer son regard me brulait, ce qui était malheureusement le cas.
-Je suis née un 21 décembre 1901 dans la ville de Chicago, j’étais le fils unique d’une famille de petit commerçant, ma mère Elizabeth a toujours eu le souci des affaires, elle était très douée, très terre à terre, mon père, Edward Masen était tout le contraire, exubérant, dépensier, frivole, il trompa ma mère bon nombre de fois et la rendit très triste de son vivant…
Je l’écoutai, élève attentive passionnée par son ténor mélodieux et sa débit soignée héritage d’un siècle achevé. Je ne savais pas pourquoi il me racontait tout cela mais j’écoutai, toujours avide d’en savoir plus sur lui, ennemi de mon cœur, et l’art de la guerre n’enjoint-il pas de connaitre ses ennemis ?
-…Je me jurai de ne jamais ressembler à mon père, j’étais un romantique dans l’âme, un garçon frêle, au teint maladif, mais j’avais toujours une grande capacité à cerner les gens, ce qui nous servit à ma mère et moi pour repousser les offrants en tout genre le jour où mon père nous quitta pour voyager en Europe. Il ne revint que trois ans plu tard. J’avais 17 ans, il revint avec un cadeau. Terrible cadeau. Il ne m’avait jamais rien offert de ma vie, mis à part la peur et les bleus, mais je me rappellerais toujours son présent qui changea pour toujours ma vie. En Europe sévissait une grippe violente, sans précédente tuant des milliers de personnes dans d’affreuses souffrances, ma père en fut atteint, ma mère, amoureuse de lui comme jamais personne n’avait aimé et malgré ses infidélités , resta à son chevet, tentant de le soigner, s’endettant jusqu’au cou pour acheter des médecines révolutionnaires, des tisanes, des remèdes, mais rien ne fit, il mourut, quelques jours à peines, les premiers symptômes se déclenchèrent chez ma mère, puis vint mon tour. Maladif par nature, je fus plus sensible à ses effets, elle me foudroya littéralement, ma mère cependant fit tout pour me soigner, elle parvint à me stabiliser plusieurs jours durant, jusqu'à la venue en ville d’un médecin. Ces dernières paroles furent pour moi, bien que je ne les entende pas, néanmoins son vœu fut entendu.
Je tremblai, ce n’était pas de froid, ni de fatigue, seulement de tristesse. Les larmes aux yeux je remarquai que lui ne pleurait pas, il racontait son histoire avec calme, sans l’apparence d’un trouble, pourtant je constatais que l’ambré de ses yeux avait foncé, que ses traits s’étaient assombris, il paraissait plus noir, plus loin encore qu’il ne l’avait jamais été. J’eus la soudaine envie de courir le prendre dans mes bras, de le protéger, de lui demander de se taire, de lui dire que je ne voulais pas en savoir davantage si cela le fessait souffrir, mais il releva brusquement la tête, m’arrêtant dans mon geste, je me contentai de plier mes jambes et de m’assoirais sur les épines jaunes tombés des sapins.
-Carlisle, fit de moi un vampire, désireux de sauver l’enfant que j’étais et de se créer un compagnon de voyage, je devins un monstre, perdant à jamais mon humanité, mon âme…
A mesure qu’il parlait, qu’il me racontait sa vie, il devenait plus noir, plus loin de moi, comme happé par ses souvenirs.
-Ma famille et moi sommes différent des autres de nôtres espèce, nous ne nous nourrissons plus de sang humains ayant renoncé à cette pratique que nous trouvons cruelle et immorale, nous avons choisis d’être humain, ou du moins d’essayer de l’être. Pourtant j’ai tué, et je ne dis pas que je n’ai jamais ressentis l’envie de m’abreuver. Parfois l’appel est plus fort quand je rencontre certaines personnes…
Il plongea son regard miel ensoleillé sur moi, mon souffle se coupa, je n’osais imaginer que je fessais de ces gens qui par leur sang l’attiraient davantage que les autres, le poussant à se contrôler davantage, à toujours à être sur ses gardes, mais je ne redoutais pas cela pour ce qu’il impliquait comme menace pour ma propre existence mais pour lui, je ne voulais pas être une source de torture ou de malheur pour lui, j’avais toujours ce besoin ridicule et paradoxale de vouloir le protéger, cela n’avait aucun sens, il était cent fois plus fort, rapide et résistant que moi, mais je m’inquiétais, l’amour n’est-il pas d’être toujours inquiet pour l’autre ?
-…Il y a cent ans j’ai ressentit ce violent besoin, cet appel, le sang de cette fille chantait littéralement pour moi, m’envoutant, me sommant de m’abreuver de lui, j’ai résisté à cet appel, j’ai trouvé la force de combattre cet appel animal par la puissance de mon amour pour elle…
Ainsi il avait aimé, ainsi une humaine, une fille banale avait réussit à toucher son cœur et son corps de pierre, je ne savais pas si j’en étais heureuse ou profondément attristée, moi qui l’aimait je n’y arrivais pas, il me repoussait, cela signifiait-il pas qu’il n’avait aucun intérêt pour ma personne ou pis encore qu’il ne fût encore attacher à une autre par un amour imbrisable ? Je voulais déchiffrer son regard mais je glissai dessus, comme d’habitude, il était aussi froid et implacable que la glace, indéchiffrable, mystérieux, Edward Cullennien.
-Bella, un ange venu de nulle part, belle, si belle, si elle, j’en tombai amoureux, ce ne fut pas facile de résister, ce ne fut pas facile de rester prés d’elle que j’aimais mais que je mettais en danger à chacun de mes mouvements, mais on y réussit. Malgré les dangers, malgré les blessures, notre amour était plus fort que tout. Je l’épousai. Jamais je ne connus de bonheur plus grand, jamais je n’aimai autant…
Stop. C’était trop dur à entendre, je ne voulais pas savoir, je ne voulais pas connaitre davantage la tristesse et la jalousie qui montaient en moi telles un serpent venimeux, je voulais espérer bêtement qu’il finirait par m’aimer, je voulais croire que mon amour pour lui serait un jour réciproque, je voulais continuer à vivre. Je baissai les yeux, le regarder encore, ainsi animé par son récit, par cet amour qu’il avait éprouvé et qu’il éprouvait encore mais blessais tellement que je ne craignais de me mettre à pleurer, mieux valait porter son attention sur un caillou difforme insignifiant.
-Seulement je ne devais pas la mériter, elle ne devait traverser ma vie que de manière cométiques, trop rapide, trop éblouissante, elle mourut, par ma faute…
Sa voix s’arrêta, je me risquai à relever les yeux pour observer son magnifique visage de marbre, il regardait au loin, perché avec grâce sur la branche du sapin, il regardait droit devant lui, semblant regarder le ciel là où je ne pouvais le voir. Je tremblai, il avait donc tué la femme qu’il aimait, mais comment ? Pourquoi ? Son histoire était si terrible, tant de souffrance, tant de solitude, de déception, et moi au lieu de compatir à ce malheur qu’il me relatait je jouissais, non du chagrin que je lisais sur ses traits divins, mais de la mort de cette femme, sa femme, Bella Cullen. Chanceuse petite humaine qui avait eu le droit de toucher le ciel, de s’enrober dans ses bras, de l’aimer et d’en être aimé, moi qui devais seulement me contenter de le regarder, les deux pieds sur terre, j’éprouvais la joie malsaine de la savoir morte ; il était tellement plus simple de remplacer ce qui avait disparue que ce qui est éloigné.
-J’ai alors eu envie de mourir, de la rejoindre à jamais, c’était le plan original. Il n’est pas aisé de détruire un vampire, pourtant ce n’était pas impossible, je l’avais déjà fais. J’avais prévu de me rendre en Italie, de défier les Volturi, ils n’auraient pas supporté l’affront et auraient déchainés sur moi leurs soldats qui m’auraient éviscéré, déchiqueté en morceaux et brulé. Une mort affreuse, douloureuse mais tellement plus supportable qu’une vie sans elle, sans son sourire, la chaleur de son corps, la beauté de ses traits…
Il en parlait avec une telle ferveur et admiration que je me pris à vouloir désirer cette femme, même morte. Je me l’imaginai sublime, dépassant de beauté les plus belles filles au monde, avec de surcroit une douceur, une gentillesse et une intelligence divine, digne d’être aimé par un homme comme Edward. Je me trouvai ridicule, comment pouvais je avoir un seul instant imaginé qu’il aurait pu aimer une fille banale comme moi, il l’avait qualifié d’ange, elle devait l’être de son vivant, moi je ne suis qu’une fille.
-Mais elle me fit promettre de ne pas mourir, de rester vivant, pour elle, pour notre enfant….
Il était père, je grimaçai, sa vie était tellement plus remplit que la mienne, et pourtant nous étions tout les deux dans la même maison, assis sur les mêmes chaises de bois, écoutant les mêmes professeurs, apprenant la même chose mais lui était père, il avait contribué à donner la vie. Soudain je me rendis compte du fossé qui nous séparait, comment pouvais je prétendre à son amour ? Je n’étais qu’une gamine ignorante dans les choses de la vie alors que lui savait tout, avait tout connu, qu’avais-je à lui apporter à part ma stupidité ? Mon ignorance ?
-…Renesmée me garda en vie durant 100 longues années, je l’élevai, la protégea, la vis grandir, quitter lentement l’enfance, rire, pleurer, changer, je la mariai, elle me donna des petits enfants, qui eux même me donnèrent des arrières petits enfants. Sa mort arriva lentement, moi qui avait tout vu et tout su de sa vie, j’entendis la mort avant qu’elle ne frappe, pourtant je n’y étais pas préparé. Ce fut terrible, vivre sans Bella était déjà dure mais sans notre fille c’était pire, je n’avais plus rien qui me rattachait à elle, j’avais peur qu’a chaque instant les souvenirs le quittes, que mon esprit si puissant n’en vienne à oublier, alors je me rappelai les thermes du contrat, j’avais survécus à Bella, j’avais élevé notre fille, je l’avais enterré, je ne pouvais que partir moi aussi. Aussitôt l’idée des Volturi me revint, mais je savais qu’a la minute où je prendrai la décision de partir, Alice, ma sœur, le verrait et m’en empêcherait quitte à se mettre en danger elle aussi, or je ne voulais pas qu’un autre Cullen autre que moi périsse, la mort ne devait frapper qu’une fois. Et puis je n’étais pas certain qu’ils accéderaient à ma demande, mon don intéressait trop Aro…
Un don ? Se pouvait-il qu’il ait quelques pouvoirs magiques ? Non cela était génétiquement impossible, les pouvoirs magiques ou aptitudes magiques ne se transmettait que par la génétique, aussi quand un sorcier nait de parent moldus c’est que dans son ascendance il y avait un sorcier. Sa phrase m’intrigua donc, que pouvait-il être capable de faire ? Je me gardai cependant de l’interroger, son récit devait suffisamment être pénible comme ça sans qu’en plus je ne le coupe toutes les minutes.
-…L’histoire particulière d’un de notre espèce m’intrigua alors et fut pour moi une source d’espoir quant à une mort certaine, en effet ce vampire, aussi fort et agile que ceux de nôtres espèces, se retrouva plaqué au sol, incapable de bouger ni de parler, plaquer par une force invisible émanant de bâton tendus, ses hommes lui lancèrent un maléfice, le forçant à contrôler sa soif afin qu’il ne soit une menace pour personne…
-Des sorciers. Soufflais je presque malgré moi en rémanent une mèche de mes cheveux derrières mes oreilles. Il acquiesça avec un sourire inimitable.
-J’ai retrouvé cet ami, mon père et lui se connaissait depuis des siècles, il m’avait toujours bien aimé, il fut infligé par la disparition de ceux que j’aimais et de la souffrance dans laquelle j’étais aussi m’apprit-il tout ce qu’il avait découvert sur votre monde, le monde de la magie. Je n’avais qu’une obsession en tête réussir à trouver la mort, je me disais qu’avec des dons magiques on pouvait accomplir toute sorte de chose, Gregorio pensait que j’avais trouvé un nouvel intérêt à ma vie, il se trompait ce n’était qu’un leurre, une parade pour mieux disparaitre. Si je lui avais révélé ma véritable intention, jamais il ne m’aurait fait entrer dans ton univers.
Je tremblai ainsi je n’avais pas totalement eu tord tout à l’heure sur la falaise, il était ici pour se tuer, non pour aimer, apprendre, vivre mais pour mourir, je me mordis la lèvre, je n’avais jamais aimé de ma vie et voila que je m’étais éprise d’un vampire au cœur brisé, cela aurait pu paraitre risible et ridicule si ce n’était pas aussi douloureusement triste.
-Tu…Tu le veux toujours ?
Mes mots étaient hachés, ridicule sèment tremblant, démontrant ainsi par la même occasion ma faiblesse, une faiblesse qui ne résidait que par son existence. Il ne me répondit pas, se contentant de froncer les sourcils en posant les yeux sur moi, son visage semblait de nouveau dur, il sauta alors de son perchoir, et de manière beaucoup trop vite pour que je ne puisse percevoir tout ses mouvements il se mouvait jusqu'à moi, je pouvais sentir son souffle caresser le sommet de mon front, nous étions encore une fois proche, dangereusement proche pour mon cœur qui battait la chamade en se cognant dans tout les coins de ma poitrine. Le silence flotta pendant l’instant où il m’observait, ce même air que je lui avais identifié alors qu’il était sur son sapin, un air imperceptible, mystérieux, beaucoup trop sérieux, presque inquiet. Il fit alors une chose qui me désarma, il baisa la tête, un grand sourire aux lèvres riant d’une plaisanterie que je n’avais visiblement pas saisis, je ne pus m’empêcher de sourire avec lui bien que je ne sache pas pourquoi, mais il avait un si beau sourire.
-Quoi ? Qu’est ce qu’il y a ?
-Il m’est impossible de mourir maintenant…
Se contenta-t-il de répondre, le visage rieur, ses yeux or ambré reflétant de l’amusement et ne le rendant que plus attirant. Je ne compris pas sa réponse, bien sur qu’il ne pouvait pas mourir, il était immortel, que sa soit aujourd’hui ou demain il le serait toujours, donc son maintenant était totalement dénué de sens, je serrai les dents, pourquoi fallait-il que je sois aussi ignorante ? J’avais toujours eu l’habitude de tout contrôler, de tout maitriser, jamais je ne me laissais surprendre, je prévoyais tout, mais dés qu’il avait fait éruption dans ma vie et pis dans mon cœur, je n’étais plus moi, je me prenais à rire de manière sotte en sa présence comme ces gourgandines qui tournaient autour de Matthew en battant des cils comme des pimbêches, je rêvassais en cour de manière éhonté, à un tel point que le professeur Miguel m’avait donné une retenue pour mon inattention, je bafouillais …bref j’étais ridicule. Ce qui me chagrinait le plus dans tout cela c’était que je me soupçonnais bien en deçà de la sublime beauté qu’avait du être (et qui restera toujours comme telle aux yeux d’Edward) Bella Cullen. Je lui prêtais les traits d’une déesse de l’Olympe, grande, mince mais bien proportionné, à la longue chevelure soyeuse blonde, un visage emprunt d’une grâce transcendante, des yeux de biches couleur gris glacial, un nez fins, une bouche framboise appétissante, tout le contraire de ma personne en somme. Je la voyais à l’image de Misha Malefoy, la plus belle fille de Poudlard, la plus froide aussi, divine, attirante, loin de mon mètre 60, de mes 55 kilos, de mes cheveux bruns emmêlés et de ma bouche aux disproportionnée. Je baissai les yeux moroses, cette fois il rigola à pleine gorge, rejetant sa magnifique tête d’Apollon en arrière, énervé par ma comparaison mentale, je croisais les bras et le foudroyais du regard en attendant qu’il daigne bien cesser de rire comme un goret.
-Tu n’y es pas du tout. Dit-il enfin en me regardant avec moquerie, il retenait un nouveau rire en se pinçant les lèvres. Bella ne ressemblait en aucun cas à une poupée mannequin hautaine et froide.
- Comment le sais-tu ?
Lui demandais-je incrédule, il ne pouvait pas savoir à quoi je pensais, il n’était pas légitimens, ne possédait aucune baguette magique, alors comment avait-il deviné ? Lui rigola.
-C’était ma femme…
-Ce n’est pas de sa que je parle. Comment sais tu que je pensais à elle ainsi ?
-Oh ça. Je t’ai dis que j’avais un don non ? Répondit-il avec un sourire attendrie et confiant. Je fronçai les sourcils, déçue et en colère, alors comme ça il pouvait lire dans les pensées, il savait et devait savoir toute mes moindres pensées, je me sentais trahie, violée…mes poings se serrèrent convulsèrent et ma main gauche se referma naturellement contre ma baguette magique glissé dans la poche de mon pantalon, avec colère il me suffisait de penser « mentalus expulso » pour que mon esprit ne devienne totalement impénétrable à quiconque d’extérieur à moi, une formule efficace et beaucoup plus violente qu’un simple contrôle d’occlumencie. Son effet était simple, il expulsait l’autre et lui bannissait l’accès de votre esprit.
-Je n’arrive pas à croire que tu m’ais fait sa… Lâchai-je avec déception en le foudroyant du regard, lui se massait les tempes, apparemment mon sort avait fonctionné, il s’avança vers moi, la mâchoire crispée pourtant quand il parla il semblait qu’il ne souffrait ni ne fournissait aucune effort.
-Je ne peux pas le contrôler, les pensées viennent à moi…les tiennes plus particulièrement.
-Cela ne t’excuse pas ! C’est mon esprit ! Si la première affirmation était emplit de colère, la seconde était plus du désespoir que de la haine. Je n’arrêtai pas de me ressasser tout ce que j’avais pu penser, imaginer, rêver, à mon sujet, le siens, mon futur dans lequel je nous voyais liées, c’était tellement humiliant, plus humiliant encore que le jour de mes premières règles où Matthew raconta à tout le monde que sa sœur avait taché ses draps. Non, Edward n’avait pas le droit, c’était ma vie, mon jardin secret, personne n’y avait le droit d’y pénétrer surtout lui, dans lequel il était le roi et où je ne me cachais pas de l’amour que j’éprouvais pour lui.
-Je suis désolé… Il avança encore d’un pas, tendant le bras en avant comme pour m’attirer vers lui, je reculai, décidé de ne pas lui pardonner de si tôt. Mais avec toi c’est différent…
-Différent en quoi ? Tu sais que je suis dingue de toi donc tu te crois tout permis ? Sifflai-je de colère en refusant de me laisser attendrirai par son ton désolé et son visage d’ange tombé sur la terre. J’étais blessé, il n’allait pas s’en sortir aussi rapidement, la rancune était malheureusement trop vivace pour percevoir une éventuelle sincérité, mon esprit réclamait vengeance, et il aurait été si simple de l’obtenir ; ma baguette était toujours dans ma main, je connaissais l’occlumencie, rien ne serait plus simple que de pénétrer dans sa tête, de savoir tout ses secrets, de moi aussi connaitre la moindre de ses pensées, la moindre de ses craintes, après tout la loi du Talion n’était elle pas de rendre ce que on nous a fait subir ; œil pour œil, dent pour dent. Je levai ma baguette face à ses yeux qu’il fronça, il lui aurait été aisé de l’attraper et de la brouiller mais il ne fit rien, mes lèvres bougèrent presque malgré moi, je sentais en moi la rage qui me poussait à agir, à prononcer la formule, à me venger, il ne suffisait que de prononcer ses 4 petites syllabes.


Créer un blog



