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12 square Grimmaurd

A l'aube de la vie

Quand le crépuscule est là, il n'y a qu'une chose espérer, l'aurore de l'aube.

(Surprise !)

Chapitre 13

le 24/08/2009 à 10h41

Chapitre 13 : L’histoire d’Edward Cullen.



 


 


Je n’arrivai jamais à m’arrêter de le regarder, j’avais encore du mal à croire que quelqu’un d’aussi beau puisses exister, je savais que cela étais en partie dû au faite que c’était un vampire et que comme tout ceux de son espèce il été doté d’une beauté envoutante pour hypnotiser ses proies, mais moi je n’étais pas hypnotisée, je t’étais accroc, je le savais, je me l’avouée. Mais comment ne pas aimer un tel être ? J’étais attirée par lui jusqu’au plus profond de mon être. Je le détaillai du regard, attend qu’il ne me parle, attendre n’était pas dans mes habitudes, je n’étais pas patience de nature, mais tant qu’Edward restait prés de moi j’étais capable de tout. Je savais que je ne devrais pas l’aimer autant, je ne le connaissais que depuis peu, nous n’étions pas même des amis proches, seulement dés que j’avais rencontré sur regard, son incroyable regard ambré j’avais été fasciné, atteinte, fichue. Jamais encore je n’avais aimé et encore moins avec une telle force, Matthew se moquait de moi à chaque fois qu’il partageait mes pensées, me trouvant ridicule, mais je ne pouvais être raisonnable, rationnelle, l’amour ne se commandait pas et le mien avait surgit sans même crier garde.


Il me jaugeait de manière mystérieuse, moi, je méditai ses paroles, « si seulement il n’y avait que ça », que pouvait-il y avoir de pire ? Pire qu’être amoureuse d’un vampire qui vous rejette ? Pire qu’aimer la perfection alors que vous n’êtes que banalité ? Il sourit, je baissai les yeux, bougonne, il se moquait, de moi, de quoi ? Cependant je ne pus m’empêcher de trouver son sourire craquant. Malgré la curiosité et l’énervement croissant je ne rompis pas le silence la première, j’attendais fixant mes pieds puis ses yeux, dans un mouvement constant et répétitif comme si le fait de rencontrer son regard me brulait, ce qui était malheureusement le cas.


-Je suis née un 21 décembre 1901 dans la ville de Chicago, j’étais le fils unique d’une famille de petit commerçant, ma mère Elizabeth a toujours eu le souci des affaires, elle était très douée, très terre à terre, mon père, Edward  Masen était tout le contraire, exubérant, dépensier, frivole, il trompa ma mère bon nombre de fois et la rendit très triste de son vivant…


Je l’écoutai, élève attentive  passionnée par son ténor mélodieux et sa débit soignée héritage d’un siècle achevé. Je ne savais pas pourquoi il me racontait tout cela mais j’écoutai, toujours avide d’en savoir plus sur lui, ennemi de mon cœur, et l’art de la guerre n’enjoint-il pas de connaitre ses ennemis ?


-…Je me jurai de ne jamais ressembler à mon père, j’étais un romantique dans l’âme, un garçon frêle, au teint maladif, mais j’avais toujours une grande capacité à cerner les gens, ce qui nous servit à ma mère et moi pour repousser les offrants en tout genre le jour où mon père nous quitta pour voyager en Europe. Il ne revint que trois ans plu tard. J’avais 17 ans, il revint avec un cadeau. Terrible cadeau. Il ne m’avait jamais rien offert de ma vie, mis à part la peur et les bleus, mais je me rappellerais toujours son présent qui changea pour toujours ma vie. En Europe  sévissait une grippe violente, sans précédente tuant des milliers de personnes dans d’affreuses souffrances, ma père en fut atteint, ma mère, amoureuse de lui comme jamais personne n’avait aimé et malgré ses infidélités , resta à son chevet, tentant de le soigner, s’endettant jusqu’au cou pour acheter des médecines révolutionnaires, des tisanes, des remèdes, mais rien ne fit, il mourut, quelques jours à peines, les premiers symptômes se déclenchèrent chez ma mère, puis vint mon tour. Maladif par nature, je fus plus sensible à ses effets, elle me foudroya littéralement, ma mère cependant fit tout pour me soigner, elle parvint à me stabiliser plusieurs jours durant, jusqu'à la venue en ville d’un médecin. Ces dernières paroles furent pour moi, bien que je ne les entende pas, néanmoins son vœu fut entendu.


Je tremblai, ce n’était pas de froid, ni de fatigue, seulement de tristesse.  Les larmes aux yeux je remarquai que lui ne pleurait pas, il racontait son histoire avec calme, sans l’apparence d’un trouble, pourtant je constatais que l’ambré de ses yeux avait foncé, que ses traits s’étaient assombris, il paraissait plus noir, plus loin encore qu’il ne l’avait jamais été. J’eus la soudaine envie de courir le prendre dans mes bras, de le protéger, de lui demander de se taire, de lui dire que je ne voulais pas en savoir davantage si cela le fessait souffrir, mais il releva brusquement la tête, m’arrêtant dans mon geste, je me contentai de plier mes jambes et de m’assoirais sur les épines jaunes tombés des sapins.


-Carlisle, fit de moi un vampire, désireux de sauver l’enfant que j’étais et de se créer un compagnon de voyage, je devins un monstre, perdant à jamais mon humanité, mon âme…


A mesure qu’il parlait, qu’il me racontait sa vie, il devenait plus noir, plus loin de moi, comme happé par ses souvenirs.


-Ma famille et moi sommes différent des autres de nôtres espèce, nous ne nous nourrissons plus de sang humains ayant renoncé à cette pratique que nous trouvons cruelle et immorale, nous avons choisis d’être humain, ou du moins d’essayer de l’être. Pourtant j’ai tué, et je ne dis pas que je n’ai jamais ressentis l’envie de m’abreuver. Parfois l’appel est plus fort quand je rencontre certaines personnes…


Il plongea son regard miel ensoleillé sur moi, mon souffle se coupa, je n’osais imaginer que je fessais de ces gens qui par leur sang l’attiraient davantage que les autres, le poussant à se contrôler davantage, à toujours à être sur ses gardes, mais je ne redoutais pas cela pour ce qu’il impliquait comme menace pour ma propre existence mais pour lui, je ne voulais pas être une source de torture ou de malheur pour lui, j’avais toujours ce besoin ridicule et paradoxale de vouloir le protéger, cela n’avait aucun sens, il était cent fois plus fort, rapide et résistant que moi, mais je m’inquiétais, l’amour n’est-il pas d’être toujours inquiet pour l’autre ?


-…Il y a cent ans j’ai ressentit ce violent besoin, cet appel, le sang de cette fille chantait littéralement pour moi, m’envoutant, me sommant de m’abreuver de lui,  j’ai résisté à cet appel, j’ai trouvé la force de combattre cet appel animal par la puissance de mon amour pour elle…


Ainsi il avait aimé, ainsi une humaine, une fille banale avait réussit à toucher son cœur et son corps de pierre, je ne savais pas si j’en étais heureuse ou profondément attristée, moi qui l’aimait je n’y arrivais pas, il me repoussait, cela signifiait-il pas qu’il n’avait aucun intérêt pour ma personne ou pis encore qu’il ne fût encore attacher à une autre par un amour imbrisable ? Je voulais déchiffrer son regard mais je glissai dessus, comme d’habitude, il était aussi froid et implacable que la glace, indéchiffrable, mystérieux, Edward Cullennien.


-Bella, un ange venu de nulle part, belle, si belle, si elle, j’en tombai amoureux, ce ne fut pas facile de résister, ce ne fut pas facile de rester prés d’elle que j’aimais mais que je mettais en danger à chacun de mes mouvements, mais on y réussit. Malgré les dangers, malgré les blessures, notre amour était plus fort que tout. Je l’épousai. Jamais je ne connus de bonheur plus grand, jamais je n’aimai autant…


Stop. C’était trop dur à entendre, je ne voulais pas savoir, je ne voulais pas connaitre davantage la tristesse et la jalousie qui montaient en moi telles  un serpent venimeux, je voulais espérer bêtement qu’il finirait par m’aimer, je voulais croire que mon amour pour lui serait un jour réciproque, je voulais continuer à vivre. Je baissai les yeux, le regarder encore, ainsi animé par son récit, par cet amour qu’il avait éprouvé et qu’il éprouvait encore mais blessais tellement que je ne craignais de me mettre à pleurer, mieux valait porter son attention sur un caillou difforme insignifiant.


-Seulement je ne devais pas la mériter, elle ne devait traverser ma vie que de manière cométiques, trop rapide, trop éblouissante, elle mourut, par ma faute…


Sa voix s’arrêta, je me risquai à relever les yeux pour observer son magnifique visage de marbre, il regardait au loin, perché avec grâce sur la branche du sapin, il regardait droit devant lui, semblant regarder le ciel là où je ne pouvais le voir. Je tremblai, il avait donc tué la femme qu’il aimait, mais comment ? Pourquoi ? Son histoire était si terrible, tant de souffrance, tant de solitude, de déception, et moi au lieu de compatir à ce malheur qu’il me relatait je jouissais, non du chagrin que je lisais sur ses traits divins, mais de la mort de cette femme, sa femme, Bella Cullen. Chanceuse petite humaine qui avait eu le droit de toucher le ciel, de s’enrober dans ses bras, de l’aimer et d’en être aimé, moi  qui devais seulement me contenter de le regarder, les deux pieds sur terre, j’éprouvais la joie malsaine de la savoir morte ; il était tellement plus simple de remplacer ce qui avait disparue que ce qui est éloigné.


-J’ai alors eu envie de mourir, de la rejoindre à jamais, c’était le plan original. Il n’est pas aisé de détruire un vampire, pourtant ce n’était pas impossible, je l’avais déjà fais. J’avais prévu de me rendre en Italie, de défier les Volturi, ils n’auraient pas supporté l’affront et auraient déchainés sur moi leurs soldats qui m’auraient éviscéré, déchiqueté en morceaux  et brulé. Une mort affreuse, douloureuse mais tellement plus supportable qu’une vie sans elle, sans son sourire, la chaleur de son corps, la beauté de ses traits…


Il en parlait avec une telle ferveur et admiration que je me pris à vouloir désirer cette femme, même morte. Je me l’imaginai sublime, dépassant de beauté les plus belles filles au monde, avec de surcroit une douceur, une gentillesse et une intelligence divine, digne d’être aimé par un homme comme Edward. Je me trouvai ridicule, comment pouvais je avoir un seul instant imaginé qu’il aurait pu aimer une fille banale comme moi, il l’avait qualifié d’ange, elle devait l’être de son vivant, moi je ne suis qu’une fille.


-Mais elle me fit promettre de ne pas mourir, de rester vivant, pour elle, pour notre enfant….


Il était père, je grimaçai, sa vie était tellement plus remplit que la mienne, et pourtant nous étions tout les deux dans la même maison, assis sur les mêmes chaises de bois, écoutant les mêmes professeurs, apprenant la même chose mais lui était père, il avait contribué à donner la vie. Soudain je me rendis compte du fossé qui nous séparait, comment pouvais je prétendre à son amour ? Je n’étais qu’une gamine ignorante dans les choses de la vie alors que lui savait tout, avait tout connu, qu’avais-je à lui apporter à part ma stupidité ? Mon ignorance ?


-…Renesmée me garda en vie durant 100 longues années, je l’élevai, la protégea, la vis grandir, quitter lentement l’enfance, rire, pleurer, changer, je la mariai, elle me donna des petits enfants, qui eux même me donnèrent des arrières petits enfants. Sa mort arriva lentement, moi qui avait tout vu et tout su de sa vie, j’entendis la mort avant qu’elle ne frappe, pourtant je n’y étais pas préparé. Ce fut terrible, vivre sans Bella était déjà dure mais sans notre fille c’était pire, je n’avais plus rien qui me rattachait à elle, j’avais peur qu’a chaque instant les souvenirs le quittes, que mon esprit si puissant n’en vienne à oublier, alors je me rappelai les thermes du contrat, j’avais survécus à Bella, j’avais élevé notre fille, je l’avais enterré, je ne pouvais que partir moi aussi. Aussitôt l’idée des Volturi me revint, mais je savais qu’a la minute où je prendrai la décision de partir, Alice, ma sœur, le verrait et m’en empêcherait quitte à se mettre en danger elle aussi, or je ne voulais pas qu’un autre Cullen autre que moi périsse, la mort ne devait frapper qu’une fois.  Et puis je n’étais pas certain qu’ils accéderaient à ma demande, mon don intéressait trop Aro…


Un don ? Se pouvait-il qu’il ait quelques pouvoirs magiques ? Non cela était génétiquement impossible, les pouvoirs magiques ou aptitudes magiques ne se transmettait que par la génétique, aussi quand un sorcier nait de parent moldus c’est que dans son ascendance il y avait un sorcier. Sa phrase m’intrigua donc, que pouvait-il être capable de faire ? Je me gardai cependant de l’interroger, son récit devait suffisamment être pénible comme ça sans qu’en plus je ne le coupe toutes les minutes.


-…L’histoire particulière d’un de notre espèce m’intrigua alors et fut pour moi une source d’espoir quant à une mort certaine, en effet ce vampire, aussi fort et agile que ceux de nôtres espèces, se retrouva plaqué au sol, incapable de bouger ni de parler, plaquer par une force invisible émanant de bâton tendus, ses hommes lui lancèrent un maléfice, le forçant à contrôler sa soif afin qu’il ne soit une menace pour personne…


-Des sorciers. Soufflais je presque malgré moi en rémanent une mèche de mes cheveux derrières mes oreilles. Il acquiesça avec un sourire inimitable.


-J’ai retrouvé cet ami, mon père et lui se connaissait depuis des siècles, il m’avait toujours bien aimé, il fut infligé par la disparition de ceux que j’aimais et de la souffrance dans laquelle j’étais aussi m’apprit-il tout ce qu’il avait découvert sur votre monde, le monde de la magie. Je n’avais qu’une obsession en tête réussir à trouver la mort, je me disais qu’avec des dons magiques on pouvait accomplir toute sorte de chose, Gregorio pensait que j’avais trouvé un nouvel intérêt à ma vie, il se trompait ce n’était qu’un leurre, une parade pour mieux disparaitre. Si je lui avais révélé ma véritable intention, jamais il ne m’aurait fait entrer dans ton univers.


Je tremblai ainsi je n’avais pas totalement eu tord tout à l’heure sur la falaise, il était ici pour se tuer, non pour aimer, apprendre, vivre mais pour mourir, je me mordis la lèvre, je n’avais jamais aimé de ma vie et voila que je m’étais éprise d’un vampire au cœur brisé, cela aurait pu paraitre risible et ridicule si ce n’était pas aussi douloureusement triste.


-Tu…Tu le veux toujours ?


Mes mots étaient hachés, ridicule sèment tremblant, démontrant ainsi par la même occasion ma faiblesse, une faiblesse qui ne résidait que par son existence. Il ne me répondit pas, se contentant de froncer les sourcils en posant les yeux sur moi, son visage semblait de nouveau dur, il sauta alors de son perchoir, et de manière beaucoup trop vite pour que je ne puisse percevoir tout ses mouvements il se mouvait jusqu'à moi, je pouvais sentir son souffle caresser le sommet de mon front, nous étions encore une fois proche, dangereusement proche pour mon cœur qui battait la chamade en se cognant dans tout les coins de ma poitrine. Le silence flotta pendant l’instant où il m’observait, ce même air que je lui avais identifié alors qu’il était sur son sapin, un air imperceptible, mystérieux, beaucoup trop sérieux, presque inquiet. Il fit alors une chose qui me désarma, il baisa la tête, un grand sourire aux lèvres riant d’une plaisanterie que je n’avais visiblement pas saisis, je ne pus m’empêcher de sourire avec lui bien que je ne sache pas pourquoi, mais il avait un si beau sourire.


-Quoi ? Qu’est ce qu’il y a ?


-Il m’est impossible de mourir maintenant…


Se contenta-t-il de répondre, le visage rieur, ses yeux or ambré reflétant de l’amusement et ne le rendant que plus attirant. Je ne compris pas sa réponse, bien sur qu’il ne pouvait pas mourir, il était immortel, que sa soit aujourd’hui ou demain  il le serait toujours, donc son maintenant était totalement dénué de sens, je serrai les dents, pourquoi fallait-il que je sois aussi ignorante ? J’avais toujours eu l’habitude de tout contrôler, de tout maitriser, jamais je ne me laissais surprendre, je prévoyais tout, mais dés qu’il avait fait éruption dans ma vie et pis dans mon cœur, je n’étais plus moi, je me prenais à rire de manière sotte en sa présence comme ces gourgandines qui tournaient autour de Matthew en battant des cils comme des pimbêches, je rêvassais en cour de manière éhonté, à un tel point que le professeur Miguel m’avait donné une retenue pour mon inattention, je bafouillais …bref j’étais ridicule. Ce qui me chagrinait le plus dans tout cela c’était que je me soupçonnais bien en deçà de la sublime beauté qu’avait du être (et qui restera toujours comme telle aux yeux d’Edward) Bella Cullen. Je lui prêtais les traits d’une déesse de l’Olympe, grande, mince mais bien proportionné, à la longue chevelure soyeuse blonde, un visage emprunt d’une grâce transcendante, des yeux de biches couleur gris glacial, un nez fins, une bouche framboise appétissante, tout le contraire de ma personne en somme. Je la voyais à l’image de Misha Malefoy, la plus belle fille de Poudlard, la plus froide aussi, divine, attirante, loin de mon mètre 60, de mes 55 kilos, de mes cheveux bruns emmêlés et de ma bouche aux disproportionnée. Je baissai les yeux moroses, cette fois il rigola à pleine gorge, rejetant sa magnifique tête d’Apollon en arrière, énervé par ma comparaison mentale, je croisais les bras et le foudroyais du regard en attendant qu’il daigne bien cesser de rire comme un goret.


-Tu n’y es pas du tout. Dit-il enfin en me regardant avec moquerie, il retenait un nouveau rire en se pinçant les lèvres. Bella ne ressemblait en aucun cas à une poupée mannequin hautaine et froide.


- Comment le sais-tu ?


Lui demandais-je incrédule, il ne pouvait pas savoir à quoi je pensais, il n’était pas légitimens, ne possédait aucune baguette magique, alors comment avait-il deviné ? Lui rigola.


-C’était ma femme…


-Ce n’est pas de sa que je parle. Comment sais tu que je pensais à elle ainsi ?


-Oh ça. Je t’ai dis que j’avais un don non ? Répondit-il avec un sourire attendrie et confiant. Je fronçai les sourcils, déçue et en colère, alors comme ça il pouvait lire dans les pensées, il savait et devait savoir toute mes moindres pensées, je me sentais trahie, violée…mes poings se serrèrent convulsèrent et ma main gauche se referma naturellement contre ma baguette magique glissé dans la poche de mon pantalon, avec colère il me suffisait de penser « mentalus expulso » pour que mon esprit ne devienne totalement impénétrable à quiconque d’extérieur à moi, une formule efficace et beaucoup plus violente qu’un simple contrôle d’occlumencie. Son effet était simple, il expulsait l’autre et lui bannissait l’accès de votre esprit.


-Je n’arrive pas à croire que tu m’ais fait sa… Lâchai-je avec déception en le foudroyant du regard, lui se massait les tempes, apparemment mon sort avait fonctionné, il s’avança vers moi, la mâchoire crispée pourtant quand il parla il semblait qu’il ne souffrait ni ne fournissait aucune effort.


-Je ne peux pas le contrôler, les pensées viennent à moi…les tiennes plus particulièrement.


-Cela ne t’excuse pas ! C’est mon esprit ! Si la première affirmation était emplit de colère, la seconde était plus du désespoir que de la haine. Je n’arrêtai pas de me ressasser tout ce que j’avais pu penser, imaginer, rêver, à mon sujet, le siens, mon futur dans lequel je nous voyais liées, c’était tellement humiliant, plus humiliant encore que le jour de mes premières règles où Matthew raconta à tout le monde que sa sœur avait taché ses draps. Non, Edward n’avait pas le droit, c’était ma vie, mon jardin secret, personne n’y avait le droit d’y pénétrer surtout lui, dans lequel il était le roi et où je ne me cachais pas de l’amour que j’éprouvais pour lui.


-Je suis désolé… Il avança encore d’un pas, tendant le bras en avant comme pour m’attirer vers lui, je reculai, décidé de ne pas lui pardonner de si tôt. Mais avec toi c’est différent…


-Différent en quoi ? Tu sais que je suis dingue de toi donc tu te crois tout permis ? Sifflai-je de colère en refusant de me laisser attendrirai par son ton désolé et son visage d’ange tombé sur la terre. J’étais blessé, il n’allait pas s’en sortir aussi rapidement, la rancune était malheureusement trop vivace pour percevoir une éventuelle sincérité, mon esprit réclamait vengeance, et il aurait été si simple de l’obtenir ; ma baguette était toujours dans ma main, je connaissais l’occlumencie, rien ne serait plus simple que de pénétrer dans sa tête, de savoir tout ses secrets, de moi aussi connaitre la moindre de ses pensées, la moindre de ses craintes, après tout  la loi du Talion n’était elle pas de rendre ce que on nous a fait subir ; œil pour œil, dent pour dent. Je levai ma baguette face à ses yeux qu’il fronça, il lui aurait été aisé de l’attraper et de la brouiller mais il ne fit rien, mes lèvres bougèrent presque malgré moi, je sentais en moi la rage qui me poussait à agir, à prononcer la formule, à me venger, il ne suffisait que de prononcer ses 4 petites syllabes.


 

Livre II

le 23/08/2009 à 14h24

Livre II : Eden  Weasley.


 


 


« L’ancien désir gît sur son lit de mort


Et la jeune passion brûle d’en hériter.


La belle pour laquelle un cœur voulait mourir


N’est plus rien, comparée à la douce Juliette.


Car Roméo aime à nouveau, il est aimé,


Ces deux regards se sont ensorcelés l’un l’autre,


Mais lui croit ennemie la dame qu’il implore,


Elle à un âpre fer vole l’appât d’amour.


Tenu pour ennemi, il ne peut la rejoindre


Pour murmurer ces vœux que forment les amants.


Elle, non moins éprise, elle sait moins encore


Où rechercher l’objet de sa très neuve ardeur.


Mais l’amour les soutient, le temps est leur complice,


Ils modèrent leurs maux d’immodérés délices. »


Acte II, Prologue.


Roméo et Juliette


Shakespeare.


 

Chapitre 12

le 22/08/2009 à 09h45

Chapitre 12 : Foutue attirance



 


Je n’arrivais plus à bouger, que c’était-il passé ? Avais-je reçu un éclair qui m’avait paralysé ? Non cela était un possible, même un éclair aussi puissant soit-il ne pouvait pas m’assommer, j’étais plus fort que ça, et pourtant là je ne pouvais plus faire un mouvement, j’étais paralyser, dos contre terre, crâne contre l’herbe. Je tendais l’oreille, cherchant à comprendre, si j’étais immobile je gardais néanmoins mes sens, alors je l’entendis. Lente, douce, inquiétante, inquiétée, le son d’une respiration haletante, l’odeur de son sang était son pareil, unique, miens ; Eden. Alors je su, je n’avais pas reçu d’éclair ou de signe céleste, elle ‘m’avait pétrifié, je ne savais pas encore pourquoi mais elle l’avait fait. Une ombre se pencha vers moi, sa magnifique tête me cachant la lumière, ses traits étaient tirés, en colère, ses mains étaient sur ses hanches, elle fronçait les sourcils.


-Edward Cullen, vous n’êtes qu’un grossier personnage…


Oui elle était en colère, pourquoi ? Avait-elle entendue ce que j’avais dis, mon dieu faite que non, je ne tenais pas à lui faire cela, ni même à lui avouer que je l’aimais, tout cela était au dessus de mes forces.


-Je croyais que tu chassais ? Chassais quoi ta bêtise ? Il y a une tempête qui se prépare et toi, toi tu es là au bord du précipice à attendre que la foudre ne te frappe, mais cela ne va pas dans ta parfaite petite tête ?!


Oh ce n’était que cela, elle avait cru que je voulais sauter et me tuer, parfois même aussi intelligente qu’elle était, elle ne réfléchissait pas beaucoup ! Mon rire s’étrangla dans ma gorge, je ne pouvais ni parler ni bouger mais l’envie de rire était là.


-Tu es vraiment égoïste, tu crois que je… qu’on se serait senti comment si tu étais…mort !


Elle s’arrêta, sans doute venait t’elle de comprendre sa bêtise. Elle fit un mouvement, s’éloignant un grands pas, je l’entendais à ses pensées folles qui s’éloignaient, je pus retrouver ma mobilité, je restais encore un moment allongé, en vérité je ne savais pas quoi faire, devais-je courir après elle, la laisser seule, répondre à son action, lui en demander la signification, j’étais perdu.


« Stupide, stupide, stupide. Comme s’il pouvait mourir, dés fois je ferrais mieux de passer sous un hippogriffe plutôt que dire des bêtises pareils. Mais où est ce satané sombrals, je ne retrouverais jamais le chemin de l’école, je vais mourir dans la forêt pour avoir sauvé un vampire suicidaire qu’i n’a rien à faire de moi. Stupide. Stupide. »


L’écouter se molester aurait pu être marrant si je ne me sentais pas aussi coupable de la peine et de la colère qu’elle ressentait, chacun de ses sentiments, ses craintes, ses pensées les plus intimes m’étaient connus, non seulement celles qui parvenaient à son conscient mais également celle qui perlait son inconscient, je savais tout d’elle, de son enfance malheureuse à ses souhaits, de ses rêves dans lesquelles j’apparaissais dorénavant à ses cauchemars où j’étais là aussi le principal protagoniste, jamais je n’avais entretenu un tel lien psychique avec une personne quelle soit humaine, vampire, loup ou gnome. J’étais Eden. Je ressentais ce qu’elle ressentait, la comprenant mieux que quiconque. Le flux de pensée intarissable que j’avais saisis les premières fois que nous étions en compagnie l’uns de l’autre n’étaient pas seulement le mélo de son esprit mais bien tout son être, comme si nous ne fessions qu’un, une connexion qui se rompait toujours quand Matthew était dans les parages. Or ce lien particulier que j’entretenais avec elle sans qu’elle ne le sache elle-même me poussais toujours à lui épargner la peine, la colère, le ressentit, et tout ces sentiments blessants, je ne voulais que son bonheur, bonheur qui procurait par extension le mien, cela n’avait aucun rapport romanesque, mes paroles n’étaient pas sur jouées, elles mesuraient avec véracité ma profondeur de ce que je vivais, ma vie c’était elle, sa vie c’était moi.


« Il va me prendre pour une folle accroc à lui. Déjà que je bave littéralement devant chacun de ses mouvements, c’est foutus maintenant, je ne pourrais plus jouer la cartes de l’amitié… »


Tristesse, colère.


« Il va m’en vouloir »


Crainte.


« Il ne voudra plus de moi, pas après ça… »


Panique, dévastation, regret, souffrance.


« Pourquoi a-t-il fallut que sa soit lui ? »


Colère, haine, amour. Amour, terrible sentiment en soit, elle m’aimait, plus que je ne le voulais, plus que paradoxalement je l’espérais, elle m’aimait, l’avouait, le pensait et cet amour la blessait, elle aimait pour la première fois et elle souffrait par cette faute. Encore la mienne, toujours la même vieille histoire, à croire que j’étais maudit, à croire que je condamnais chaque personne qui m’était chère à souffrir, à payer le prix de la tristesse, la peur, la souffrance juste pour m’avoir côtoyé, frôler le chemin tortueux de ma vie. J’étais le malheur. Eden n’était pas la première à en faire les frais. Et pourtant tout comme moi elle espérait cette douleur, elle l’éprouvait avec délectation parce qu’elle lui montrait combien j’étais important dans sa vie, combien elle m’aimait. L’amour, tellement paradoxale comme sentiment, mélange d’orgueil, de masochisme, de désir, de craintes, finalement il n’y avait amour que dans le mot, jamais rien n’était simple, il fallait souffrir pour aimer et aimer pour accepter de souffrir. Deux notions étroitement liées, embrassées pour éprouver l’attachement humain, moi qui ne l’étais pas il me brulait pourtant au plus profond de mon être.


« Edward »


Entendre mon nom prononçait par elle était d’un tel délice, une oasis en plein désert, le pain sauvant le mourant de la faim, ce n’était pas la première fois qu’elle m’appelait mais jamais avec autant de désespoir, d’amour, de ferveur, même si ce n’était qu’en pensée je pouvais ressentir tout ce que ce simple prénom éveillait en elle, je pouvait l’éprouver et c’était merveilleux. J’étais égoïstement heureux, je voulais qu’elle souffre encore pour pouvoir lui réentendre dire, je voulais qu’elle pleure pour moi, je voulais qu’elle soit mienne. Je l’entendis tomber les deux genoux à terre, la perception était tellement forte et la sensation de son jean contre la terre humide tellement présente que je pouvais presque me l’imaginer, les mains serraient contre ses genoux, elle suppliait une étoile invisible. Je fis quelques pas en avant, quittant enfin ma léthargie. Si je l’approchais, je ne la mordrais pas, je ne l’avais jamais fais, je ne le ferrais pas aujourd’hui. Son sang me donnait toujours autant envie, il était d’une odeur délicieuse, rare, parfaite, mais je savais que je ne la mordrais pas, je savais que le monstre en moi ne serait pas assez fort pour me pousser à lui ôter la vie, comment je le savais ? Tout simplement parce que je l’avais déjà fait.  Encore un pas, un virevoltement, je pouvais aller plus vite, je pouvais le rejoindre en une seconde si je le désirais, si j’en avais le courage, mais j’espérais qu’elle ne se leva, que son sombral ne vienne la rechercher, qu’elle s’envole, me laissant seul avec mon envie d’elle. Mais cela ne ce passait pas ainsi, le scénario ne se déroulait pas seulement mes envies, il se contentait d’exister.


« Edward. »


Un nouvel appel, un nouveau cri du cœur, un murmure adressait au fond, inconsciemment tourné vers moi. Un cri qui m’attirait inexorablement vers elle, comme attiré par des liens invisible, un autre pas, puis un autre, encore un autre, je n’étais plus qu’a quelques mètres, son odeur m’appelait déjà, suppliant de la rejoindre, je fermai les yeux, parfois la raison devait être tue au profit du cœur, je ne le fessais que très rarement mais aujourd’hui j’en avais marre de lutter.


Je ne pris pas la peine d’annoncer ma présence, j’avançais, imnobulé par les courbes de son dos, attiré par elle, comme un affamé par un met délectable longtemps attendus, avais-je honte de cette comparaison ? Non pas le moins du monde, elle était ma vie. J’avançai encore jusqu'à à être tout proche, elle ne me voyait pas encore, ne me sentait pas encore, je n’avais pourtant qu’à tendre la main pour effleurer ses longs cheveux bouclés. La pluie continuait à tomber doucement, comme suivant la symphonie d’un compositeur de génie, elle avait des accents désespérée, où était ce moi qui lui en prêtais ? Un autre pas. Un autre geste, une autre pensée. Mon souffle caressa ses cheveux, elle se redressa légèrement, rentrant son abdomens, elle m’avait sentit. On ne bougea pas, je n’avançai plus. Elle ferma les yeux, inspirant un grand coup, pas de manière brutale juste soulagée, presque résigné, elle n’avait pas peur ou en tout cas pas de ce qui aurait dû l’effrayer.


« Il va me demander de partir, de sortir de sa vie. Qu’importe si moi je l’aime, il va me dire de m’en aller. Et si je ne veux pas ? Hein Edward si je ne veux pas ? »


Sans que je le veuille vraiment mon bras se tendit, ma main, tremblante toucha le pull en laine recouvrant son épaule, je la pressai doucement, elle expira, durement cette fois-ci avec douleur, son cœur se serrait de chagrin, d’attente, moment suspendu durant lequel les accents mélancolique d’un violon aurait pu accompagner la beauté. La pluie mouillait ses cheveux, les rendant plus foncés, humidifiant sa nuque délicate, fessant frissonner ce corps de  femme, alors j’eu envie d’embrasser la pluie, dans ma tête se rejouer les accents magnifiques d’Yiruma, sa musique se prêtait tellement à cet instant. Mais étais ce réellement la pluie qui la fessait frissonner ainsi ou étais mon contact ? Je retirai ma main abruptement, sans doute trop rapidement.


-Pourquoi ? Sa vie était un murmure, elle ne se retournait toujours pas. Je n’eus pas besoin qu’elle complète sa question, je savais, je connaissais chacune de ses pensées.


- Tu vas avoir froid si je te touche trop longtemps.


« Il ne peut bien sur ne pas savoir le feu qu’il déclenche en moi à chacun de ses geste, chacun de ses touchés, il ne peut imaginer à quel point l’amour que j’éprouve pour lui mon consume. Dieu que je suis sotte d’aimer ainsi cet inconnu pourtant il semble que c’était lui que mon cœur attendait… »


Je me sentais coupable d’entendre ses aveu informulés, jamais elle n’aurait voulut que j’entende sa, jamais je ne me serais permis de les entendre mais avec Eden il était impossible de bloquer ses pensées, comme si mon esprit était toujours obliger d’écouter le sien. Je fermai les yeux, je la sentis se lever, je l’imaginai me faire face.


« Pourquoi dieu a-t-il mit sur terre tant de beauté si ce n’est pour y gouter ? «  Cita t’elle, elle me contemplait du regard, je vis mon visage dans son esprit, sensation peu désagréable quand c’était elle qui se prêtait à cet examen, à ces yeux j’étais beau mais pas seulement, j’étais attendus, redoutés, aimer, détester, pour elle j’étais tout ce qui existais. Y avait-il plus beau sentiment. Je rouvris les yeux, elle n’était qu’a quelques centimètres, nos souffles se touchaient, ils semblaient danser l’un avec l’autre, engagé dans une valse qui nous étaient interdits, mon regard plongea dans le sien, elle me jaugeait, attendait que j’agisse, sans lire ses pensées je savais ce qu’elle attendait, son corps parlait pour elle, reprenant un langage vieux comme le monde, elle fit un pas, réduisant ainsi un peu plus la distance qui nous séparait, je refermai les yeux un instant, je n’avais pas besoin d’éprouver son envie pour la partager, l’embrasser étais une possibilité, une possibilité tellement tentante, mais qui m’étais interdite, je ne pouvais faire cela, pas encore, pas tant que je l’aimerai que par analogie, cela aurait été injuste envers elle, et Eden n’était pas le genre de fille qu’on pouvait blesser, elle méritait tellement mieux qu’une seconde place. Quand je rouvris les yeux, son nez était posé contre le mien, sa joue caressait lentement la mienne dans un mouvement câlin, tant de tendresse transparaissait, tant d’amour, ses mains, restaient jusqu'à présent le long de son corps se levèrent  petit à petit, passant autour de ma nuque, si je ne fessais rien, il serait trop tard, je l’embrasserai et le rejet n’en serait que plus terrible. Elle entrouvrit les lèvres, son souffle caressa mes sens, une odeur suave, tentante, chaude, vivante pour moi sang-froid, la chaleur de son corps m’envahissait, elle était tellement belle, tellement humaine. Une de mes mains glissa le long de son buste pour emprisonner sa taille, geste tendre, geste d’amant, longtemps imaginé, tant désiré, trop refoulé, elle sourit avec confiance, confiance que démentait son cœur battant la chamade, j’entendais en moi les grondements impatients du monstre et de l’homme, le monstre, désireux plus que jamais de la gouter, l’homme , de l’embrasser. Mon autre main monta au dessus de ses épaules, se posa sur sa joue lisse et blanche, elle ferma les yeux, se mettant sur la point des pieds, m’offrant ses lèvres.  Si j’avais  été humain, si je n’avais jamais été marié, si je n’avais jamais aimé comme je n’avais aimé, si je l’aimais seulement elle, je l’aurais embrasser, j’aurai cédé, mais son cœur si jeune, si beau, si frais ne méritait pas qu’on le brise avec cruauté et sadisme dont elle citait à l’instant les préceptes, elle méritait d’être aimé autant qu’un cœur plein et jeune pouvait se le permettre, d’être aimé entièrement, moi je n’avais que la moitié d’un cœur à lui offrir, l’autre enterré à jamais dans les limbes.  Je soufflai doucement sur ses lèvres avant de poser les miennes sur son front, mettant toute la tendresse que j’éprouvais pour elle dans ce baiser fraternel, amical, j’avais été lâche, j’avais fuis. Elle soupira de déception, rouvrant les yeux alors que je m’écartais d’elle. Ses joues étaient rosées, ses yeux humides, ses lèvres rosées mouillés par la pluie tombantes étaient encore ouverte, déçues de ne pas avoir rencontré les miennes.


-Je ne suis pas celui qu’il te faut Eden.


Une larme roula sur sa joue, elle  baissa immédiatement la tête, me cachant l’accès de ses yeux merveilleux.


-Jolie manière de me dire que je ne te plais pas. Rétorqua t’elle avec  une voix désabusé, elle était blessé par mon refus, elle pensait que je ne la désirais pas que je n’éprouvais rien pour elle si ce n’est qu’une basique amitié, folle qu’elle était, elle ne pouvait pas savoir combien je l’aimais. Je pris son menton dans une de mes mains et la força à me regarder, ses yeux étaient brillant de larmes, elle essayait de me sourire pour me montrer que cela n’était rien, mais justement cela n’était pas rien. Elle tremblait de froid, de colère aussi contre elle-même, je retira ma veste que je lui déposai sur ses épaules, puis je passai un bras autour de ses épaules, la ramenant contre mon torse, elle soupira, je ne su si s’était de joie ou de tristesse, ces deux sentiments trop ancrés en elle, je l’attirai sous le couvert des arbres, là où la pluie ne passait que par gouttelette, là, contre le tronc épais d’un vieux sapin je m’appuya, elle m’interrogeait du regard, se demandant ce que je voulais lui dire, elle m’imaginait déjà en train lui servir un discours sur l’amitié avec une belle phrase dans le genre « mais on reste ami », ou encore « tu es comme une sœur pour moi », mais même pour la préserver de moi je ne pourrai jamais lui mentir, j’étais trop faible pour ça, je me contenterai de lui dire la vérité, peut-être qu’après elle ne voudrait plus de moi.


-Sais-tu au moins qui je suis ?


-Edward Cullen, un vampire dont je n’ai pas peur.


-Si seulement il n’y avait que ça….


 

Chapitre 11

le 16/05/2009 à 20h07

Partie 2 : L’aube


 


 



Chapitre 11 : Je l’aime mais pas autant que je t’aime.



                                                      


 


 


Vivre 24 heures sur 24 permis des humains n’étaient pas la chose insupportable que je m’étais imaginer, avant je ne me mêlais jamais à eux, préférant rester en sécurité auprès des miens qui me comprenait mieux que quiconque, puis il y avait eu Bella alors j’avais appris à m’humaniser pour l’approcher, pour ne pas éveiller ses doutes, mais elle avait finit par découvrir qui j’étais et alors ce fut comme si elle fessait partit des nôtres, je ne l’avais jamais considéré comme un humaine ennuyeuse et vaniteuse, contrairement aux autres de son espèce, peut-être parce que je n’avais jamais eu l’occasion de lire dans ses pensées, le mystère de cette incapacité me trottera d’ailleurs toujours en tête… Mais ici à Poudlard ma misanthropies semblait disparaitre voir même se muter en philanthropie naissante, je ne savais pas si s’était du à la magie de cette école et des gens qui la peuplait ou à la compagnie des  Weasley.  Si je m’étais interdis d’approcher de trop Eden, je m’étais vite rendus compte que cette interdiction faite à moi-même était ridicule et impossible à tenir, premièrement parce qu’elle me servait de guide, deuxièmement parce qu’on ne pouvait aisément être distant et méchant envers une fille aussi gentille et douce qu’elle et troisièmement je me savais épris d’elle, terriblement épris. Je ne l’avais bien sur pas voulus, j’aurais tellement préféré qu’elle ne fusse qu’une simple ami, ma confidente, mais non, il avait fallu que son sang m’attire autant que son visage, que son odeur m’enivre autant que le son de sa voix et que ses yeux m’hypnotise autant que sa présence, j’étais fous d’elle, et malgré les punitions sentimentales que je m’infligeai en passant des nuits entière à regarder mon album de la famille que j’avais formé avec Bella, je n’arrivais pas à la sortir de ma tête, à tel point que j’espérais chacune de ses paroles ou de ses actes dirigés vers moi.


Ce midi encore je jouait la comédie, bien que toute l’école sache ma véritable nature, il valait toujours mieux se fondre dans la masse, continuer à faire semblant que de se faire remarquer inutilement, j’étais donc assis  à la table des Gryffondor, ma maison d’adoption, celle d’Eden, qui mangeait d’ailleurs avec gaité, une main agrippant une cuise de poulet dont elle arrachait la peau de manière quasi bestiale avec ses petites quenottes blanches et l’autre tenant un épais livre sur la métamorphose, elle discutait en même temps avec sa cousine aux quatrième degrés, l’arrière petite fille du directeur, Méandra Potter. Pour  ma part j’essayais de ne prendre part aux blagues de Matthew Weasley mais ce n’était pas aisé, quand mon regard et mon intention était sans cesse porté sur la sœur jumelle de ce dernier, qui d’ailleurs avait très bien remarqué mon manège.


-Il ya tellement de fille mignonne et folle de toi dans cette école mon pote, pourquoi te focalises tu sur mon horrible sœur ? Me demanda t’il avec un sourire amusé tout en mordant distraitement dans un beignet de calamar bien gras et qu’il avait trempé dans du ketchup, je  retins une grimace de dégout ; les humains mangeaient vraiment des choses infectes, surtout quand ils mangeaient de la nourriture aussi industrielles.


-Eden n’est qu’une amie. Protestai-je en posant un regard froid sur le visage fin et carré de mon ami. Matt était brun tout comme sa sœur ses cheveux avaient des reflets cuivré, mais à sa différence ses yeux étaient ronds, et d’une bleue mer, ils ne se ressemblaient que quand ils souriaient et par leurs étonnantes complicité, pour le reste on aurait dit d’eux des cousins tout au plus.


-Mais oui… Il n’insista pas, même si nous nous connaissions que depuis quelques semaines, il avait apprit à comprendre que je n’étais pas le genre de personne à contrarier, indépendamment du faite que j’étais un vampire. Il reposa son beignet et se tourna sur le banc pour appeler sa cousine. Hey Mea ! La deuxième année aux longs cheveux roux foncés et aux yeux marrons profond s’interrompit dans sa discussion avec sa cousine pour fixer l’interpellant, un jour Matt m’avait confié qu’elle était le portrait craché de sa grand-mère et qu’é ce titre elle était la préféré de la famille pour notre directeur, ce qu’il vivait comme une injustice, lui fervent admirateur de l’époque de son grand oncle. Tu penses comme moi qu’Ed a un faible pour Ed’ n’est ce pas ? 


Je résistai à l’envie de lui donner un grand coup de coude dans les cotes de peur de ne le tuer sur le coup, c’était vraiment un enquiquineur de première, je levai les yeux vers Eden, queta           nt sa réaction, comme moi elle semblait énervé, et comme moi à la fois désolé, elle soupira et supplia du regard sa cousine de ne pas répondre. J’aurai donné cher pour savoir ce qu’elle pensait en cet instant, mais cela m’était impossible. Si en temps normal je pouvais lire dans les pensées d’Eden, je ne le pouvais plus une fois que son frère était avec elle, comme si à eux d’eux ils formaient un bouclier capable d’arrêter mes dons, Eden disait pour rigoler que Matthew et elle ne possédait qu’un cerveau pour d’eux ou encore que son frère avait besoin du sien pour exister, je ne savais pas quelle était l’explication mais en tout cas c’était fascinant.


- Tais-toi et mange au lieu de dire des bêtises Matt ! Répliqua avec autorité la petite rouquine alors qu’elle avait 4 années de moi que son ainé, ce dernier ouvrit et referma la bouche partagé entre l’outrance et la curiosité, puis finalement décida de se taire en rencontrant un de mes regards peu amène. Je soupirai, étais-ce donc aussi transparent que cela que j’aimais Eden ? J’espérais que non. J’avais écris une bonne dizaine de fois à Alice depuis mon arrivé pour avoir des nouvelles de mon futur, pour savoir si elle y voyait Eden, mais à mesure que le temps passait elle ne voyait que du noir me concernant, comme si je n’avais pas, ou plus de futur, ce que je savais impossible étant immortel, elle ne voyait pas non plus Eden, ce que je ne savais interpréter, étais ce parce qu’elle ne conterait finalement pas dans ma vie ou parce qu’elle aussi échappé aux visions de ma sœur ? Je n’osais espérais l’une ou l’autre des éventualités, je me contentai de vivre, la première fois depuis longtemps d’ailleurs.  Je me pris à contempler Eden, encore, toujours, irrévocablement, sans prendre garde aux autres, juste pensant à elle, la regarder, l’imaginer prés de moi, rien n’était plus grisant, rien n’était plus beau, elle capta mon regard, ses grands yeux marrons me détaillant, nous restâmes à nous regarder, le temps d’un instant, je n’aurais pas pu dire combien de temps dura cet échange, je n’arrivais même pas à savoir ce qu’il signifiait, soudain elle eut un sourire et détourna les yeux, pour reporter son attention sur son livre, mon cœur figé dans le temps eu un raté imaginaire et mes pensées s’affolèrent chargeant interpréter l’intensité de ses yeux, l’expression de son visage, la manière dont elle m’avait sourit….


« Ridicule ! »


Je sursautai, une habitude décidément ces temps-ci, ma cuillère tomba à terre avant que je ne puisse l’attraper.


« Tu m’as oubliée Edward, comment as-tu pu ? Moi qui suis morte à cause de toi. Je t’aimais » Sa voix était pleine d’accents d’une tristesse que je n’avais jamais entendue, n’avais jamais voulu entendre, Bella, non, ne penses pas cela mon amour. Je me levai d’un geste rapide repoussant le banc, tout les regards se levèrent vers moi, j’attrapai mon livre laissé sur la table.


-Où vas-tu ? Me demanda avec un air détaché Matthew, posant la question muette que sa sœur m’interrogeait du regard. D’ailleurs ce fut à elle que je répondais plutôt qu’a son émetteur qui continuait à manger tranquillement.


-Je… J’ai besoin de chasser. Entre autre chose, j’avais surtout besoin de m’écarter de l’école, d’Eden, de me la sortir de la tête, même si c’était impossible, il fallait que je prenne du recule, je ne pouvais me permettre de délaisser la mémoire de ma femme, mon jardin gardait ses yeux posés sur moi, j’y lisais de la peine, non, elle ne devait pas s’attacher, pas elle, je ne voulais pas la corrompre, je ne devais pas faire les même erreurs qu’avec Bella, je pouvais l’aimer, mais elle, ne le devait pas, je ne devais qu’être Edward, le fidele ami.


-Ah d’accord. Elle baissa les yeux, rabattant ses longs cheveux bruns devant son visage, se penchant dans son livre, son petit nez en  touchant presque les pages. Tu vas rater le cour de Londubat.


Je n’étais pas un fan de botanique, elle non plus d’ailleurs mais je savais qu’elle avait dit cela pour essayer de me convaincre de ne pas partir, de ne pas la laisser seule durant cette journée. Mis à part Matthew, Eden n’avait pas beaucoup d’ami, j’étais pour ainsi dire le seul qu’elle n’eut jamais eu à Poudlard, elle m’avait d’ailleurs plusieurs fois avouée, de manière involontaire dans ses pensées.


-Oh Ed’ arrête, tu le couves comme une maman, ce n’est pas un enfant si tu ne l’avais pas remarqué !


Eden lança un regard noir à son frère puis reprit sa lecture, je leur adressai un « a plus tard » dans un murmure, elle ne me répondit pas, elle ne releva pas la tête, je l’entendis seulement soupirer alors que je passais la porte de la grande salle, perceptible murmure malgré le brouhaha ambiant.


Je gagnai avec dextérité le calme apaisant des jardins extérieurs, le calme, c’était tout ce don j’avais besoin, je me mis à courir, l’entement d’abord, à rythme humain, puis plus vite, toujours plus vite à un tel point que je ne fus même plus perceptible pour quiconque n’avait pas une vision de 100 mouvements à la secondes, la fraicheur et l’ombre des bois m’accueillit, la foret, fidèle protectrice de ma sérénité, j’entendais des animaux rampaient, se cacher, se terrer pour m’échapper, le jappement d’un renard, le gazouillement des oiseaux, la beauté de leurs envols précipitaient, mais ils n’avaient rien à craindre, je ne chasserai pas aujourd’hui, je n’en éprouvais pas le besoin, je voulais simplement gagner cette orée boisée qui donnait sur les falaises, j’avais besoins de sensation, même si j’en étais plus capable, je voulais nager, regagner l’Amérique à la nage, j’en étais capable, cela ne m’effrayait pas, le seul risque était que je ne me fasse repéré par un bateau humain ou par la police douanière, je ne mourrais pas de soifs, de fatigues, je ne mourrais jamais….Je pensais à Eden, que ferrait-elle si je disparaissais sans lui dire au revoir ? Si je partais tout simplement, sans me retourner, sans la regarder ? J’osais espérer qu’elle serait triste mais qu’elle s’en remettrait, je ne voulais pas croire en l’amour que je lisais en elle, elle ne devait pas m’aimer, si seulement elle connaissait le monstre que j’étais, elle ne m’aimerait surement pas et alors j’aurais le cœur et la conscience tranquille.


Eden, je ne pouvais passer une seconde sans penser à elle, même quand comme maintenant je courrais pour m’en échapper, virevoltant avec habileté entre les branchages et les lourds troncs d’arbre, elle m’était beaucoup trop présente pour me quitter comme si elle était moi, comme si elle m’appartenait, et à plus je me rendais compte de ce lien qui m’unissait à elle, plus je perdais celui qui m’avais rattaché à Bella. J’essayais de combattre cette fatalité, je le voulais, mais je ne le pouvais, comme si le temps conjuguait ses efforts aux sentiments naissant que j’éprouvais pour Eden et qu’ils me fessaient oublier l’amour que j’éprouvais pour Bella, notre fille, ma vie passée. Plus rien ne comptait depuis que j’étais à Poudlard, plus rien mis à part Eden, je vivais, je pensais, j’étais, par et pour elle, une obsession, une raison de vivre, ou raison d’essayer d’être humain, je n’avais plus envie de mourir, je voulais vivre. Carlisle me répétait dans ses lettres que c’était normal, que je ne fessais rien de monstrueux, que la nature humaine n’était pas faite pour se satisfaire du malheur, pour se complaire en son sein, qu’elle cherchait toujours le refuge du bonheur, de l’amour, même quand on a aimé passionnément, mais je n’étais pas humain justement, ne devais-je pas rester fidèle comme tout ceux de ma race ? En effet quand un vampire aime c’est pour la vie, quand il trouvé la bonne personne, celle pour qui l’univers prend un sens, le reste du monde s’efface (reste seule la chasse), et la fidélité qui nous unit reste vivace jusqu'à la mort, nous poussant à venger ou suivre l’être cher perdu, on ne se contentait pas de survivre à la perte, on la compensait jusqu’au moment de la faire disparaitre par notre propre mort… Et moi, moi qui fut marié et qui aima passionnément, à la folie, réellement, je survécus à sa mort, d’abord par amour, désireux de tenir la promesse que je lui avais fait, puis par dépit, et maintenant par espoir. L’espoir de l’aimer comme je l’avais aimé, d’être aimé comme elle m’avait aimé, de retrouver ce bonheur, cette chaleur, de vivre et d’éprouver.


J’arrivai enfin, je ralentis, retrouvant vitesse humaine, mais ne perdant pas la grâce de mes mouvement, la brise marine me chatouillait les narines, valsant dans ma chevelure, me fouettant le visage, j’approchais lentement, petit à petit la lumière apparue, clair, lumineuse, éblouissante par constate ave l’obscurité dense de la foret, le ciel était gris, nuageux, un orage se préparait surement, je le sentais, devant moi le ciel semblait couper la terre, j’avançai encore, jusqu'à ce que mes pieds ne touche le bords du précipice, je fermai les yeux sans un regards pur la houle qui se fracassait contre les roches aiguisées de la falaise. Mes bras s’ouvrirent presque malgré moi, tel un oiseau désireux d’éprouver la force du vent je me penchais un peu en avant, me mettant sur la pointe des pieds, entrainés par le vide, oppressant attirance, tentante aussi.


-Que dois-je faire Bella ?


Je murmurai, je ne savais pas à qui ni pourquoi je m’adressai ainsi au vent et aux vagues verdâtres de la manche, mais je parlais, interrogeant la nature, y voyant le tumulte de mes sentiments intérieurs, je ressemblais à ce voyageur contemplant une mer de nuage mais je n’étais pas un voyageur et ma mer n’était que fracas et trouble, contraste de beauté et de danger, sauter, contempler, que faire ? Mon inconscient s’était tu, il ne parlait plus quand j’étais seul, la voix de Bella récrée par mon esprit ne se manifestant que quand j’étais prés de l’oublier, de la trahir, quand je pensais trop à Eden, quand montait en moi l’envie de la toucher, la serrer, l’embrasser. J’avais envie de crier, crier au monde ma peine, ma colère, mon désespoir.


-Bella…


Mais je ne fessais que murmure, n’arrivant pas à accepter mes sentiments, n’arrivant pas à les laisser sortir, les contrôlant toujours quitte à finir par éclater, je ne voulais pas me laisser aller, je me l’étais longtemps interdit, pour Nessie, pour mon cœur, mon être, mais finalement n’avais je pas laisser suppurer la plaie ? La croute n’était-elle pas jaunâtre de regret ? Je n’avais toujours pas fais mon deuil, je n’avais pas fleuris la tombe de femme, je ne lui avais pas dit adieu, et je pensais pourtant déjà à une autre, et quel autre, un ange, la perfection, un double d’elle, tant par le cœur que par le corps, une nouvelle Bella.


-Je l’aime tu sais…


C’était peut-être ça dont j’avais besoin, faire le vide, faire le deuil, lui expliquer et être en paix, je savais que Bella avait toujours voulut mon bonheur comme moi j’avais toujours voulut le sien, préférant ne plus être dans sa vie, la quitter si cela pouvait la rendre heureuse, me sacrifiant pour elle, si je lui expliquais qui était Eden, pourquoi je l’aimais et comment je l’aimais peut-être alors que mon esprit me laisserait en paix, cesserait les tourments, m’autoriserait à respirer.


-J’ai essayé de la repousser, de ne pas l’aimer, mais elle est têtue, elle te ressemble tu sais. Parfois elle me rappel combien j’étais heureux avec toi. Elle a les mêmes cheveux que toi, le même sourire, cette même façon de remettre ses cheveux derrière les oreilles. Elle est tellement intelligente, et drôle, quand elle me parle j’ai toujours l’impression d’être indigne d’elle, de ne pas mériter pareil cadeau de la vie, encore une fois. Oui je l’aime. Je ne te mentirai pas mon amour, jamais je l’ai fais, je ne le ferrai pas aujourd’hui…


Un éclair, fracassant le silence de la houle, j’ouvris les yeux, admirant le ciel, en acceptant l’augure, il était violet par endroit, gris pour la plupart de son soule, le vent se fessait plus fort, la mer plus agitée, bientôt il pleuvrait.


-Je l’aime parce qu’elle me rappels à toi, je l’aime parce qu’elle te ressemble, je l’aime parce qu’à travers sa jeunesse je retrouve la tienne, nos premiers moments passés ensemble, je l’aime mais pas autant que je t’aime.


La pluie gicla du ciel, d’abord doucement puis de manière plus drus. Des gouttes tombèrent sur ma peau lisse, léchant les sillons de mon front pour glisser sur l’arcade de mon nez, mes paupières, symbolisant les larmes que je ne pouvais verser. Je refermai les yeux, honteux de regarder en face le ciel après cet aveu, mon corps tomba en arrière, entrainé par un poids invisible, j’essayais de me débattre de résister mais c’était peine perdue, je tombais, bientôt ma tête rencontrait l’humidité de l’herbe verbe, l’eau mouillait mes vêtements, que c’était-il passé ?


 

Chapitre 10

le 02/05/2009 à 12h12

Chapitre 10 : Il faut souffrir  pour vivre.



 


Le soleil touchait doucement les montagnes entourant le château, bientôt ses éclats arriveraient aux fenêtres des écoliers ce qui aura pour effet de les tirer de leurs sommeils bienfaisant, heureux étaient-ils de pouvoir bénéficier du sommeil, moi qui n’était pas juste, je n’en avais pas l’usufruit.


Une immense porte en fer forgée s’imposait devant moi, mélange de travail humain et magique, grande de quartes mètres, larges de 3, une immensité à la hauteur de l’édifice de Poudlard, les deux portes s’ouvrirent à un geste de la main du Directeur, je crus qu’il ne possédait quelques pouvoirs mentaux mais je me rendis bien vite compte qu’il tenait sa baguette en main, comme tout semblait plus facile avec une baguette magique.


- Détrompe-toi, rien n’est plus facile ! Tonna le directeur en avançant d’un pas rapide dans son long couloir pour se diriger vers un massif escalier en pierre qui permettait d’accéder à plusieurs étages. Je le regardai avec surprise, comment avait-il pu lire dans mon esprit, je ne connaissais que deux personnes capable de faire une telle chose, j’étais une de ces deux personnes, l’autre était en Italie, il sembla remarquer mon étonnement mais il se contenta de répondre que la magie pouvait de grandes choses mais pas toutes les choses.


Le bureau directorial se situait au deuxième étage, les couloirs étaient désert à cette heure de la mâtiné, les élèves ne se levant seulement ou déjeunant tranquillement dans la grande Salle, une immense pièce de 10 mètres de long ou quartes grandes tables symbolisaient les différentes maisons, j’avais même lu dans l’histoire de Poudlard que le plafond de cette salle avait été crée spécialement pour reproduire fidèlement le temps du dehors, j’avais vraiment hâte de voir ceci, même si je ne connaissais pas la nécessiter de manger, du moins dans le sens où l’entendait les humain, le vide des couloirs nous avez permis d’arriver assez rapidement à ce  deuxième étage. Chaque couloir, chaque mur était exceptionnels, il me semblait avoir vu une armure faire un petit tour, un fantôme traverser un mur ou encore plusieurs tableaux discuter entre eux, tout cela était tellement improbable et pourtant je ne rêvais pas, cela j’en étais certain. Harry Potter avait laissé flâner un peu derrière lui, qui pressé d’arriver à son bureau menait un train d’enfer, je pouvais aisément le rejoindre aussi prenais-je davantage de temps à contempler ce qui m’entourait, à sentir, à remarquer, à  toucher, qu’à véritablement faire attention au directeur et à son pas rapide.


-Magiquement instable. Lâcha le directeur qui s’était arrêté, je ne compris pas au prime abord de quoi il parlait ni même à qui, mais une fois que l’angle du mur n’obstruait plus ma vu je remarquai la statue d’une gargouille, sa gueule ouverte menaçant le directeur. Je compris que Potter lui avait surement donné un quelconque mot de passe, je me précipitai derrière, quoique le mot exacte était plutôt glissai derrière lui, pour être sur de ne pas rester de l’autre côté une fois qu’il se serrait engagé dans l’escalier en colimaçon qui venait d’apparaitre derrière le mur que protégeait la gargouille de pierre. Le directeur mit un pied sur le premier escalier, m’invitant à le rejoindre d’un geste de la main. L’escalier monta doucement vers l’étage supérieur tandis que le mur se refermait derrière nous, à mesure que notre progression se fessait je percevais les éléments qui fessaient corps au bureau professoral, des murmures de voix, des sifflements aigues m’irritant les tympans, des fumets aux senteurs inconnus, la respiration rapide et tendue d’une personne, la musicalité de son sang coulant à flots, douce, envoutante, unique et pourtant si familière, celle d’une morte, celle de mon amour… Je me raidis, je n’avais pas besoin que l’escalier ne s’immobilise pour savoir qui nous attendait dans ce bureau, je n’avais pas besoin de voir pour savoir, je savais avant d’apercevoir, j’avais envie de partir, de reculer, de ne pas passer ses lourdes portes en chênes qui se dessinaient sous mes yeux alors que l’escalier avait enfin stoppé sa progression, je n’avais pas envie de la revoir, je savais qu’elle serait dans cette école mais je n’avais pas espéré la voir, ou en tout cas pas de si tôt….Mais la porte s’ouvrit sur une large pièce circulaire comportant plusieurs fenêtres dont l’une fessait face à l’est et à ses grandes montagnes, une vue indevinable, une vue époustouflante à l’instar de la symphonie qui chantait à mes oreilles et mes sens. Mes poils étaient hérissés dans l’attente du plaisir, plaisir de voir, de sentir, d’entendre plus distinctement encore ce qui me parvenait, de la revoir enfin, elle et son visage si beau, si douloureusement beau, emprunt de Bella, emprunt de mon amour mais pourtant si inconnu, si étranger, si effrayant. De curieux objets en argent bourdonnaient sur les étagères, se mêlant aux bruits de divers portraits qui discutaient entre eux, elle, se tenait devant le grand bureau directorial, dos tourné, elle ne semblait pas avoir remarqué notre présence, ou en tout cas ses pensés ingénus et dénués de sens ne présageaient pas le contraire. Je ne pus m’empêcher de détailler son dos, sa longue chevelure bouclés colorés de châtain et de cuivre, ses épaules l’égerment voutés, je ne ressentais plus le besoin violent de la mordre, et je savais que je n’éprouverai plus la même pulsion sanguinaire que lors de notre première rencontre, mais n’étais-ce pas pire ? Là où avant je pouvais incriminer ma nature vampirique, je ne pouvais en faire de même maintenant alors qu’aucun partie de mon corps ne se tendaient instinctivement pour attaquer, je ne voulais plus la mordre, simplement la sentir, je ne voulais plus la mordre, seulement la gouter, je ne la voulais plus morte mais vivante. Je jetai instinctivement un regard en arrière, essayant de juger le temps qu’il me vaudrait pour disparaitre et quitter cette pièce sans qu’Harry Potter ne le remarque, mais mes chances étaient minces d’ailleurs il rompit la quiétude du silence en interpellant mon inconnue d’une voix familière, douce, paternel.


-Eden ma chérie, merci d’être venue de si bon matin.


« Il faudrait tout de même que je révise cela, avec Mondarious on ne sait jamais, elle est vraiment cinglée et… ah mon oncle ».


Ainsi donc le directeur était son oncle, décidément toute fuite était improbable. Eden, Eden, quel joli prénom. Eden, le jardin d’Eden, le paradis, la beauté, la pureté, ma tentation, mon enfer. Je n’osai avancer, elle, s’était levée, embrassant sur les deux joues le vieillard qu’était son oncle le Directeur.


« Et si j’allais faire un tour au Prés-au-lard tout à l’heure… »


Ses pensées étaient aussi fascinantes que sa personne, la plupart des gens ne pensent qu’à ce qu’ils sont en train  de faire ou du moins ont des pensées en rapport, mais elle semblait échapper à ses règles, ses pensées dansaient dans une valse sans sens ni schéma précis, elles se contentaient d’exister et de jaillir, fraiches, insaisissable, non inaccessible, seulement incompréhensible. Enveloppé dans les manches de la robe du directeur elle semblait minuscule, fragile, alors qu’elle s’écartait de lui avec un sourire angélique et heureux, elle remarqua ma présence, aussitôt son sourire se fana, sa les coins de sa bouche retombant mollement, atténuant la beauté de son visage. Je serai les poings de peur de ne céder à l’envie de me flageller pour cette réaction, c’était ma personne qui l’attristait à ce point, comment pouvait-on infliger cela à un ange.


« Lui »


« Elle »


Je sursautai pour de bon cette fois-ci, je ne m’étais pas attendu à la réentendre, Bella, sa voix, elle semblait réellement en colère, non blesser , une autre envie m’assaillit alors, celle de courir et de projeter contre le carreau fragile de la fenêtre, de plonger dans le vide et de m’écraser mais si en fait cela ne donnerait rien puisque j’étais immortel, le geste me soulagerait tellement, je ne pouvais à croire à ma trahison, à mon désintérêt pour Bella et sa mémoire, il me semblait si facile de pouvoir aimer Eden, tout mon être semblait vouloir s’y résoudre, mais mon cœur, lui, combattait, farouche défenseur  d’un amour  passé. Je baissai les yeux, je ne voulais pas croiser à nouveaux les grands yeux amendes couleurs chocolats praline de ce paradis interdit.


« Bizarre. Toujours aussi bizarre. Beau, certes mais bizarre, peut-être était-il fou. Harry a toujours eu un faible pour les cas perdus. »


Elle haussa les épaules et se replaça dans son siège, tandis que son oncle prenait place dans le grand fauteuil directorial.


-Edward mon garçon, assis toi. Sa voix était polie, chaleureuse comme toujours, je secouai négativement de la tête à sa proposition, je devais mettre le plus de distance possible entre elle et moi, je ne devais pas flancher, jamais. Comme cela te plait, de toute façon ce n’est l’affaire que de quelques minutes…


Tant mieux, le plutôt  je pourrais sortir de cette pièce,  mieux cela sera, son parfum était d’une telle saveur, ensorcelante, empoisonnante à mon cœur fidele qui se tordait de douleur, j’avais mal, si mal, je combattais à armes égaux, comment pourrais je me combattre ?


« Edward quel vieux prénom. Normal pour un v              vampire. Et s’il voulait s’abreuver de mon sang ! »


La manger ? Non, comment pouvait-elle l’imaginer, je ne voulais que revoir son sourire, je ne voulais que son bonheur, je ne désirai que son ombre, rien de plus, rien de moins, mais tout ceci m’étaient interdis. Je reculai doucement contre le mur derrière moi, m’appuyant contre lui pour maitriser les soulèvements de ma poitrine, les portraits me regardaient avec curiosité et suspicion, leurs regards allaient de moi à Potter en passant par Eden.


-Eden, j’aimerai que tu serves de guide à Edward durant les premier temps, il n’est jamais facile de s’adapter  quand on arrive dans un nouvel endroit et c’est encore plus difficile quand on ne connait personne et rien.


« Jouer  à la nounou, super. Bon ok c’est un canon, mais il ne semble pas pouvoir me voir… »


-Oui mon oncle. Sa voix était pleine de ferveur, un peu religieuse quand elle s’adressait à son oncle, contrairement à ce que laissait présager ses pensées sa voix ne laissait transparaitre aucune exaspération ni fatigue, elle était légère et même enjouée, comme si elle n’avait jamais pensée de telles choses, soit s’était une excellente actrice soit elle était dérangée. Elle se tourna de trois-quarts sur son siège, tournant son admirable visage encadré de boucle brune vers moi. Si tu es d’accord Edward.


L’avoir pour guide, rester avec elle entre chaque cours, chaque soirs, chaque pseudo repas, lui parler, la toucher, la sentir, je n’étais pas d’accord, j’étais en extase devant cette proposition, beaucoup trop d’ailleurs à mon gout, je baisai la tête dans un air refrogné, non, ce n’était pas d’accord, je ne voulais pas la voir davantage.


« Qu’est ce que j’espérais d’autre !  C’est un crétin prétentieux impoli !»


Je rencontrai ses grand yeux, elle se mordait le coin gauche de la lèvre inférieur avec tristesse, je ne me sentis que plus misérable.


-Edward ne semble pas vouloir de mon aide, mon oncle.  Une voix calme, froide, mesurée, rien à voir avec la colère de ses pensées ou la mélancolie de son visage, comment fessait-elle cela, tout en elle était un paradoxe, elle était tellement intriguant, à l’image d’une œuvre de Da Vinci, elle m’intriguait. Le Directeur posa ses yeux moi, il me détaillait du regard, cherchant à deviner mes pensées, j’eus crains pendant un instant qu’il ne lise en moi comme tout à l’heure aussi m’empressais-je de répondre pour ne pas qu’il commence son investigation dans mes pensées toutes tournées vers sa chère et tendre nièce.


-Non pas du tout, je serai ravi, je n’aimerai juste pas empiéter sur votre temps et vous déranger.


J’avais choisit le vouvoiement par tactique, désireux de mettre suffisamment de distance entre elle et moi tout en montrant ma politesse et mon respect, la tenir à distance tout en lui signalant que je n’étais pas un monstre de préhension, ce que je ne supportais pas. Je ne voulais pas qu’elle me considère comme un ami, je ne voulais pas être proche d’elle, ou du moins je ne le pouvais pas.


-Parfait, tu vois Eden, il est d’accord. Parfait, tout est parfait.


Je me demandais ce qui pouvait le rendre si joyeux dans mon acceptation, à croire qu’il avait eu u ne vision du futur dans lequel je finissais grand ami de sa nièce, ou un truc dans le genre, il avait sur le visage ce même air entendu qu’avait toujours eu Alice quand elle avait su quelque chose avant moi, me concernant et qu’elle ne m’en disait rien. Eden ne répondit rien, il regardait ses chaussures d’écolière noires cirées se taper entre elles, elle n’était pas aussi emballée que son oncle et ressentait d’ailleurs un vague sentiment d’inquiétude, ce n’était pas à cause de ma nature, mais pour autre chose, quelque chose que je ne comprenais pas.


-Pourquoi ne pas avoir demandé à une autre personne ?


Cette fois c’était elle qui se montrait vaguement impoli sauf que cette impolitesse n’était pas dirigée vers moi, contrairement à ce que je le pensais mais contre le Directeur qu’elle foudroyait du regard.


-Tu es l’élève la plus brillante de cette école, et tu me tannés pour qu’il y est des cours de musique à Poudlard,  voila que je relie les deux. Edward est un excellent compositeur et un musicien hors pair…


Ouille, non. Je me sentais piéger, tel un lapin sentant la proie fondre sur lui, soudain j’eus de la compassion pour toutes ses bêtes que j’avais tués, avaient-elles, elle aussi sentit  le mur derrière leurs dos, avaient-elles ressentit l’impasse, la fin, l’impossibilité de se retourner ?


« Echec et maths »


L’entendis-je penser avec amusement, apparemment elle comme moi se sentaient piéger, d’ailleurs elle me décocha un regard à la dérobé, ce qui me fit mentalement rougir, dieu cette fille était surprenante, non, non, je ne devais pas penser comme ça.


- Pouvons-nous retirer ? Les cours ne vont pas tarder à commencer…


-Oui bien sur je ne comptais pas vous mettre en retard. Edward tu n’auras qu’à suivre Eden, pour aujourd’hui et cette semaine, une fois que tu seras dans ton élément, nous te concocterons un emploi du temps sur mesure…


-Merci monsieur. Je n’allais pas être de mauvaise foie, cet homme était d’une telle gentillesse avec moi que je n’allais pas lui reprocher de m’avoir donné un guide au combien trop troublant et tentant pour moi, il ne pouvait pas s’en douter ni  même l’imaginer, même si je n’arrivais toujours pas à interpréter la lueur malicieuse qui dansait dans ses yeux vert panthère. Eden attrapa son sac posé à ses côtés et sauta sur ses jambes. Elle fut prés de moi en quelques enjambés rapides, m’emmenant une bouffée de son odeur, je m’ordonnai de ne plus respirer, mais je ne le fis pas, que trop heureux de sentir cette odeur tant rêvée. Avec défis elle planta son regard dans le mien, passant son sac trop lourd sur son épaule couverte par un pull gris aux écussons rouges et or de sa maison, l’affrontement mirador dura quelques dixièmes de secondes, trop longtemps pour moi qui choisit cette fois-ci de baisser le regard le premier, gênée par l’intensité du sien, humain.


« Dommage qu’un si beau regard soit si vide »


-Je… Je refermai la bouche aussitôt, je n’allais pas lui signaler que je lissais dans ses pensées dés la première rencontre, je ne tenais pas à l’effrayer pour de bon. Elle leva un sourcil, puis passa à côtés de moi sans me toucher, seule sa jupe plissée frôla le tissus de mon pantalon, sa chevelure laissa échapper un filet d’odeur, je l’humai par instinct, je remarquai alors le regard du directeur, rieur comme toujours, que savait-il que j’ignorai ?


-Tu ferrais bien de te dépêcher, Eden n’est pas très patiente. M’enjoignait ’il avec un sourire en ouvrant un  grimoire posé sur le coin de son bureau, en effet j’entendais les grognements agacés d’Eden qui m’attendait derrière la porte en chêne.


-Merci encore monsieur le directeur.


-De rien mon cher petit, n’oublie pas d’écrire à tes parents, ils seraient surement ravis d’avoir de tes nouvelles !


J’acquiesçai, oui c’était surement le cas, mais que leurs dires ? J’étais tellement honteux de ce que je vivais, et imaginer qu’Alice eut pu voir tout cela me révoltait encore plus.


Une tête brune au regard dure passa dans l’entrebâillement de la porte et attrapa mon bras, m’attira à elle, je me laissai faire, attiré, ce qu’il ne fallait pas, c’était mal.


-On va être en retard, Mondarious va nous tuer. Nouveau ou pas nouveau.


« Comme sa peau est douce et froide, on dirait du marbre. Oh mon dieu je n’ai pas dis où j’étais à  Matt, il va être chiant au possible »


Je la laissai m’entrainer dans les couloirs qui étaient pleins, des regards curieux se posèrent sur nous, plus particulièrement sur moi, des pensées me concernèrent, semblable à toutes seules entendus lors de mes arrivés dans mes nombreuses et anciennes école, je n’y prêtais pas attention, beaucoup trop absorbé par le combat qui se menait en moi. D’un côté il y avait l’Edward tenté et de l’autre l’Edward marié, les deux se livraient un combat passionné, dont la main d’Eden agrippée à mon bras n’arrangeait rien. Apparemment il faut souffrir pour vivre…


 

Chapitre 9

le 18/04/2009 à 22h33

 Chapitre9:Poudlard.____________________________________________


Le brouillard était tombé, on ne voyait rien à plus de 50 mètres, bien sur ceci ne s’appliquait pas à mes yeux de prédateur, contrairement aux quelques passants qui avançaient tête baissée, yeux fixé sur leurs pieds pour ne pas trébucher, ce qui ne manquait pourtant pas d’arriver à certain, ce que je ne pouvais m’empêcher de remarquer et d’en rire. J’affichai un air de profond ennui et de renfrognement, histoire de ne pas paraitre trop enjoué aux côtés de Gregorio, qui comme moi n’avait pas de mal à se déplacer dans le brouillard londonien, nous devions rejoindre le Chaudron Baveur pour midi, où je devais rencontrer un envoyé du Directeur de Poudlard, qui me conduirait à l’école de magie, j’avais protesté en disant que je préférais y aller à pied que dans un quelconque moyen de transport lents et bondé, mais Gregorio avait resté mystérieux et m’avait rétorqué que c’était loin d’être longs et bondés, chose que je ne compris pas, pourtant j’avais l’habitude de parler par énigme mais celle-ci ne m’évoquait rien.  Je ne voulais pas paraitre heureux, non pour blesser Gregorio mais pour ne pas laisser penser que j’étais soulagé et content de fuir la mort au profit d’une école de magie, je ne voulais pas qu’ils croient que je l’avais délaissée, abandonnée, je la retrouverai, mais plus tard quand j’aurais trouvé un moyen de mourir plus sur que les Volturi. La magie pouvait faire de grande chose je l’avais lu, peut-être pourrait-elle me donner la mort que j’espérais, rapide, sans heurtes ni compromis, voilà pourquoi j’avais finalement accepté, d’une pour empêcher ma connaissance, de deux pour rencontrer la mort, cette enfant rencontrée par hasard n’allait rien changé, rien, Bella était mon univers, mon essentiel, on ne peut plus aimer et exister après cela, on se contente de vivre, de subir, d’essayer, mais rien de très concret.


-Edward cesse de faire la tête. Je n’avais même pas remarqué qu’il me détaillait du regard.


-Je suis concentré un point c’est tout.


-On dirait un veau qu’on emmène à l’abattoir. La comparaison sembla lui plaire puisqu’il ne put s’empêcher de sourire.


-Justement ce n’est pas le cas. Je n’allais pas lui mentir, à quoi bon, puisque de toute façon il avait passé une heure au téléphone hier soir avec Alice qui devait surement lui décrire un futur dans lequel je n’étais plus, j’eus un sourire en  coin, la mort était mon destin je n’allais pas la rejeter.


-Tu changeras d’avis, j’en suis sur. Je n’ai pas besoin d’Alice pour cela !


Sa phrase me laissa perplexe, Alice lui avait-elle dit autre chose ? Allais-je vraiment mourir, je guettai les pensée de mon ami marchant rapidement devant moi, je ne perçus rien qui m’intéressais, il pensée à sa femme, ses enfants, à Carlisle, mais rien en rapport concret avec sa conversation de la vieille avec ma sœur de cœur. Et si ce qu’avait vu Alice n’était pas mort ? Si au contraire, une fois là-bas je ne voulais plus mourir, si pire je m’y plaisais, je frissonnai, non cela ne pourrait être comme ça, je ne me laisserai pas piégé, la magie pour moi ne peut exister réellement sans elle.


-Qu’est ce qu’Ali… Je n’eus pas l’occasion de finir ma phrase, nous venions d’arriver dans le Chaudron Baveur, depuis que je l’avais quitté rien n’avait changé, quelques habitués m’adressèrent même un signe de la main ainsi qu’à Gregorio, visiblement ravis de revoir leurs petits curieux d’américain qui avait passé tant de soir à leurs faire la conversation afin d’en savoir toujours plus au sujet de la magie, de leurs histoires, de leurs monde.


-Gregorio mon ami comment te portes tu ? Nous accueillit une voix douce, âgée, posée, clair. Elle appartenait à un noble vieillard, il portait une longue robe blanche et dorée sur les bords, assortis à la monture de ses lunettes rondes et sa longue barbe de la même couleur. Ses cheveux étaient fins et longs, arrivant à ses épaules frêles, il avait deux yeux vert profonds, doux et perçant, son visage était ridé transformant un visage qui avait du être beau mais qui ne perdait pas de sa majesté. Le directeur prit Gregorio dans ses bras en une accolade que lui rendit le vampire, par-dessus son épaule, le vieillard m’adressa un clin d’œil, j’y répondis par un sourire chaleureux, ne pouvant m’empêcher de me montrer aimable envers cette honorable vieillard. Alors voici le fameux Edward. Dit-il enfin après s’être écarté de Gregorio pour m’observer, il conservait une main sur l’épaule de notre ami commun, qui acquiesçait de la tête avec un sourire.


-En personne, Harry, en personne.


-Enchanté monsieur. Répondis-je avec politesse. J’étais impressionné par ce sage, il en dégageait une telle force, un tel charisme, lui ne paraissait pas éprouver ce même sentiment à mon égard, il me souriait de son sourire égal et aimable, ne clignant pas des yeux alors que ces prunelles de panthère me scrutait, pour la première fois de ma vie je baissai les yeux.


-Je croyais que tu ne te déplacerais pas en personne Harry, à ton âge ce n’est pas raisonnable.


- On ne vie qu’une fois, je n’allais pas manquer de rater une rencontre. Et si tu te fais des soucis pour ma santé tu n’as qu’à me mordre ! Répliqua le directeur avec un sourire amusé, moi, cela ne me fit pas rire du tout, et je semblais être le seul vu que Gregorio fit claqué sa mâchoire en mordant le vide, je compris alors que le professeur n’était pas sérieux et qu’il ne voulait en aucun cas être mordus, voila au moins un humain pas stupide. Edward, Gregorio t’a-t-il parlé de nos accords ? Me demanda le vieillard avec un sourire poli et un air attentif, je me demandai s’il avait eu un jour une autre expression de visage que le calme ou la sagesse.


-Oui mais de manière beaucoup trop vague à mon gout ! Répondis-je franchement toujours entrainé par la bonne humeur et la légèreté que dégageait le sorcier, Gregorio grogna et se laissa choir sur une chaise à une table vide.


-Ah toujours aussi frivole, même après 300 années d’existence, Gregorio. Le rouspéta gentiment l’homme à la robe blanche en s’asseyant lui aussi, une fois que se fut fait de manière relativement souple et rapide pour une personne de son âge, Tommy, s’empressa de lui apporter une grande pinte de Bierre-au-beurre apparemment Monsieur le Directeur était célèbre dans la magie. Je m’assis avec eux machinalement, je n’étais pas fatigué mais il aurait été impoli et indiscret de mener une conversation à plusieurs mètres de distances, surtout que bizarrement j’avais la nette impression que tout les clients présents nous épiés ou plutôt le directeur. Tout d’abord que sais-tu sur Poudlard ? M’interrogea t’il doucement, je ne cherchai pas à lire dans son esprit pour savoir la réponse et lui dire exactement ce qu’il voulait entendre, je me contentai d’être moi et d’essayer tant bien que mal d’être spontané, humain, normal.


-Tout ce qui en est dit dans L’histoire de Poudlard. Il sembla appréciait ma réponse, puisqu’un grand sourire illumina son visage.


-Ouvrage que je n’ai pour ma part toujours pas lu, ma meilleure amie pourtant le connaissait sur le bout des doigts elle aussi. Il se perdit pendant l’espace d’un instant dans ses souvenirs, ni Gregorio ni moi cherchèrent à l’en sortir, nous nous contentâmes d’attendre, patiemment, le Directeur reprit alors toujours avec sa voix d’érudit. Tu sais par conséquent que notre école est partagée en 4 maisons. J’hochai la tête. Malheureusement je ne puis t’y répartir vu que tu ne possède aucune aptitude magique, et que nous sommes de plus bien loin de l’âge requit pour une première année. Quel âge as-tu Edward ?


« 17 ans. Depuis combien de temps ? Depuis longtemps. Je sais ce que tu es. «  Je secouai la tête désireux de chassé les souvenirs de mon passé, cela n’était as sain de se torturer ainsi.


-17 ans.


-Oui je ne peux pas te mettre avec mes premières années de 11 ans, tu les effraierais, déjà que on va avoir du mal avec les sixièmes années. Pour ce qui est des cours, tu pourras assistés à tout ceux que tu désir, métamorphose et sortilège mis à part peut-être, vu que tu n’as pas de baguette magique tu ne pourras pas faire grand-chose je pense. J’aimerai te proposer quelque chose aussi, si tu le veux bien entendu.


-Oui bien sur, je vous écoute. L’enjoignis-je, je n’allais pas refuser de l’écouter alors qu’il prenait des risques en m’intégrant  dans sa prestigieuse école.


-Voila, j’ai entendu  dire… Il était évident que ce dire était Gregorio…que tu jouais avec habileté de plusieurs instruments et que tu parlais plusieurs langues couramment. En sommes que tu possédais un savoir très sur dans le monde moldus…


Si j’avais pu rougir je crois que l’aurais fait, être complimenté était une chose mais l’être par quelqu’un qui semblait aussi respectable en était une autre, je fusillai du regard Gregorio pour avoir ainsi étalé mon savoir, et si je n’étais pas assez doué pour répondre aux attentes du directeur ?


-Je ne sais pas si on peut me qualifié de brillant, mais effectivement je sais quelques trucs.


-Trop modeste Edward, trop modeste. Chantonna Gregorio avec l’air de passablement s’amuser, il savait que je détestais qu’on me passe de la pommade, aussi fessait-il exprès d’en rajouter pour ‘énerver et me rendre l’appareil des soucis que je lui avais causé. Je pris soin de ne pas le regarder pour ne pas le molester et me concentrai sur l’homme en face de moi qui m’étudiais derrière ses lunettes rondes.


- Accepterais-tu de donner quelques cours dans mon école ? Du tutorat pour être plus précis, tu n’es obligé en rien, cela va de soit.


-Cela sera avec plaisir, mais puis-je demander pourquoi ? Après tout la magie n’a pas besoin de savoir moldus !


-Certes j’enseigne la magie, mais il n’en reste pas moi que nous nous exprimons en anglais, tout comme les moldus, que nous écrivons en anglais, conjuguons en anglais, de plus la littérature moldus est riche de savoir, est très belle, la musique, l’art, tout cela sont des savoirs universels qu’il est indispensable de connaitre selon moi.


Cet homme était un sage, je ne l’admirai que plus. Il ne se considérait pas comme au dessus des gens du communs, il les admirait même semble t’il, la magie était extraordinaire, puissante mais elle n’était pas la seule chose belle au monde.


-J’acceptes volontiers Monsieur.


-Professeur Potter, si vous le voulez bien.


-Potter, comme Harry Potter ? Ne pus-je m’empêcher de demander en regardant immédiatement son front ridé, effectivement, une cicatrice en forme d’éclair y apparaissait, presque imperceptible parmi les rides et quasiment effacée par le temps mais toujours présente. J’avais lu tellement de chose sur l’homme qui se tenait devant moi, et qui était un véritable héros pour les gens de son monde, je ne me sentis que plus misérable.


-Oui, en vieillard fatigué et directeur d’une école. Je vois que mon histoire est même parvenue aux oreilles sensibles des vampires.


-Seulement de ceux qui prennent la peine de lire la totalité des 20 volumes historiques de l’histoire de la magie ! Rétorquai je avec un grand sourire, j’avais toujours eu beaucoup d’admiration pour cet homme quand j’avais apprit son histoire terrible et grandiose, le célèbre Harry Potter, un héros malgré lui, et là je conversai avec lui comme si c’était un vieil ami, comme la vie était pleine de surprise.


-Les 20 volumes, décidément je crois cher Edward que tu en sais beaucoup plus sur moi. Je n’ai jamais pris la peine d’ouvrir un de ces livres, ce qui a toujours eu le don d’énerver ma belle sœur, mais bon, cela ne m’a pas empêchait de finir directeur de la plus grande école de magie d’Europe.


Gregorio se racla la gorge d’une manière très désagréable, coupant le fameux directeur dans son histoire, pour une fois il ne se formalisa pas de la politesse, ce qui lui valait de ma part un sacré coup de pied en dessua de la table.


- Oui, excuse-moi Greg’ je m’égard, tu me connais je suis une vieille pie.


-Ce n’est pas moi qui vais te contredire à ce sujet ! Rétorqua le vampire roux en se moquant. Le professeur Potter, ne sembla pas être vexé, il rigolait au contraire, ce qui m’amena à me faire pensée qu’un jour il faudrait que je questionne Gregorio sur sa rencontre avec le directeur de Poudlard.


- Edward es tu prêt ? Pouvons-nous partir dés à présent ?


Je ne mettais pas attendu à un départ si prompte, et puis je n’avais aucune valise, tout était resté chez Gregorio, et je ne pouvais pas partir sans mes souvenirs de Bella, d’ailleurs je n’avais même pas les affaires scolaires adéquates.


-Je...Je...Je n’ai pas mes affaires.


Et voila qu’en plus de cela je devenais gauche, comme si cela venait d’apparaitre tout d’un coup dans ma nature, je me serrai bien passé de ceci. Le directeur me décocha un sourire rassurant, prenant mes balbutiants pour de la peur ou de l’incertitude, ce qui n’était pas le cas, seulement de la surprise.


-Tout t’attend déjà sur place, dans ta nouvelle maison.


Maison ? Cela allait beaucoup, beaucoup trop vite, même pour moi.


-Je croyais que je n’allais pas être répartir !


Devenais-je fou ? Ou mon esprit avait-il du mal à se saisir des mots ?


-Oui c’est exacte, mais nous t’avons réservé un endroit rien que pour toi, un peu dans la foret, tu pourras ainsi chasser à ta guise. Nous avions une vieille cabane abandonnée, elle a été remise en état, et elle est très habitable.


-D’accord.


D’accord, simple mais efficace, je ne savais pas quoi répondre d’autre que d’accord. Le directeur hocha de la tête puis se leva pour embrasser Gregorio qui se tourna ensuite vers moi, les bras tendus, je n’étais pas vraiment un fan des embrassades d’adieux et des démonstrations d’affections publics cependant je m’exécutai, ce bon Gregorio avait tellement fait pour moi qu’il aurait été ingrat de ne pas l’embrasser.


-Bien allons-y Edward, j’aimerai arriver au château avant que les cours ne débutent…


Je regardai ma montre hors de prix et lui jeta un regard septique, il ne restait plus que 10 minutes avant qu’il ne soit 8h30 et à moins que les cours ne commences à 10h, nous ne serions jamais a temps au château, personne n’allait aussi vite, même pas moi.


-Monsieur je crains que cela ne soit guère réalisable.


-La magie peut tout Edward, elle peut tout. Il adressa un clin d’œil à Gregorio qui pouffa, apparemment il savait quelque chose que je ne savais pas. « Accroche-toi bien Edward », ses pensées étaient tous aussi intrigantes, mais je n’y m’attardai pas, suivant le directeur qui marchait d’un peu relativement alerte et allègre pour son âge. Il posa sa main sur mon bras. Surtout Edward tu ne dois pas me lâcher, quoiqu’il arrive.


Si ma curiosité n’était pas aussi intense de savoir ce qui m’attendait et ce que me valait cette mise en garde je me serai sans doute sentis mort de peur, mais heureusement pour ma curiosité et moi, j’étais déjà mort. J’acquiesçai de la tête, serrant le plus délicatement la main de l’enseignant dans la mienne. Alors je ressentis la sensation la plus désagréable de ma vie, un étau compressé ma poitrine, m’étouffant, m’oppressant, mes membres semblaient être coincés dans une boite minuscule qui rétrécissait rapidement, m’écrasant encore, toujours plus, je fus tenter de lâche prise mais je m’y retint, me souvenant des paroles du directeur, puis petit à petit la sensation désagréable s’estompa, ma poitrine retrouvant sa liberté d’autant, je constatai avec surprise, que l’endroit où nous étions n’avait rien à voir avec la cour du Chaudron Baveur, c’était une grande place avec une fontaine en son centre, les rues étaient pavées et bien entretenus, diverses échoppes ouvrait doucement leurs volets, et quelques passant déambulait déjà de maison en maison, Potter me jeta un regard en biais, puis avec un sourire, commenta mon étonnement.


-Tu viens d’effectuer ton premier transplanage mon garçon, c’est très pratique quand on désir se déplacer d’un endroit à un autre de manière quasi-instantané.


J’écoutai à peine, le regard notant chacun des endroits et particularités de ce nouveau village.


-Prés-au-Lard, le village n’est qu’a quelques minutes du château. Tu auras tout le temps de le visiter, mais si tu le veux bien pressons nous, je suis attendus.


J’acquiesçai et me mit en marche aux côtés du directeur, j’aurai bien proposé de le porter sur mon dos pour aller plus vite mais j’avais peur que cela ne soit inconvenable et blessant, mais nous aurions gagné tellement de temps.


-Pourquoi ne pas avoir transplané directement dans le château professeur ?


-Oh cela est impossible, le château est protégé par de puissant sortilèges de décence il est impossible d’y rentrer ou d’y sortir par un quelconque moyens si ce n’est la marche… Mais ne t’inquiètes pas nous n’aurons pas à le faire longtemps, j’ai demandais à un vieil ami de venir nous chercher.


Le reste du trajet se fit en silence, le vieil ami nous attendait  la sortie du village. Il était grand, trop grand pour être humain, il fessait bien deux à trois mètres, ses proportions étaient énormes elle aussi , tout semblait démesuré dans sa personne, de ses cheveux hirsutes blancs, sa barbes, ses petits yeux noirs pleins de bonté, je sus immédiatement que cet homme était naïvement trop gentil, puisqu’il me décrocha un grand sourire, je ne saurais que dire quel âge il avait, en tout cas il semblait connaitre le directeur suffisamment bien pour le porter d’un bras pour l’aider à monter dans une haute calèche noir. Je reniflai l’odeur qui se dégageait par l’animal qui la tirait, je m’étais attendus à reconnaitre celle d’un cheval ou deux, mais il n’en fut rien, c’était une odeur nouvelle, brulante, déroutante, presque morbides, mes yeux se posèrent immédiatement sur les deux créatures qui tiraient la calèche. A prime abord on aurait pu croire à deux cheveux noirs trop maigres, mais cela n’avait rien avoir avec une quelconque sous alimentation, ils ‘agissait de créature mi-cheval, mi-reptile, elles tournèrent la tête toutes deux vers moi, contrairement à d’autre animal, sentant le prédateur, elles ne cherchèrent pas à s’enfuir, au contraire, elles trépignaient comme si elles m’appelaient, intrigué, je m’approchai, elles hennirent.


-Ils ont l’air de bien t’aimer ! La voix était attendrit et douce, je tournai la tête vers le « vieil ami » de Potter, il me regardait avec un sourire attendrit, finalement j’avais vu juste, cet homme, ou plutôt ce géant n’était pas méchant pour un sous.


-Qu’est ce que c’est ?


-Des sombrals, les créatures de la mort. Répondit le Directeur d’une voix neutre en regardant la croupe des chevaux, visible de sa place.


-Harry, je t’ai déjà dit de ne pas les appeler comme ça, se sont de très nobles et douces créatures.


Gronda indigné le géant avant de prendre place à l’avant de la calèche pour permettre de diriger les chevaux qui n’en étaient pas vraiment, sous son poids, les roues du véhicules s’enfoncèrent un peu dans le sol humide, je regardai le directeur pouffer de la réaction de l’homme puis me faire signe de monte à ses côtés, ce que je fis, non sans un dernier regard pour les créatures. Le professeur Potter les avaient appelés des créatures de la mort, est ce que cela signifiait qu’elles étaient mortes ou qu’elles données la mort ? Dans tout les cas leurs odeurs ne m’attiraient pas contrairement à tout autre odeur animalière quand j’avais soif, peut-être étaient elles véritablement mortes.


-Allons Hagrid ne boude pas, tu sais bien que j’ai le plus profond des respects pour les Sombrals. S’excusa le directeur. Apparemment les deux hommes étaient familiers. Le géant grommela encore pour la forme avant d’ébranler les rênes, les sombrals partirent alors, ils ne galopaient pas, ne marchaient pas, ils s’emblaient glisser sur le sol avec légèreté et rapidité, certes pas aussi rapidement que moi ou mes semblables pouvions nous déplacer mais de manière beaucoup plus gracieuse et légère, signe que les deux ailes perchaient sur leurs maigres dos devaient leurs servir à voler.


Si le foret qui se découlait petit à petit autour de nous abritait de telle créature cela promettait des parties de chasses des plus intéressantes, comme Emmett aurait aimé voir de tel repas, j’allais surement révolutionner le monde de saveur que je connaissais. Je n’écoutais pas la conversation du directeur et du dénommé Hagrid, j’étais beaucoup trop occupé à essayer de sentir les odeurs des animaux dans les bois, mis à part l’odeur familière des lapins, ou des oiseaux je devais bien avouer que je n’en  connaissais pas beaucoup d’autre. Soudain, je me repris à penser avec quel ferveur ce bon géant avait défendu ses protégés, que dirait-il de mon gibier ?


-Hum professeur Potter. L’honorable vieillard s’arracha de la plaisanterie qu’il partageait avec Hagrid pour tourner ses yeux vers moi, son sourire bienveillant m’invitant à lui faire part de mes craintes. Euh voila vous connaissez ma nature et la nécessité que j’ai concernant mon régime alimentaire…


-Oui bien sur, je ne pouvais pas passer à côté de cela.


-Vous savez également que ma famille est moi sommes différents, que nous avons renoncé à nous nourrir du sang humain…


-Et c’est tout à votre honneur, cela n’est jamais facile de rogner sa nature. Ses paroles étaient vraies et compatissante, même s’il était le seul à trouver cela extrêmes courageux et fort, puisqu’Hagrid n’arrêtait pas de marmonner dans sa longue barbe grise parsemée de noir que cela était la moindre des choses, apparemment il n’était pas un grand fan des vampires.


-J’aurai besoin de chasser durant mon séjour à l’école. Au moins une fois par semaine…


-Cela va de soit, je ne vais pas te faire mourir de faim.


Je remarquai que notre cocher nous épiait du coin de l’œil, je ne m’en sentais pas vraiment rassurer pour la suite de ma demande, mais bon, après tout qu’est ce que je pouvais faire d’autre ? Je n’allais pas ne pas manger, ou dévorer les élèves !


-Je voulais savoir si je pouvais chasser sur le domaine de l’école...ce qui a dans la foret…


Hagrid grogna pour de bon, ce qui lui fallut un raclement de la gorge de la part du professeur Potter, il n’était pas courroucé par la réaction de son ami, plutôt amusé, il posa sur moi un regard emplit de bonté ce qui me rassérénai, je ne l’avais pas mis en colère et ma demande ne l’avait pas outré.


-Excuse Hagrid, il prend très à cœur son rôle de garde chasse de Poudlard et d’enseignant aux créatures magiques. Je suppose que tu pourras chasser les créatures de cette foret, évite seulement de d’attaquer à celle magique, comme les sombrals, les licornes, les hippogriffes et autre…


J’acquiesçai et reportai mon regard à ma gauche, sur le paysage verdoyant de la foret qui défilait lentement, je me retenais de soupirer, à vraie dire chasser des petits lapins et des oiseaux n’avaient jamais représenté une pitance acceptable pour moi, je préférais de loin le sang des prédateurs, celui chaud et sauvage des félins, pas celui des proies fuyante et bondissante. Première contrariété, mais je n’allai pas faire le difficile dé le début, et puis j’’aurai tout le loisir de pousser la chasse au delà de Poudlard, là où je serrai libre de dévorer n’importe quel animal, magique ou non.


La calèche s’immobilisait lentement, je n’avais même pas remarqué que nous avions quitté les sentiers sinueux des bois pour déboucher sur une vaste pelouse, de loin on apercevait déjà les bâtisses d’un immense château du Moyen-âge, ses pierres était grises foncées, il semblait posséder 4 grandes tours ainsi qu’une autre plus petite et à l’écart de la forteresse, pour y accéder on semblait devoir remonter une large colline rechaussée de pierre, cela ne serait pas long. Je sautai par terre, mes deux pieds frappant le sol avec violence  provoquant ainsi une légère secousse sur la calèche que quittait le directeur.


-Poudlard. M’annonça t’il avec une voix tremblante d’émotion, apparemment, même encore pour lui cet endroit était plein de magie. Alors voici ma nouvelle demeure, Poudlard.

Chapitre 8

le 04/04/2009 à 16h30

Chapitre 8 : Si on ne peut même plus mourir en paix.




 



La chambre ne garderait pour seul vestige de mon passage un lit démantelé, un matelas éventré et divers bouquins de magie, j’avais décidé de ne rien emporter, je devais partir et vite, ne pas me retourner, ne pas hésiter, j’avais cru que ce monde m’aiderait, que ce monde m’adopterait, j’avais été naïf, j’avais été stupide. Je refermai la porte, les couloirs de l’hôtel au dessus du bar étaient à l’image des chambres petits, sinueux, ternes, poussiéreux ; les murs étaient de couleur gris pale, le plancher de bois étaient encrassé de taches diverses et de dépôts,  pourtant une femme de ménage passée tout les jours. C’était une vieille femme à la chevelure noie poivré, petite, frêle, courbée, avançant à tâtons dans les couloirs, rasant les murs et trainant derrière elle un saut et un balai volant dans l’air sans que personne ne les dirigent, magiquement. La magie, je savais que ce monde merveilleux me manquera d’autant plus que je n’avais pas vraiment eu le temps de tout voir, de tout découvrir, mais je ne pouvais pas prendre les risques de la revoir.


Je fermai les yeux, avançant de manière plus rapide et plus lestes dans les couloirs, arrivant rapidement dans les escaliers que je dévalai en les effleurant à peines, Tom parlait distraitement avec quelques clients, plaisantant bruyamment où l’accompagnant dans la cour pour se rendre au Chemin de Traverse, je ne jetai pas de regard en arrière, je ne la reverrais plus. Je mordis mon mâchoire, crispant chacun de mes muscles, la seule évocation d’elle, de sa personne, suffisait à ma raidir, comme si elle était le mal en personne, une menace dangereuse et pas une simple humaine. Je pouffai de cette idée, elle n’était qu’une simple humaine, une simple petite humaine, frêle, fragile, j’étais capable de tout, j’avais affronté une armée de vampire, tué deux des miens sans sourciller, j’avais fais face aux Volturi quand il voulait nous garder Alice et moi et tuer Bella, et là je fuyais, j’avais été capable de tant, de tout, sans trembler, sans sourciller, sur, déterminé, froid, fort et là je m’apprêtais à louer une voiture, m’éloigner le plus possible de la ville, attraper mon portable et réserver un billet d’avion pour l’Italie.


Non ce n’était pas une simple humaine, cela je m’en étais rendus compte pendant la semaine que j’avais passé en reclus, elle n’était pas une simple humaine, elle était celle qui avait réveillé mon cœur, en titillant mes sens, seule Bella avait eu ce pouvoir sur moi, la première fois que je l’avais vu  son apparence m’avait tout aussi frappé que la beauté de son odeur et la musicalité de son sang, elle m’avait à la fois rendus humain et terriblement dangereux, réveillant mes sens de vampires comme jamais il ne l’avaient étés, petit à petit elle m’avait rendu accroc à elle, dépendant de chacun de ses sourires, de chacun de ses mouvements, j’avais dépassé ma simple envie de m’abreuver d’elle, de la posséder pour l’aimer et la protéger, la conserver à jamais prés de moi, enfin je n’avais pas prévu que la mort me la ravirait de manière aussi vive et injuste, sans remède possible…. Or, le schéma semblait se répéter, je ressentais une telle attirance pour cette jeune fille que je n’avais pourtant vu qu’une seule fois, une attirance sensitive, primal, dangereusement primaire, des instincts auquel on échappait pas, un appel sans retour possible, si je restai, si je la revoyais, je deviendrai irrévocablement et irréversiblement fou d’elle, or il ne le fallait pas, Bella est et resterait à jamais mon seul amour, la mère de ma fille, ma femme, mon cœur, ma vie, jamais je ne pourrai trahir sa mémoire en en aimant une autre, je ne serai jamais aussi vil, je n’étais pas un animal, je ne me soumettrai pas à cela, j’allais combattre cette nature qui me poussait à la faute, je ne serai jamais plus vampire.


Je tirai la porte vitré et sale du pub, retrouvant l’aube levant, le soleil ne pointait toujours pas et ne le ferrait pas avant midi au moins, j’avais tout le temps de me dégoter un véhicule digne de ce nom, de passer prendre congé auprès de Gregorio et de filer à l’aéroport, oui, tout serait pour le mieux.


Il  n’y aurait plus que ma peine, Bella, et moi. Les rues étaient désertes, seuls les aboiements des chiens dans les cours privés rompaient le silence du petit matin, le ciel était bleu  clair teinté de violet et rose, le vent était froid, je ne le sentais pas mordre ma peau dénudé de mon visage et de mon cou découvert par un pull-over  col V, je marchai, pale dans  le jour solitaire, l’absence de personne n’était pas pour me déplaire, je ne souhaitais voir personne, plus jamais, soudain je ne pus m’empêcher de m’interroger sur ma famille, que fessaient-ils ? je tendis mon bras devant moi, interrogeant du regard ma montre Cartier en argent et cadran noir, cadeau d’Esmée pour ce qui aurait du être mon 150 éme anniversaire si j’étais humain, six heure, à cette heure ci, Carlisle devait toujours être dans son bureau, relisant quelques notes sur ses patients du jour, Esmée devait s’occuper de son jardin, elle avait toujours penser que l’aurore était bénéfique à la floraison, Rosalie et Emmett sortait surement d’une nuit de chasse passé à deux, quant à Jasper et Alice il devait  parler tranquillement, s’interrogeant sur ce quez je fessais, ou discutant d’une vision qu’aurait eu Alice, la vieille, peut-être avait-elle prévu ce que j’avais envisager de faire, peut-être avait-elle vue la tentatrice.


Je me gaussai de ce ridicule surnom que je lui avais affublé, je ne la connaissais pas, cette fille devait avoir 17 ans pas plus, elle ne pensait pas à mal, elle n’avait rien à fait mis à part être gentille, un vrai ange, c’était moi la dépravé, le fou. Je me glissai à l’angle de la main Streets, l’appartement de Gregorio n’était plus qu’a quelques mètres, je pouvais déjà entendre ses pensés, sentir son odeur, il s’abreuvait de bovin acheté chez le boucher du coin, je grimaçai d’un air de dégout, sans prendre garde aux passant que je croissais et qui me dévisageais à chaque expression de dégout injustifiée à leurs yeux, bien sur eux ne visualisaient pas quelque chose d’aussi désagréable que le sang d’animaux d’élevage, il n’y avait rien de pire, pour nous vampire végétarien, le sang était sans saveur, sans arôme, tout juste nourrissant, il empêchait de dépérir mais laissait un tel gout grossier et pâteux en gorge qu’on s’abstenait toujours d’en consommer dans la famille, préférant le sang de prédateur, sang chaud, à la saveur et au fumé proche de celui de l’être humain que celui d’un herbivore élevé qui plus est à l’OGM.


L’appartement de Gregorio était situé un peu avant le quartier des affaires, il l’avait acheté bien avant l’expansion de la capitale Anglaise en rang de métropole international, si bien que son bien valait deux fois le quartier voisin à lui seul, une vraie fierté pour Gregorio, qui adorait les objets rares et couteux. La face de l’immeuble à deux étages était d’un blanc marbré, la pierre était taillée prés des gouttières et du toit, de grandes roses et du lierre entourant le fer forgé de la porte d’entré noir blindé et des fenêtre anglaises, Gregorio apparut à l’une d’elle, il était en peignoir griffé blanc, une tasse de café à la main, bien que son contenu n’ait rien avoir avec, il m’adressa un signe de tête et aussitôt un homme à la mine froide et sévère ayant passé la soixantaine m’ouvrit, impeccable dans son costume noir nœud de papillon et ses gants blancs. Monsieur Thomas était au service de Gregorio depuis sa naissance, comme son père avant lui, et son grand-père, la famille connaissait le secret de son maitre mais ne le chuchotait ni ne l’ébrutait, fidèle à un homme doux et bien payant qu’était Gregorio, jamais grossier, toujours prévenant, jamais méchant, toujours juste, l’employeur parfait, normal puisqu’inhumain.


-Monsieur vous attend dans le boudoir, Monsieur Edward. L’homme inclina l’égerment le buste vers moi alors que je montais les deux escaliers blancs menant au perron,  je lui souris avec amabilité, l’homme semblait d’une telle gentillesse, toute ses pensées étaient d’ailleurs charmante envers ma personne et celle de Gregorio, s’inquiétant du faite que son maitre et son hôte aurait peut-être faim de si bon matin, il ne s’inquiétait pas de son sort au milieu de vampire, seulement du ventre de son patron. Il retira ma veste de laine grise de mes  épaules d’un mouvement leste et il semble t’il maintes fois répétés, je n’étais pas habitué à se genre de façon de faire, Carlisle nous ayant toujours appris à nous débrouiller seul, à ne pas asservir les autres, à les traiter en égaux, principe que je respectai avec ferveur, puisque le partageant, j’étais donc légèrement mal à l’aise mais une autre pensée du domestique me rassura et me donna bonne conscience, l’homme était heureux de son travail. Il m’indiqua d’un geste du bras la pièce blanche et noir en face de moi d’où s’échappait une grande clarté, je parcourais avec prudence le couloir, non pas par crainte, je n’avais aucune raison de craindre quoique ce soit, ici ni même ailleurs, mais par respect, je n’étais pas chez moi je n’allais pas arriver en vampire conquérant. Ce fut la voix de Gregorio qui m’accueilli et non sa personne que je n’aperçue qu’après avoir identifié la provenance de la voix à savoir un grand fauteuil en osier posé dos à la porte et face à la baie vitré de la fenêtre donnant sur le parc.


- Rien n’est plus dangereux que les passions dont la raison conduit l’emportement. Connus tu cette phrase cher Edward ?


Je n’étais pas sur de l’ouvrage exacte mais je savais qu’il ne pouvait s’agir que d’un seul homme, l’avantage quand on été immortel et c’était sans doute le seul selon moi, était qu’on avait tout le loisir de se cultiver et d’en apprendre toujours davantage sur le monde, la littérature, la musique, aussi étais-ce pour cela que je parlais couramment plusieurs langues, savais jouer de divers instruments et  avais même écris un livre sous un pseudonyme, la culture, parachute de la vie.


- Claude Adrien Helvétius. Répondis-je en restant derrière lui, debout.


-Exact cher enfant. Il se leva de son siège et vint à moi, je remarquai qu’entre son apparition à la fenêtre et maintenant il s’était habillé, portant un costume noir deux pièce, la veste était refermé sur une chemise crème fermée jusqu’au cou, et serrait par un foulard rouge sang, assortis au liquide qu’il me proposa en désignant une carafe en argent posée sur la table en verre au milieu de la pièce, prés d’une imposante bibliothèque, qui pourtant  sans me venter, ne représentait qu’un quart de la mienne. Je déclinai l’offre poliment, je ne tenais pas à m’empoissonner avec du sang de base qualité, Gregorio, sourit, lui était bun fervent admirateur du sang d’herbivore, chacun ses gouts après tout.


-Je suis venu …


-Je sais pourquoi tu es là. Me coupa-t-il d’un geste de la main et d’un froncement de sourcil légèrement désapprobateur. Les miens étaient également froncés mais de surprise, puis je compris, je n’avais même pas besoin qu’il s’explique à haute voix ses pensés et les miennes ayant tout expliqués, tout résumé, Carlisle l’avait appelé suite à une vision d’Alice me voyant retourner en Italie sous le coup d’une vive émotion, elle n’avait pas précisé quoi et je reconnaissais là le tact d’Alice, elle avait du tout voir comme d’habitude mais avait préféré gardé ma raison secrète, par égard pour moi, je ne l’aimais que trop pour ça, je ne tenais pas à ce que tout le monde sache que j’étais un animal assoiffé de sang et de luxure.


-Je n’ai pas besoin de m’expliquer alors. Tant mieux je détestais sa, autant que les aux revoir.


-Tu ferrais une grave erreur en partant. Tiens-tu réellement à partir et devenir le pantin des Volturi ? Sa voix était placide, égale, pourtant j’y décelais de la déception et une pointe de colère, il ne supporterait ni n’autoriserait jamais cela, tout comme Alice et Carlisle qui avait demandé à son vieil ami d’agir, de me retenir quand je viendrais le voir pour prendre congé, mais cette fois-ci cela ne marcherait pas, si s’était vrai ce voyage m’avait distrait et convaincu pendant un temps de renoncer au suicide, j’étais maintenant bien décidé à mourir pour être sur de ne pas blesser la mémoire de ceux que j’aimais. Il continua, me toisant du regard, là où sa voix dissimulait mieux la colère, ses yeux lançaient de terribles éclairs. Tu es d’une lâcheté sans nom.


Oui j’étais lâche, je n’allais pas prétendre le contraire, mais je préférais fuir et réussir que combattre et échouer surtout que là l’enjeu était beaucoup plus important qu’une simple question de force ou d’honneur, il s’agissait de moi, mon cœur, mon âme, de ma Bella, mon passé, mes promesses, jusqu’a ce que l’on vive, pas jusqu'à ce que la mort vous sépare, elle restait toujours attachée à moi, comme moi à elle.


-La défense la plus sur contre la tentation c’est la lâcheté. Rétorqua-je sur un ton docte en le regardant faire les cents pas devant sa cheminée qui ne devait pas vraiment lui servir puisque ne souffrant pas du froid.


-Mark Twain. Répondit-il machinalement avant de s’arrêter d’un coup et de se planter devant moi, son regard or brillant transperçant le mien. Edward, tu ne dois pas mourir. Promet-le.


Ses paroles m’en rappelèrent d’autre et un torrent de souvenir s’empara de moi, m’asseyant, me submergea, fessant de mon corps une simple coquille vide, invitant mon esprit à voyager loin, trois loin sur les berges des souvenirs, du passé, de la douleur.


« Tu dois me promettre de ne pas te tuer, tu le dois Edward. », Bella avait dit cela au seuil de la mort, elle m’avait fait promettre de ne pas me tuer, « de ne pas faire que l’existence soit vide d’un Edward Cullen », et j’avais promis, j’avais promis pour la faire sourire, pour la tranquilliser, pour quel reposât en paix, j’avais fais une promesse, à Bella, une promesse que je voulais trahir, que je ne pouvais mentalement et physiquement tenir, tout cela était tellement dure, trop dure, pourtant j’avais promis. « Tu me l’as promis. Ne m’aimes-tu donc plus ? » Comment la voix dans ma tête pouvait-elle en douter, comment la Bella de mon inconscient divine torture psychologique pouvait m’infliger cela à moi qui l’aimais plus que tout !?


-Edward ! Edward. M’appela la voix paniquée de Gregorio, je ne savais pas quelle était l’expression de mon visage en cet instant mais elle devait être terrible pour que ma foudre des yeux de Gregorio ne se transforme en océan de peur et que sa voix ne s’inquiète. Je n’eus pas le temps de m’interroger davantage, qu’il retrouvait son impassibilité, moi je réfléchissais, semblant prendre mon silence pour une promesse, il enchaina, sans même me laisser le temps de promettre ou de m’excuser sur quelque chose d’impossible. En plus tout est arrangé.


« Le directeur accepte de te prendre Edward, il a été enchanté d’avoir un élève comme toi »


-De quoi tu parles ?


-Techniquement de rien du tout. Répondit-il en pouffant, se qui eut le don de m’énerver, je savais qu’il savait que je savais à quoi il pensait et que ma réflexion se portait sur cette pensée et non sur des paroles qui n’avaient jamais existé, il était trop tôt pour que je sois de bonne humeur, je voulais mourir pas plaisanter et perdre mon temps. Gregorio ne prit pas la peine de s’outrer de mon air refrogné et hors de moi, il avait attiré ma curiosité et cela lui suffisait.


« Ah petit Edward la curiosité te perdras… » Je lui lançai un nouveau regard peu amène, qu’il aye au faite nom de dieu, je n’avais plus l’éternité devant moi, contrairement à lui. « Ou te sauveras dans ce cas-ci »


-Gregorio.


Il ne répondit pas, se contentant de me regarder avec un plaisir non dissimulé, moi je bouillonnais, certes j’étais un vampire gentil et bien courtois mais il ne fallait pas non plus pousser le bouchon, comme le stipulait l’expression consacrée, je n’étais pas patient et surtout pas quand on me fessait mariner siémens.


-Tu vas apprendre la magie Edward, ce n’est pas donné à tout le monde, surtout quand on n’est pas un sorcier, mais le directeur de Poudlard est un homme charmant, dont j’ai eu le plaisir de rencontrer il y a cinquante ans, un ami en quelque sorte, il me devait bien cela…


Le reste de ses mots se perdirent dans les limbes de mon esprit, j’allais intégrer Poudlard, je le pouvais si je le désirais, j’apprendrais la magie, je connaitrai tout ce qui était dissimulé aux autres, je pourrai être moi-même, finit la comédie, le mensonge, les faux-semblants, je serai un vampire au milieu de sorciers. Si j’y allais bien sur.  Le jeu en valait-il la chandelle ?


-Carlisle est d’accord, Esmée soulagée, et puis je restes à Londres pour 5 bonnes décennies encore, le temps pour toi de voir si ce monde te plait, tu n’es pas obligé de mourir, tu peux recommencer une nouvelle vie.


Je grognai, un feulement de colère et de menace montant dans ma gorge, sortant de mes lèvres retroussaient, il ne devait pas en rajouter, il me forçait déjà la main, il n’allait pas en plus évoquer Carlisle et Esmée pour me faire chanter, ni même m’enjoindre d’oublier ma vie passé, vie dans laquelle Bella avait existé et qui donc par conséquent devenait sacrée et précieuse à mon cœur desséché.


- De quel droit décides-tu pour moi ?


-Je n’allais pas rester les bras ballants alors que tu veux te supprimer, tu es comme un fils pour moi Edward, et je me plais à me dire que si je n’avais pas tué mon fils il te ressemblerait  aujourd’hui, comprend aussi que pour moi te voir renoncer est insupportable ! Et puis cela détruirais ta famille, celle de Carlisle, mon ami, mon frère.


Je ne répondis pas, à quoi bon, déjà je me sentais faiblir face à ces paroles, je n’avais jamais été quelqu’un de très entouré, préférant la solitude au groupe, mais il n’en restait pas moins que je détestais faire souffrir les gens qui comptaient pour moi, et pourtant dieu comme aujourd’hui j’aimerai être égoïste et  pouvoir tourner le dos à ce vieil imbécile qui me convainquait petit à petit de rester en vie alors que je ne voulais que retrouver mon Isabella Swan Cullen.


-Admettons que j’y aye, comment ferrais-je ? Le trimestre est déjà entamé.


Gregorio sourit alors comme si les anges avaient soudains décidés de prêter leurs éclats à l’immortel, il fit trois grands pas vers moi et sans que je ne puise prévoir ni esquiver son geste, il me serra contre lui à m’en broyer les côtes, heureusement que j’étais résistant.


-Je n’ai pas dis oui, je dois encore réfléchir.


-Oui bien entendu. Ecoute Harry m’a laissé entendre que tu ne suivrais pas un cursus lambda, que tu n’assisteras au cour ne hésitant aucune disposition magique, et que vus ton âge, et ton habitude à vivre seul, il mettrait même à ta disposition une chambre unique.


-Quelle générosité. Persiflais-je, je savais que toute cette amabilité cachait une peur quand au fait que je pourrais m’abreuver du sang de mes petits camarades pendants leurs sommeils, ce que ces derniers tout comme leurs chers parents n’apprécieraient surement pas, quel dommage.


- Il me devait bien ça.


Je ne cherchai pas à savoir ce qu’avait bien pu faire Gregorio pour obtenir un tel retour de faveur, peut-être avait-il assassiné les opposants au Directeur pour que ce dernier puises arriver à ce poste, ou quelque chose dans le genre. Je soupirai et me laissa tomber lourdement sur le canapé en cuir blanc, dos à Gregorio, je pris ma tête dans mes mains, sentant que j’allais regretter les mots que j’allais prononcer, d’ailleurs à la seconde où ils franchirent mes lèvres je les regrettais déjà, malheureusement ils continuaient à sortir, indépendamment de ma volonté, comme si une autre personne que moi régissait mon cerveau.


-Bien j’irai. Je ne mourrai pas tout de suite, si on ne peut même plus mourir en paix…

Chapitre 7

le 28/03/2009 à 13h58

Chapitre 7 : Non, non et non.




 



Je ne me lassais pas du chemin de traverse, chaque jour était pour moi une nouvelle découverte, Gregorio m’avait laissé sa chambre au Chaudron Baveur, ayant lui-même une maison dans la banlieue londonienne il ne lui servait à rien de rester dans l’auberge de Tom, je lui étais gré de me laisser un peu seul, seul à la découverte d’un monde que je n’avais jamais soupçonnés. Aujourd’hui j’avais poussé l’expédition au-delà de la boutique de farce et attrape Weasley que j’avais visité  le jour dernier, j’aimais vraiment le monde la magie, il était tellement imprévisible et beau, il mettait de la couleur dans ma morne existence. Je n’avais pas entendu la voix de Bella depuis que j’avais découvert l’existence de la sorcellerie il y a de sa une semaine, malgré le manque de cette torture, je ne ressentais pas ou peu de peine, profitant de la soif de connaissance dont se tarissait mon esprit j’errais dans les rues, nuit et jours, me laissant porter au grés des rencontres, qui sait peut-être qu’aujourd’hui je rencontrerai un elfe de maison, ou un gnome, je me sentis exalté à l’idée d’une telle rencontre, comme un enfant devant ses cadeaux le jour de Noel, devais-je me sentir ridicule ? Non. La curiosité et le savoir avait toujours eu ces effets sur moi, je ne m’en cachai guère.


Je marchais tranquillement, d’un pas calme et gracieux les mains enfoncés dans les poches de mon pantalon griffés blanc, le soleil éclairait joyeusement la place, encore bien vif pour cette fin de moi de septembre,  ici je n’avais pas à me cacher et je pouvais m’offrir le luxe de me balader en tee-shirt gris et lunettes Warhol sur le nez. Ma joie était telle que je sifflotais de bon grés un air du groupe Muse que j’avais entendu ce matin, j’aimais ma vie dans cette rue bondée et hors du commun, mon regard se baladais sur les insignes, aujourd’hui j’avais décidé de délaisser la librairie dont j’avais déjà pillé la moitié des ouvrages, pour me rendre au musée des troubles magiques du 20° siècles, puis  j’irais sans doute faire un tour chez Madame Guipour, histoire de m’acheter des tenues typiquement sorcière, je n’étais pas un fana de la mode aussi mordu qu’Alice mais je tenais à me fondre le plus possible dans le paysage, et mes vêtements moldus n’aidait pas vraiment à cela. Certes il me valait des regards appréciateur auprès des sorcières mais cela ne m’avait jamais apporté autre chose que de la gêne.


Je ralentis l’égerment, je commençais à connaitre suffisamment les lieux pour savoir que j’arrivai au musé. C’était un ancien bâtiment, remit au gout du jour, les murs étaient gris pales, les fenêtres grandes et lumineuse, donnant l’air d’un château à la façade qui se prêtait pourtant à celle d’une crypte, une foule compacte et joyeuse attendait devant, elle était composé pour la plupart d’élève, ils discutaient bruyamment, se plaignant de cette sortie qu’ils trouvaient ennuyeuse, ils auraient tellement préférer jouer au Quidditch plutôt que de visiter un musée dont l’histoire leur était si peu inconnue. Je ne comprenais pas la moitié des mots qu’ils prononçaient ou pensaient, n’étant pas encore assez calé dans le monde de la magie, mais je saisissais des brides ; il y a avait quartes groupes visiblement distinctes, un groupe au couleur vert et argent, un autre aux couleur jaunes et noirs, bleu et bronze et enfin rouge et or, j’avais lu suffisamment de chose cependant pour identifier l’uniforme de la prestigieuse et célèbre école de magie Anglaise, Poudlard, école fondée en 1689 par les quatre plus grands sorciers de l’époque, Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle et Salazar Serpentard, depuis sa création, les différents directeurs ont eu à cœur de protéger l’école de magie, répartissant les élèves dans une des maisons de l’école suivant leurs qualités, l’école était vaste et impénétrable ainsi qu’indétectable aux yeux des moldus, y était dispensé de nombreux cour tel que la divination, l’histoire de la magie, la métamorphose, l’art des potions, la botanique, et permettait aux jeunes sorciers d’apprendre à catalyser et se servir de leurs aptitudes magiques. L’école avait une renommée sans pareils dans le monde la magie.


-Hum, excusez moi vous avancez ?


La voix féminine légèrement sec me tira de mon récital sur mes connaissances de l’histoire de Poudlard, un livre très intéressant que j’avais dévoré (au sens littéral) la nuit dernière, je me retournai machinalement pour regarder la rabat-joie, celle-ci eut un petit hoqueté remarquant sans doute ma nature ; bien que les sorciers tolèrent les vampires et les craignaient moins que les moldus, il n’en restait pas moins humains et effrayés par ce que nous étions, ce que je ne pouvais m’empêcher de comprendre, j’inclinai la tête avec un sourire, tachant de la rassuré mais elle blêmit davantage, son air de souris prenant une couleur verdâtre, ses yeux écarquillés derrières ses grosses lunettes mouches.


- Pardonnez-moi ma distraction. Lui répondis-je avec affabilité, ma voix prenant immédiatement des accents enjôleurs, séducteurs, personne ne résistait à cette voix, la vieille femme elle-même sembla se détendre et opina de la tête avant de me dépasser, ce dont je ne me formalisai pas. Le brouhaha de notre conversation avait attiré le regard du dernier groupe d’élève de la file, se mettant sur la point des pieds certain élèves me jaugeaient du regard, curieux, apeurés, dégoutés pour certains. Super, comme si j’avais besoin de cela, je me grattai le nez tout en baissant la tête, fixant mes chaussures noires.


-Non mais vous allez arrêter à la fin, vous êtes ridicule. Tonna une voix forte d’exaspération, la voix devait être à l’origine  suave et chaude. Elle rouspétait ses camarades qui me fusillaient du regard ou me montrait du doigt, je n’arrivais pas à apercevoir la personne à qui appartenait  la voix, qui continuait à se faire entendre, mais je soupçonnais qu’elle appartenait à un professeur encadrant la visite, je n’osais pas lever les yeux, coupables et honteux du ramdam que produisait ma simple personne attendant dans une file pour se rendre au musée, jamais je ne pourrais être normal.


- Je suis désolé, j’espère qu’on ne vous a pas mis mal à l’aise. S’adressa à moi la voix, qui effectivement comme je l’avais imaginé était suave et chaude, pas timide mais sereine et confiante, signe d’une personne de caractère. Je consentis à lever les yeux de mes chaussures pour rencontrer le regard de ma salvatrice, et je fus surpris de rencontrer le visage à une hauteur beaucoup plus basse que je ne l’étais imaginé et d’une jeunesse aussi égale que la mienne ; ce n’était pas un professeur. Elle me détaillait de ses grands yeux chocolats où brillait des reflets verts olives, sa peau était laiteuse, presque diaphane, elle avait quelques taches de rousseur sur le nez et sur ses pommettes saillantes, sa bouche était fine et tendue dans un sourire, aussi large que son front de neige encadré par des mèches de cheveux brunes tirant sur le cuivres, elle était fraiche, elle était belle, elle ressemblait à…


Cette pensée m’arrêta et se perdit dans mon inconscient comme si j’avais étais certain qu’elle ne passerait pas la censure de mon esprit, j’ouvris grand la bouche, décidé à ne pas rester ainsi à l’observer, quand par mégarde j’humai son odeur à grand coup, je ne m’étai pas rendus compte que depuis l’’échange avec la grand-mère je n’avais pas respirés, et l’air qui pénétra d’un coup dans mon corps me brula, non mes poumons mais mon nez et mes sens, emmenant à ma connaissance une odeur sans précédent, douce, poivrée, appétissante, succulente, chaude, sucrée, fraiche, fraisée en un mot enivrante. Sans que je puisse déterminer comment la soif monta en moi, puissante comme jamais elle ne l’avait été  depuis longtemps, depuis…


Encore une fois je m’interdis sans vraiment le vouloir de formuler cette pensée, je ne pouvais la comparer. La fille me regardait, je voyais sur son visage se composer l’inquiétude et la surprise face à mon attitude, le chagrin aussi, parce que je ne répondais pas à son sourire d’ange. Je gonflai ma poitrine, bien décidé à ne plus respirer, mes yeux était humide, ma vision obscurcie par la faim qui me taraudait et qui me criait de me jeter sur elle, de planter mes dents dans son coup délicat, de m’abreuver de sa souffrance, de son sang que j’entendais siffler dans ses veines, comme un appel silencieux destiné à moi seul.


-Est-ce que sa va ? Me demanda t’elle, alors que ces sourcils bruns se relevaient, exprimant son incompréhension, elle approcha d’un pas, instinctivement je reculai de deux, la tentation était tellement fort, le rythme de son cœur était d’une telle symphonie, comme composé et joué pour moi, je savais que si je restai un instant de plus, je céderai, je la mordrai, lui priverai de sa jeunesse, de son vie. Je reculai encore, plus rapidement cette fois, ne prenant pas garde a l’adolescent que je bousculait derrière moi et qui tomba à terre avec un bruit sourd, surement douloureux, je reculai encore à reculons, puis je fis volte-face, m’enfuyant à toute vitesse à travers la foule, désireux de mettre le plus de distance possible entre elle, son sang tellement tentant, moi, et ma faim obsédante, fuyant le plus loin possible, je ne m’arrêtai que quand je retrouvais le calme réconfortant de ma chambre, alors je me laissa glisser sur le sol, respirant à grand coup, non pour respirer à proprement parler mais pour me calmer, pour retrouver un visage humain, le miroir posé en face de moi me rendit mon image, ou plutôt celle du tueur, j’avais les yeux noirs, agars, ma bouche serrée, prête à mordre, ma poitrine se soulevait à coup irrégulier, mon corps était tendus, prêt à l’attaque, à l’assaut, à la chasse, chasse qui n’aurait pas lieu, je refermai les yeux, savourant le calme du noir, que m’offrait mes paupières, alors lentement mon esprit s’apaisa, lentement je prenais conscience de ce qu’il venait de se passer, de ce qui avait failli se passer, de ce que j’avais ressentis, de ce que j’avais fais, de ma trahison.


Si je pouvais pleurer j’aurai fondus en larmes de dégout et de colère, jamais je ne m’étais sentis aussi minable ; j’avais toujours considérer les sentiments de compassions, d’amour, de respect que je pouvais éprouver ,à l’image de ma famille ,comme une preuve de ma presque humanité, une capacité à ressentir et à éprouver qui nous différenciaient des animaux ou des autres vampires de notre espèce, mais en quoi étais je différent des animaux si maintenant je me laissais guider par mes pulsions, envahir par mes instincts ? Je me dégoutais. J’avais éprouver une telle envie pour cette fille, j’avais eu envie de la serrer contre moi, de m’abreuver de son sang, de m’envelopper dans sa chaleur, de la voir gémir me suppliant de l’achever, j’avais eu envie de la voir morte, de voir son désirable visage porche du moins, de sentir son souffle chaud et sucré se mêler au miens, j’ai eu envie d’elle, de son sang, de son corps, je l’avais désirée, j’avais trahi Bella.


Bella, mon amour, ma femme, ma raison, mon cœur, mon existence, voila que je revoyais son image, son doux visage, voila que je me rappelais l’odeur de sa peau, sa veloutée, voila que la symphonie de son sang, chantant pour moi, m’enveloppant, m’attirant me revenait en même temps que la saveur de ses baisers de miel, Bella. Je soupirai, un soupir à feindre le cœur, symbole du supplice que j’éprouvais. Bella, ma chanteuse comme l’avait appelé Aro, le sage immortel, en découvrant la musicalité qu’avait son sang pour moi, mon âme sœur comme l’appelait Esmée, romantique dans l’âme bien qu’elle n’en ait plus vraiment, ma promise pour reprendre les dires d’Alice qui l’avait vu illuminer ma vie avant même qu’elle ne naisse….Alors pourquoi ? Pourquoi ce désir, pourquoi cette chanson que me procurais le sang de cette inconnue, de cette délicieuse enfant ? Je croyais que seule Bella avait ce pouvoir sur moi, je croyais qu’elle seule pouvait me toucher, qu’elle seule m’affaiblisse, elle seule…


Par opposition le visage de l’autre vint m’assaillir, je revoyais ses grands yeux en amendes couleurs chocolats aux reflets verts olive quand dansait le soleil dans ses prunelles, l’éclat de ses cheveux bruns bouclés teintés d’auburn en ses pointes, la douceur de sa peau tranchant avec l’éclat de ses yeux, sa bouche si fine, si parfaite, si joyeuse, la blancheur de ses dents, un peu trop avancée sur le devant, lui donnant un air espiègle , son petit nez mutin, le ton de sa voix, son souffle, son sang, envoutante, enivrante…Si seulement je pouvais le revoir, si seulement je pouvais l’avoir prés de moi… Je criai un grand coup, me relevant d’un bond, détruisant mon lit d’un petit coup de poing, non, non et non. Je ne penserai pas à elle, je ne la désir pas, elle n’est rien, rien. Je retombai à terre, prenant ma tête dans mes mains, j’avais besoin de mettre de la distance, je devais partir, savoir, être sur qu’elle ne me tenterait plus, jamais, je devais mourir, rejoindre pour toujours Bella, Nessie, partir loin. Non, non et non, elle ne m’aurait pas.

Trailer 7

le 26/03/2009 à 18h24
Jusqu'a présent l'univers d'Harry Potter ne s'était pas trop mêlée à celui de Twlight, pourtant ici Edward va rencontré une jeune fille qui lui rappel étrangement Bella, il ressent exactement les mêmes choses que lors de leurs relation, est ce un nouvel amour ? Etait-il réellement pret à accepter cela ?

Chapitre 6

le 25/03/2009 à 08h09

Chapitre 6 : Moi qui pensais que la magie n’existait qu’à travers elle.




 



Je pris une gorgée du liquide que m’avais apporté Tommy , un subtil mélange de sang et de bière et même si je n’étais pas partisan des autres liquide que celui de la vie, je ne pouvais trouver cela déplaisant, j’attendais que Gregorio daigne commencer son récit, j’étais prêt à tout entendre , s’il prétendait que ses justiciers ne ferraient rien pour moi, je n’en étais pas aussi sur, après tout ils semblaient vouloir éradiquer de la surface de la Terre les créatures de mon espèce ou du moins les réduiraient à l’état de larves, pourquoi ne se chargeraient-ils pas de moi ?


-Les premières années la soif occupait tout mon esprit, je ne pouvais pas me nourrir de sang humain sans en éprouver une instance douleur, si bien que petit à petit mon corps eut apprit à avoir de moins en moins faims, je me contentais alors de cadavres, ou de nouveau né(ndlr dans la saga de Meyer, cette appellation désigne les nouveaux vampires)  laissé à l’abandon, la chair des nôtres n’ a jamais été des meilleurs et notre sang froid et figé des plus nourrissant mais au moins je subsistais, j’étais certes le pire des parasites mais je vivais, c’est là que j’ai rencontré ton père, lui et son drôle de mode d’alimentation, au début cela me révulsais autant que cela m’intriguais, comment pouvait-on aller à se point à l’encontre de sa nature, bien sur je l’écoutais me décrire son principe, ses idéaux, et je me rangeais petit à petit à sa doctrine, encouragé par le faite que la mort d’un animal pour m’abreuver ne me causait aucune peine. Quand je fus redevenus saint d’esprit, délivrer de la peur de me nourrir et de vivre, je me suis mis en quête d’en apprendre d’avantage, de trouver des réponses, ton père m’aida dans le début, ensemble nous retrouvâmes mon géniteur vampirique, Sir Fréderic  Chassword, un puissant noble et fidèle serviteur du roi, à la cour on le prenait pour un libertin, un aimant des orgies sanglantes, personne n’osait imaginer sa véritable nature, il était le premier maillon de mon malheur, il me reçut avec un cynisme sans nom dans son manoir de Canter ville, serein, grand, beau, luxueux, il s’étonna de me voir vivant, lui son fils dont il avait tant souhaiter la mort, bien sur il ne m’apprit pas grand-chose, mais ce fut à son chevet que j’appris que les individus qui avait museaulaient ma faim avec la douleur, n’était que des gens de passages , des nomades, comment il l’avait su je ne l’appris pas mais il semblait certain dans ces dires… Je passais quelques décennies auprès de lui, son aversion pour moi s’étant transformé en véritable curiosité pour le sort que je subissais , je dois t’avouer  alors que je n’avais plus aucune envie de partir à la chasse aux sorciers, j’appréciais le confort que me donnait la vie prés de Fréderic, le sangs frais d’humains versés en bouteille, ce fut là que ton père s’éloigna de moi, de cette atmosphère singulière, trop bon pour supporter le malheur des autres. Je n’ai jamais été une bonne personne, même en étant humain, l’avarice, la vanité ont toujours étés mes points noirs. J’espère que tu pardonnes l’attitude passé d’un vieil imbécile…


Je ne répondis pas, me contentant d’hocher la tête avec un sourire rassurant, je n’allais pas jeter la pierre alors que mon existence même n’était pas toute rose, à mes débuts j’avais tué bon nombre de gens, certes loin d’être innocent mais ne méritant certes pas de mourir de la sorte. Gregorio reprit, de son ton égal de ténor, narrateur distant d’une histoire qui était pourtant la sienne.


-Seulement le pouvoir des nobles faiblissaient, le roi Jacques II, préférant préserver ses serfs que ses courtisans, bientôt les coupables délices de mon maitres  entachèrent sa réputation, ses paysans, encouragés par la bonté du roi, prirent les armes pour dénoncer ce maitre qui leurs volait leurs filles et leurs femmes et qui semblait avoir des siècles, précisément 6, je partis avant, sentant le vent tourner, je m’exilais  alors à Londres, j’appris plus tard que Fréderic fut démembrer et bruler sur un bucher, raison invoqué ; traitrise, l’église étouffait les histoires de vampires, redoutant une nouvelle vague de frayeur comme il y a en avait eu des les années 1600, ton père en fut la victime, il me semble, indirect bien sur, mais victime, bref. Londres, vrai taudis capitale de la débauche, rien à voir avec la classe que tu peux en apercevoir aujourd ‘hui, dans son ombre vivait les débauchés, les courtisanes, eux n’étaient que la surface du malheur, de la pauvreté, du mauvais, dans les rues rodés les vampires, les loups-garous, les démons, les sorciers noir. Ne sourit pas Edward…


M’enjoignit-il en me jetant un regard sévère, je ne m’étais même pas aperçus que ma bouche s’étirait en une fine et mince ligne droite, déformant mon visage en un rictus amusé, je me repris, murmurant un désolé, j’avais pris sa phrase pour une accumulation pour me faire prendre conscience du danger qui rodait dans la ville alors, je ne croyais pas aux démons, ni aux sorciers, les loups-garous, oui, mais le reste non , pourtant j’aurais du savoir que ce n’était pas le cas, Gregorio ne plaisantait jamais quand il s’agissait de son histoire, je frissonnai, le monde n’était-il pas suffisamment noir sans qu’en plus la magie s’y mêlât ?


-C’est juste difficile à concevoir. je, cherchant à expliquer mon trouble et mon incrédulité. Gregorio rigola, partant dans un rire guttural, je ne l’avais jamais entendu rire ainsi.


-Plus difficile à concevoir que des créatures se nourrissant de sang ou se changeant en loups la nuit venu ?


- Disons que j’ai toujours eu du mal à comprendre ce que je ne connaissais pas.


-Curieux mais étroit d’esprit, combinaison délicate.


-Je sais, j’ai tout les défauts du monde.


« Baliverne tu es l’être le plus parfait au monde », je souris, non à Gregorio mais à cette voix douce et suave, une voix que je vénérais nuit et jour, celle de ma Bella, si en plus d’essayer de me préserver cette voix s’amusait à me flatter, je finirai sans doute par devenir fou avant l’âge. J’étais tellement absorbé par ce phénomène inconscient que je ne pris pas tout de suite conscience que mon ami avait reprit le fil de son récit, me molestant mentalement pour ce manque d’attention, j’essayai de me déconcentrer.


-…N’étant pas totalement dénué d’esprit je reconnu dans ce que brandissais mon adversaire le même type de bâton dont avait été armé mes justiciers, interrogeant l’homme sur sa possession, il la dissimula bien vite sous une large cape noir et s’enfuit à travers les sombres ruelles. Je mis plusieurs jour à le retrouver, ils vendaient des objets de sorcellerie noir à des humains en quête de pouvoir ou de vengeance, je lui assurais que je voulais seulement savoir, que j’avais de quoi le payer, l’homme accepta, alors il me raconta…


J’étais curieux de savoir ce qu’allait me dire Gregorio même si j’avais décidé de ne pas croire un traitre mot de ce qu’il venait de me dire, je ne fessais jamais confiance au dire de personnes belliqueuses, les gens sans morals n’avaient aucune impunités à mentir, surtout contre une rémunération pécuniaire, comme Gregorio était naïf, je sentit un vague sentiment de bêtise et de déception, comment avais-je pu croire à tout cela, ce n’était que des délires, des suppositions, il n’avait sans doute existé aucun individus capable de maitriser un vampire à distance, tout cela n’était que fiction, fruit de l’esprit dérangé de Gregorio.


« Froussard écoute donc ce qu’il te raconte, de quoi as-tu peur ? » De rien mon amour, rien.


-…Il distingua deux types de personnes, les moldus, ceux sans dons magiques, et les sorciers. Son monde était mêlé au notre, seulement dissimulé aux yeux des moldus, ils avaient un ministère, une justice, des écoles, des institutions, des métiers, rien de bien différent au monde normal, mis à part qu’ils avaient des pouvoirs magiques, des prédispositions, leurs bâtons, concentraient leurs pouvoirs et leurs permettaient de jeter des sorts, de confectionner des potions, de lancer des maléfices, ils appelaient cela des baguettes. Chaque sorcier en avait une, elle le choisissait quand venait pour lui l’heure de rejoindre l’école de sorcellerie et d’apprendre à se maitriser. Tu peux me croire que j’ai eu du mal à accepter et à croire ce qu’il venait de me dire, mais au court d’un deuxième rendez vous, il me montra se dont il était capable, me parla davantage du ministère de la magie pour qui il avait une aversion sans borne, étant un paria, il me parla de la distinction entre la magie noir et la magie blanche, il me parla du département de contrôle des créatures magiques… Savais tu que les vampires étaient considérés comme des animaux ? Ils sont contrôlés, recensés et ont veille à ce qu’il ne se nourrisse pas trop de sang humain, les encourageants à davantage s’abreuver de sang animal ou crée artificiellement grâce à la magie…


J’avais du mal à croire tout cela, c’était tellement gros, tellement improbable et puis surtout c’était la première fois que j’entendais parler du telle chose, bien sur il y avait toujours eu des superstitions, des histoires, les chasses aux sorcières de 1580 et 1630 en était la preuve, mais de là à croire à tout ceci, ce n’étais pour moi que des répressions violentes et machistes de l’église qui supportait mal l’avènement des femmes,  leurs émancipations, la magie ,n’était, pour moi,  qu’une chimère, cela se saurait si des personnes étaient capables de voler ou de jeter des maléfices !


« Comme tout le monde sait qu’il existe des vampires. »


Ce n’était pas la même chose, nous n’avions rien d’irréel, nous étions une autre évolution, plus sanguinaire, plus perfectionné.


« Merci, narcisse. »


Non cela n’avait décidément pas de sens, d’ailleurs la preuve était que je n’avais jamais été soumis à aucun contrôle, pourtant si j’en croyais le récit de Gregorio il existait un ministère chargé de la régularisation des créatures magiques.  Je jetais un coup d’œil au verre posé devant Gregorio, il ne l’avait pas touché, je ne pouvais mettre sa sur le compte du mélange sang/alcool.


-…Il me répondit alors qu’il n’existait de ministère de la magie qu’en Europe, en Afrique ou en Asie, en effet après la chasse aux sorcières à Boston, il restait très peu de magiciens sur le Nouveau territoire américain, la plupart ayant regagné l’Europe, il était inutile de créer un gouvernement, ce qui explique pourquoi toi et les tiens n’aient jamais été inquiétés de rien et pourquoi l’Amérique était l’endroit de prédilection de notre race.


- Gregorio. L’interrompis-je toujours incertain quant à ses dires, j’allais surement me montrer impolie et discourtois mais je ne tenais pas à me faire de faux espoirs, s’il existait réellement des gens capables de magie peut-être pourrait-il donner la mort à un vampire au supplice. Es-tu certain de tout cela ? Est-ce là ton secret ?


Il ne répondit rien, se contentant de m’observer, un sourire flottant sur son visage, comme s’il s’était préparé à autant de scepticisme, comme s’il pouvait savoir ce à quoi je pensais.


-« Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d'eux, et dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! » Cita mon ami, me comparant ainsi à l’apôtre Thomas, incapable de croire sans voir, j’en accepta la remarque, curieux de  voir, de croire, Gregorio se leva alors, en me tendant une main, il me montra la cour à l’arrière du pub, on pouvait l’apercevoir de là où nous étions, je me levai à mon tour, laissant de l’argent sur la table, argent que Gregorio remplaça par deux grosses pièces en or, dont je ne connaissais pas la provenance, je les lorgnai un instant avant de le suivre. La cour n’était pas plus grande qu’une table, occupée de tout son long par un imposant mur en brique, Gregorio fit signe au barman, celui-ci le lui rendit avant de mimer une combinaison en l’air, Gregorio enregistra ce qu’il lui disait, puis comme s’il était victime d’une hallucination lui rendant tout à coup la mémoire, il compta les briques, puis tapota trois fois sur l’une d’entre elle choisit avec soin. La brique se mit alors à trembler, je crus qu’avec sa force il n’avait ébranlé le mur et que ce dernier menaçait de s’effondrer mais cela n’était pas le cas, puisqu’un petit trou apparut en son milieu, bien trop nette pour être une fissure causé par la force surhumaine du vampire. Le trou s’élargit de plus en plus et se transforma bientôt en une arcade suffisamment grande pour permettre à Jacob Black de passer son énorme corps de loups-garous de deux mètres. Au delà une rue pavée serpentait devant nous à pertes de vues.


-Bienvenu sur le Chemin de Traverse, dit Gregorio en me regardant du coin de l’œil. Je du paraitre bête et surpris car je ne pouvais m’empêcher de contempler la rue sortit du mur, la bouche grande ouverte, je jetai un regard derrière mon épaule, apparemment personne dans le bar ne semblait avoir remarqué ce qui venait de se passer, étais-je en train de devenir fou ? Ma stupéfaction du le faire rire car je vis Gregorio  arborait un grand sourire. Nous franchisâmes l’arcade qui disparu aussitôt pour ne laisser derrière nous que le mur de pierre. Le soleil brillait (je ne m’étais même pas rendus compte que l’aube avait pointe), par réflexe je porta les yeux à ma peau qui brillait du plus bel éclat, une caractéristique qui nous trahissait aux yeux des humains, pourtant personne ne semblait s’étonner de ma surbrillance anormal, les gens passaient, absorbés dans leurs considérations, mais elles étaient tellement inhumaine, ou devrais-je plutôt dire anormal, dans leurs tête raisonnés les mots « chaudrons », « mandragore », « centaure », rien à voir avec les « voitures », « argents » « sexes » d’habitudes.


-Alors qu’en dis tu, Edward l’incrédule ?


Je ne su pas quoi répondre, décidément cela semblait devenir une habitude ces temps-ci, je regardais droit devant moi, suivant des yeux les chapeaux pointus et les balais volants, alors je m’entendis murmurer cette phrase sans raison, et de manière inconsciente.


« Moi qui croyais que la magie n’était possible que quand elle était auprès de moi… »

Trailer Chapitre 6

le 22/03/2009 à 11h38
Promis le chapitre arrive...

Chapitre 5

le 14/03/2009 à 11h44

Chapitre 5 : Le Chaudron Baveur.




 



J’avais toujours soupçonné que mon père ne me disait alors pas tout, nous cachant les véritables découvertes de Gregorio, le vampire existant toujours j’avais pris la liberté d’entretenir une correspondance avec lui, ce dont il avait toujours été ravis, mais à moi aussi il ne m’avait rien dit, malgré le faite qu’il me considérait comme son fils et qu’il appréciait ma curiosité et mon esprit vif, le vieux vampire n’avait jamais relevé les secrets sur la malédiction qui le frappait ni même sur les individus qui la lui avait lancé. Du moins il s‘était toujours cantonné dans son silence jusqu'à récemment, j’avais reçu une lettre de lui, stipulant qu’il souhaitait  me rencontrer, que mon père lui avait fait part de mon désir de prendre l’air et qu’il se ferrait une joie d’accueillir son « petit casse-pied d’Edward » dans son beau pays d’Angleterre, je n’avais encore rien arrêté quand à ma destination sur le continent Européen et cette lettre m’avait convaincu de rejoindre la patrie anglaise, poussé par ma curiosité et désireux de revoir cet ami que je n’avais pas vu depuis l’arrivée dans notre famille d’Emmett, il y a de sa 180 ans.


Je poussai la porte d’un bar à l’apparence miteux, la devanture était grise, verdâtre, comme si l’endroit était laissé à l’abandon, d’ailleurs aucun humain semblait vouloir y rentrer, aucune humain sauf fou aurais-je du davantage penser car la femme au chapeau oiseau empaillé et à la longue cape noir semblait bien humaine, ou en tout cas le sang coulant dans ses veines et son cœur battant l’était eux, je serrais dans ma paume l’indication de Gregorio « Rendez vous au Chaudron Baveur », cela ne pouvait être ailleurs, d’ailleurs qui aurait eu l’idée d’appeler son bar de cette manière à par un dérangé ? Je me demandais d’ailleurs si cet endroit n’appartenait pas à Gregorio lui-même, le vampire avait toujours aimé faire du profit de manière marchande, peut-être étais là sa nouvelle lubie, dans quel cas je devais ne pas oublier de me montrer courtois envers l’endroit, si je voulais en apprendre d’avantage sur la genèse des vampires, ou l’histoire  fascinante de Gregorio, il fallait que je le ménage lui seul semblait assez vieux pour pouvoir m’en apprendre autant, mis à part les Volturi  mais je n’avais guère envie de me retrouver nez à nez avec eux pour le moment, certes je caressai toujours la secrète envie, non le besoin ultime de mourir, mais je voulais avant étancher ma soif de connaissance, Bella ne m’en voudrait pas de la faire attendre encore un peu, elle était tellement altruiste que savoir que j’apprenne avant de la rejoindre ne pouvait que la contenter et puis j’avais fais une promesse à notre fille, il fallait que je la respecte… Perdu dans ses pensées si douloureuses mais pourtant  tellement agréable à effleurer, je ne me rendis pas compte que le propriétaire du pub, un petit homme chauve au crâne luisant me fixait avec un mauvais regard, ce que je ne compris pas, je n’avais rien à me reprocher ou du moins pas encore, ce fut alors que je perçus ses pensés, elles me firent frissonner, « Un buveur de sang, super, depuis cette réforme du ministre sur les vampires il en afflux de partout… » , tout en grommelant ses pensés sur les membres de ma race, je m’interrogeais sur la probabilité que cet homme avait d’avoir deviné qui j’étais en un simple coup d’œil, certes je ne passais pas inaperçu et Bella m’avait toujours affirmé que j’étais trop beaux pour paraitre humain, mon apparence avait jusqu'à présent très bien joué le jeu de la comédie, de plus mes prunelles ne pouvait qu’être ocre au regard de la quantité de sang animal que j’avais but avant d’entreprendre mon voyage, je regardai mes mains, puis mon buste et mes jambes, jonchant ma tenue, rien d’extravagant, classe, sobre, un pantalon noir, des baskets assortis, un pull ivoire, rien de trop tape à l’œil, peut-être que ces couleurs refaisaient sortir la pâleur de ma peau, au quel cas je devrais sérieusement en vouloir Alice, grand courroux de la mode dans la famille Cullen, je pouffai, impossible d’en vouloir à ma sœur pour des suppositions débiles, cet homme devait sans doute parler d’un quelconque film, il était impossible qu’on prenne ma physionomie pour autre chose qu’un mannequin  masculin pour magazine de mode ou un acteur de cinéma. Je choisis d’ignorer les regard de l’assistance se posant sur moi, bien que moi aussi je trouvais matière à regarder, il me semblait que l’homme assis en face de la femme aux chapeau oiseau rentrée peu de temps avait un troisième œil au milieu du front, sans doute un effet d’optique ou un objet de farce, ces humains étaient si enclin à la légèreté, je n’eus pas besoin de scruter davantage la salle noir et miteuse, mon nez me désignant Gregorio avant même que mes yeux ne le repère et que lui-même ne se fit à son odorat. Je m’approchai rapidement, il était perdu dans ses pensés, pensés concernant ma visite, ce qui ne fut pas sans me réjouir, je n’aurais pas à  tourner  milles ans autour du pot pour savoir ce que me valait cette invitation, désirant le surprendre je  fus  surpris de l’être moi-même alors qu’il se leva rapidement de sa chaise, d’un geste prompte et léger malgré l’imposante carrure qu’il avait, vestige de son ancienne vie de fermier, il me sourit, m’ouvrant les bras, son visage exprimant de la joie, je lui rendis son accolade, puis m’écartai afin de mieux le voir, bien sur il n’avait pas changé, toujours ce même nez de rapace, ces yeux à peines plus grand qu’une fentes, ces cheveux roux coupés courts.


-Edward, mon enfant, tu n’as pas prit une ride. Me salua-t-il de sa voix grave de ténor, quelque peu cassé par l’âge. Je souris à mon tour, amusé par sa remarque, pensait-il que j’aurais quitté mes 17 ans en 180 ans de temps ?


-Je suis ravi de te revoir Gregorio, Carlisle mon père te transmet ses amitiés, de même que tout le reste de la famille.


-Ah que dieu les gardes. Mais voyons restons pas debout, asseyons nous, le petit Tommy ne nous ferra pas payer plus cher.


J’acquiesçai et prenait place sur la chaise qui me désignait, bien sur nous aurions pus rester des heures debout sans nous fatiguer, mais il fallait toujours veiller à préserver les apparences, aussi bien que maintenant ses gestes humains devenaient presque des réflexes alors que nous n’en avions pas la nécessité, je regardai le « Petit Tommy », petit n’était pas le mot, le barman semblait bien avoir dans les 40 ans,  il  s’approchait de nous, attiré par la remarque de Gregorio et l’interrogeant sur ce que je désirai commander, comme s’il avait peur de s’adresser à moi directement, finalement peut-être qu’il avait bien deviner qui j’étais, ce qui m’intriguait d’ailleurs, je m’en allais quêter ses pensés quand je me rendis compte qu’elles étaient loin de la peur, plus proche du dégout qu’autre chose :  « J’aurai du me douter que c’était un ami de Gregorio, je me demande pourquoi je le garde ici, sur il paye bien et ne mange pas mes clients mais que dirais mon pauvre grand-père s’il savait ce qu’on fessait de son bar… ». Je jetai un regard intrigué à Gregorio, ce dernier n’était pas sans savoir qu’il m’était possible de lire dans les pensés des autres, il sembla comprendre que celles que je percevais en provenance du « petit Tommy » me dérangeais et s’empressa de commander deux bières pour que le barman s’éloigne de nous. Je le toisai du regard, pas de manière offusquante ou colérique, juste désireuse de savoir, je savais qu’il savait, alors qu’il s’explique, après tout de nous deux j’étais celui qui avait fait plusieurs milliers de kilomètres.


-Comment va ta charmante mère ? Esmée se passionne t’elle toujours pour la restauration de vieilles maisons ? Et la divine Rosalie ? S’attache-t-elle toujours à cet Emmett ?


Gregorio n’avait jamais apprécié Emmett, nous ne savions pas pourquoi, mais Carlisle soupçonnais qu’il voyait en Rosalie sa fille perdue, et donc par conséquent n’appréciait pas l’attachement qu’il y avait entre eux, je choisi d’ignorer ses questions, je n’avais pas à répondre, j’étais certes patient mais parler pour ne rien dire n’avait jamais été mon fort.


-Et si tu me disais pourquoi tu m’as demandé de venir ? Le coupai-je d’une voix calme dans laquelle j’essayais de contenir au maximum mon agacement pour ces balbutias sans intérêts.


Le vieil immortel me regarda avec un sourire, ne se détapissant pas du flegme qui l’habitait malgré mon impatience, il pensait d’ailleurs avec amusement combien la jeunesse était impétueuse et pressé, bien sur lui avait tout son temps, il ne désirait pas mourir au plus vite.


-Oui je comprends je manque de t’acte, j’aurais du commencer par te présenter mes condoléances pour ta femme et ton enfant.


Ouille, je ne l’avais pas vu venir celle là, si évoquer ma femme et ma fille était une douleur bénéfique quand je me l’infligeais moi-même, elle était atroce et torturante quand elle venait d’une personne extérieure, il dut le remarquer car son regard vrilla sur les boisons que rapportait le barman plutôt que de fixer le mien qui devait être redoutable. Je serrai les jointures de la tables, désireux de me contenir, j’étais là pour savoir, pas pour me disputer avec un vieil ami. Surtout que la satisfaction de ma curiosité n’était pas le prime but de ma volonté d’en apprendre plus sur les individus qui avaient ensorcelés Gregorio, je voulais  connaitre l’étendue complet de leurs pouvoirs, s’ils avaient étés capable de tenir à distance un nouveau né et de le faire souffrir sans l’approcher, pouvait-il tuer un vampire ? Auquel cas je n’aurais pas à aller supplier les Volturi et Aro de m’éliminer, surtout que je soupçonnais ce dernier de ne jamais vouloir céder à ma requête, estimant que ma mort serait un gâchis quant au don de télépathe que je possédais et qu’il jalousait, jamais il ne se priverait d’un tel potentiel, il m’asservirait en tant qu’esclave à l’aide de Chelsea, le vampire de sa suite capable de modifier les liens affectifs, et me pousserais à oublier qu’il y eu un jour dans ma vie une Belle, une Nessie  ou une famille Cullen, ce que je ne désirais pas, je voulais mourir en conservant mes pensés et souvenirs, pas servir de pantin à une bande d’assassin légitimé par des lois érigées par eux même.


-Merci, marmonnais-je au barman alors qu’il déposait un pichet de couleur écarlate devant mon nez, ce que j’huma, avec une grimace, du sang, certes pas humains, mais frais et animal, il n’y avait aucun doute cette personne, cet humain savait.


- N’abîmez pas la table, c’est une antiquité !


Me Rétorqua-il d’une petite voix sec et sévère en me jetant un regard désapprobateur  à moi et mes mains agrippées sur le bois. Je choisis de ne pas répondre, d’une parce que cela n’avait aucun intérêt étant donné que l’homme nous tournés déjà le dos et que deuxièmement j’étais trop choqué pour répondre quoique se soit, savoir que quelqu’un sache qui j’étais sans pour autant en éprouver de la terreur, à croire que l’image des vampires avait pâlit avec le temps.


-Nous sommes à égalité il me semble que nous avons tout les deux dit ou fait des choses désagréable envers l’autre.


-Je ne pense pas t’avoir planté de couteau dans le cœur ! Rétorquais-je froid, essayant de reprendre une constance mais ce n’était pas évident. Mon ami me regarda, un sourire désolé étirant ses lèvres bleuis non pas par le froid mais par l’âge ce qui n’enlevait pourtant rien a la flamme qui illuminait son regard.


-Là n’était pas mon attention, je suis réellement désolé pour ce qui tu as connu, je sais que tu aimais ta femme autant que moi j’aimais la mienne.


D’habitude lors d’une transformation le vampire oubliait sa vie humaine passé, ou alors s’était ce qui se produisait que ce dernier fessait tout pour y parvenir, Gregorio n’avait rien fait pour l’entretenir mais pourtant les souvenirs restaient ainsi que les sentiments, un  autre aspect de la malédiction, il était condamné à souffrir le martyre pour l’éternité, dévoré par le regret d’avoir justement dévoré sa femme et ses enfants. J’hochai la tête, ne sachant pas à quelle interrogation ou affirmation je répondais, mais j’étais incapable de répondre, pas sur ça, pas avec un ton détaché, impossible. De toute façon le centenaire ne semblait pas attendre de réponse, nous nous contentâmes de nous fixer un moment dans les yeux, puis il sourit, secouant sa tête avec affection, il m’avait toujours apprécié.


-Je savais que tu viendrais me voir, tu as toujours été curieux. Et puis si cela pouvait…


Il ne finit pas sa phrase et s’empêcha de penser à autre chose si bien que je ne su jamais ce qu’il voulais laisser entendre, je guetterai néanmoins un retour possible de la pensée mystérieuse, l’esprit était tellement insaisissable que parfois nous songions à des choses que l’on croyait enfouis ou hors de porter, il ne me suffisait que d’un instant pour savoir, je souris, amusé par mes propres pensés, heureusement que personne n’était capable de les saisir, il aurait surement rit de ma puérilité.


-Alors Edward, que veut tu savoir ?


La question était tombée simplement, comme si Gregorio l’avait lâché après un long combat intérieur pourtant je n’avais rien entendu, devais-je stipuler pour autant que cette question était lâchée sur le moment ? Non certes pas, Gregorio ne fessait jamais rien au hasard, sa longue existence de tourment lui avait apprit la puissance de la sagesse et de la patience. Par quoi commencer, je voulais tellement savoir, des milliers de questions se bousculaient dans ma tête, devais-je aller à l’essentiel ou commencer par ce qui me préoccupais  depuis que j’avais mis les pieds dans cet endroit ?


-Comment cela se fait que le barman, humain, soit au courant de notre existence ?


A ma question, Gregorio répondit par une autre question, cette technique n’était pas sans me rappeler la mienne quand je désirais éluder une question trop gênante ou dont je ne possédais pas encore la réponse.


- Connais-tu mon histoire Edward ?


Je résistai à l’envie de lui faire remarquer qu’il n’avait pas répondu à ma question, mais je pris le partit de me taire cette fois-ci, sentant que j’aurais les réponses à mes question sans avoir besoin de me mettre à dos le vieil ami de mon père.


-En partit, comme je te l’ai souvent écris, Carlisle nous a raconté ton histoire mais il se doutait que toi-même lui avait caché certaines choses.


Gregorio hocha de la tête, avec un sourire satisfait, bien sur qu’il gardait des secrets, cela se lisait sur son visage, ce qui le réjouissait aussi, apparemment il appréciait que quelqu’un s’intéresse suffisamment à son histoire pour essayer d’en démêler la vérité, je n’allais pas contredire cette joie futile qui me contrariait, cet homme était seul depuis tellement de temps, il était normal et légitime qu’il appréciât qu’on s’intéresse à sa petite personne.


-Ah, j’ai toujours su que je l’avais intrigué, bien sur contrairement à toi Carlisle à toujours étais d’une pudeur et d’une politesse sans faille quand à la vie de ses amis. Je l’ai toujours admiré pour cela, il ne peut exister sur Terre d’homme meilleur.


Je n’allais pas le rappeler à l’ordre alors qu’il complimentait la personne que j’admirais le plus au monde moi aussi, après tout cela serait faire preuve de l’impolitesse dont il semblait m’accuser, bien que selon moi je m’étais toujours montré comme le plus courtois du monde.


-C’est pour cela que je t’ai proposé de venir, j’ai une dette envers ton père.


J’étais curieux, de quelle dette pouvait-il bien s’agir, et en quoi m’apprendre la vérité l’acquitterait de sa tête envers Carlisle.


-Je connais tes desseins, je les ai eu avant et les auraient après toi. Tu veux mourir, tu penses que mon histoire et les gens qui ont fait de moi ce que je suis peuvent t’y aider…


Je ne cherchai pas à le démentir, à quoi bon, la vérité était là, tout le monde l’avait sentit à la maison, j’étais instable depuis la mort de Bella, mais une fois que Nessie  m’eut quitter il était évident que j’avais définitivement basculé dans les limbes de la folie, Carlisle avait sans doute trouver bon de demander de l’aide auprès de son vieil ami, de l’aider à me trouver une échappatoire, et quoi de mieux que de satisfaire des questions aussi vieil que celles-ci ? Je ne pouvais pas blâmer l’idée de mon père, elle était excellente, bien sur il avait du agir à la suite d’une vision d’Alice, qu’avait-elle vu à mon sujet ? Une réussite ou un échec ? Allais-je enfin trouver la mort ?


-Jamais ils ne consentiront à ta requête. Néanmoins je m’en vais te raconter ce que j’ai découvert, cela sera ensuite à toi de voir ce que tu veux faire.

Trailer Chapitre 5

le 11/03/2009 à 14h13
Ne manquez pas la suite d'A l'aube de la vie ce samedi 14 mars ! En attendant je vous propose comme toujours une petite vidéo pour vous donnez un léger apperçu de ce qui se passe dans ce chapitre ! Enjoy ! Merci à ceux qui suivent l'histoire et surtout à toi Lili pour tes commentaires !

Chapitre 4

le 07/03/2009 à 12h31

Chapitre 4 : L’étrange histoire de Gregorio.




 



Quitter la famille avait été moins douloureux que je ne le pensais, il faut dire que je l’avais déjà fais auparavant et que j’avais toujours eu l’âme d’un solitaire, seule Bella et son amour avait pu remédier à cette partie de mon caractère, bien sur Esmée avait fondu en larmes, enfin pas concrètement puisqu’elle ne le pouvait pas, mais ses yeux étaient devenus vide, sa bouche s’était affaissée et elle avait secouait ses épaules comme si elle était en proie à des sanglots invisibles, Carlisle s’était contenter d’hocher la tête, signifiant par là qu’il comprenait et avait pris sa femme contre lui afin de soulager sa peine, Rosalie et Emmett m’avait serré brièvement contre eux, Alice et Jasper, eux s’était contenté d’annoncer qu’eux aussi quittait la villa, désirant faire un tour en France, là où, aux pensée d’Alice, ils seraient le plus prés de moi, j’en concluais donc que ma destination était l’Europe, bien que je n’avais toujours pas arrêter de choix, Alice l’avait vu dans le futur et sa pensée ne fessait que devenir matière à la mienne.


Je les avais quittés sans trop de peine, prenant avec moi un simple sac de voyage en cuir marron dans lequel j’avais prit quelques vêtements, les Cd et livres de Bella, nos photos de famille, je n’étais pas matérialiste, d’ailleurs j’avais même laissé les clefs de ma Lamborghini à Rosalie, sans trop de peine, je ne voulais m’encombrer de rien, ce voyage, le reste de ma vie devait me servir à racheter ma condition, et à rendre grâce auprès de Dieu afin qu’il m’accepte auprès de ma femme et ma fille au paradis.


Je me rendais à l’aéroport du Colorado, voyager par les airs était sans doute plus rapide que de traverser l’océan Atlantique à la nage, quoique cela ne me fessait pas peur, mais néanmoins valait mieux ne pas risquer d’être vu par un humain et d’être dénoncer aux Volturi, je ne tenais pas à mourir avant d’être sur de rejoindre les miens. J’avais prévu un vol de nuit, rien ne servait d’effrayer les passager avec une peau brillant comme des milliers de diamants et des yeux noirs dévastés, la nuit tout les chats sont gris, l’adage m’était familière depuis tellement de temps….


-Bon  voyage Monsieur Cullen. Me répondit une hôtesse aux joues roses et pleines et à l’air de poupée blonde avec une voix sensuelle où transparaissait sans gêne ni faux semblants l’intérêt que lui procurait ma personne. N’importe qu’elle personne se serait sentit flatter d’attentions semblables, de flirt à tout va, de minaudée, mais je n’étais pas de ces personnes, contrairement à Rosalie je n’appréciais pas qu’on me reluque, qu’on bave devant mon incroyable beauté, elles ne pouvaient pas savoir ces humaines combien mon apparence séductrice cachée en vérité le tueur que j’étais, un prédateur à la force, la vitesse incroyable, capable de tout, et surtout du pire. Je réussis néanmoins à composer un sourire sur mon visage, sans doute pas assez réussis puisqu’elle grimaça, peut-être s’était-elle rendu compte de l’indifférence et de l’ennui qu’elle me donnait. Je récupérai mon billet, et jetai un coup d’œil aux écrans d’annonce de départ, le vol pour l’Angleterre aurait quelques minutes de retards, je soupirai, je détestais attendre surtout au milieu d’une foule d’humain. Non que leurs odeurs soit telle que j’avais peine à me retenir de les mordre, non à celle j’étais habitué, ils n’étaient rien pour moi, aucune tentation, aucun danger, la seule chose qui m’agaçait chez eux était l’importance que prenait leur petite personne, toutes leurs pensées étaient tournées vers leurs petites vies banales, et ils geignaient comme des martyres pour des choses insignifiante ; un rendez vous d’affaire, une promotion, une dispute conjugal, des soupçons d’infidélité… tellement de choses si peu importante. Ils vivaient sans savoir, sans rien craindre, passant à côté du banc sur lequel je m’étais assis, sans se rendre compte qu’il frôlait la mort, aucun danger, aucune peur, rien mis à part eux.  Plus je les observés, plus je les haïssais, je n’étais jamais parvenu à un aussi haut degré d’intolérance envers cette espèce, en deux cents ans d’existence, le genre humain ne m’avait jamais autant dégouté, à un tel point que même d’envisager la saveur de leurs sangs me révulsaient. Comment pouvait-il se plaindre alors qu’ils avaient encore toutes leurs familles autour d’eux ?


Lui, s’inquiétait pour sa réunion de midi, alors qu’une fois rentrée chez lui sa femme l’attendait surement, elle, se rongeait les sangs pour sa coiffure, pleurait-elle à son amant ? Un autre se demandait s’il aurait le temps de passer chez le teinturier, une autre chez son dentiste, parce qu’elle souffrait d’une petite douleur à la gencive… Leur nombrilisme était tellement assourdissant, ne voyaient-ils pas combien ils devraient être heureux plutôt que de se lamenter ? Ne voyaient-ils pas comment moi je souffrais ? Moi assis, là, seul, inconnu au milieu de la foule, sans personne, sans rien d’autre qu’un sac de voyage, et des siècles de souvenirs.


Je ne puis m’empêcher de soupirer, regardant un couple s’enlacer après des mois de séparation, heureux, unis, amoureux, je ne m’attarda pas longtemps, notant cependant chaque détails de leurs personnes, chaque recoins de leurs âmes, et les battements de leurs cœurs battant à l’unissons, j’avais ma réponse, je les enviais, sinon comment expliquer cette haine subite ? Je les enviais d’être insoucieux, vivant, mortels, humain ? Ils n’étaient pas des statues figées dans le temps, ils n’étaient pas condamnés à survivre à ceux qui les quittaient, ils pouvaient partir, ils étaient libre…


- Tout les passagers pour le vol 115 sont priés de procéder à l’embarcation porte 4, merci.


Je grimaçai, la voix stridente du haut parleur venait de m’agresser les tympans avec une telle force que j’aurais pu croire à un coup monté destiner à me rendre plus furieux que je ne l’étais déjà, peut-être qu’Esmée les avaient payés pour me retenir et me garder à elle, je souris en pensant ainsi à ma mère, conscient de lui briser le cœur mais ne pouvait faire autrement, ainsi allait la vie. Je me demandais si avec le temps je ne devenais pas fataliste. Je glissais parmi les passagers, tachant de ne pas les frôler, de ne pas leurs montrer ma différence, dans la file, une mère tenait son enfant  contre elle et le serait jalousement contre son sein, Bella n’avait jamais eu l’occasion de faire une telle chose avec Angie, la mort l’ayant emmenée trop tôt, je frissonnai, penser à cela m’était toujours aussi douloureux, on n’effaçait pas les regrets d’un coup de baguette. Je ne pus m’empêcher d’écouter, de tendre l’oreille aux mots tendres qu’elle chuchotait au creux de l’oreille du bébé, essayant de prêter ses traits à ceux de Bella et donnant à sa voix grave les intonations de Bella.


-Tout se passera bien mon cœur, ma petite chérie.


Mais femme n’avait jamais eu l’occasion de dire cela, de susurrer des mots doux  à notre fille, ce rôle, c’était Rosalie, Alice ou Esmée qui l’avait joué, comme la vie était injuste.


-N’aie pas peur Isabella.


Finalement j’aurais préféré ne pas entendre, pour ne pas tressaillirent comme je venais de le faire en entendant ce nom, Isabella, tant de chagrin était relié à ce prénom, trop de souvenir, d’amour, de regrets, Isabella Swan, l’amour de ma vie à jamais disparu. Je fermai les yeux, serrant les poings, ne voulant plus en entendre davantage, maudissant ma curiosité, mon masochisme, désirant plus que tout ressentir la douleur qu’avait engendré ce prénom prononcé par une inconnue, entendre  a nouveau sa musicalité pour me le rendre plus vivant, souffrir pour ne pas oublier.


-Vous avancez ou  quoi ? Gronda un homme d’une cinquantaine d’année, petites moustaches grises, lunettes rondes, parka beige, chapeau gris, en interrompant les tendres murmures de la femme, et en la sortant de son moment de complicité maternelle, j’eus envie d’assommer l’homme tandis qu’elle se repentait en excuses puis avançait vers l’hôtesse, la tête bien droite, les épaules raides, tendant son passeport et serrant sa jolie poupée contre elle, je n’aurais plus l’occasion d’entendre sa voix prononcer le prénom de Bella. Maudit humain, toujours pressé.


« Et parfois il me prend des envies soudains de fuir dans un désert l’approche des humains », je ne me qualifiais pas de misanthrope et pourtant je commençais réellement à m’identifier à cet Alceste de Molière, maudissant l’espèce humaine et ne réclamant que la paix du désert loin des sociétés d’hypocrisie.



 



Les heures de vols ne furent pas un problème, bien sur je devais feindre le sommeil, feindre l’humanité mais c’était un rôle que j’avais tellement exécuté qu’au final j’aurais pu le faire les yeux fermer, j’atterrissais à l’aéroport de Londres à 10 heures trente, me mêlant à la foule, heureusement aujourd’hui le temps était au brouillard sur le sol Anglais, ce que je pris pour un bon présage, je n’aurais pas à me terrer dans les souterrains en attendant la nuit, le folklore vampirique était très peu à mon gout, Londres, je n’y avait jamais mis les pieds jusqu'à maintenant, la ville était très loin de l’austérité qu’on lui prêtait souvent, elle était certes classique et riche, avec ses grandes rues pavés et ces maison 19° en brique grise ou beige mais pleine de vie, d’inattendue, ses taxis de toutes les couleurs étaient un plaisir des yeux quand ils se mêlaient à la circulation des voitures luxueuses gravitant autour de Buckingham Palace,  ou des doubles decker, ces magnifique bus impérieux à deux étages qui fessaient la fierté du peuple anglais, peut-être en rajoutais je un peu, les anglais préféraient sans doute davantage leur tea time et leurs Queen Elizabeth mais moi je trouvait tellement de charme à tout cet ensemble que j’étais conquis, à croire que j’avais toujours était Anglais, mon prénom lui-même est anglo-saxonne, héritage d’une lignée anglaise ? Peut-être, après tout je ne savais que très peu de chose de mon passé, tout était tellement flou. Je me fondais dans la foule, imitant leurs pas pressés, détaillant du regard certain, cette foule était tellement hétéroclite, en américain, les gens avaient plus ou moins un look similaire, ou du moins chaque ville avait son appartenance culturelle, ici tout semblait venir d’un autre monde, il n’y avait pas de bon ou de mauvais look, simplement la liberté, à croire que finalement ce n’était pas nous, américain qui était trop puritain, trop profondément ancré dans nos positions. Je passais toute l’après-midi dehors, marchant dans les rues, me comportant comme n’importe quel touriste, observant Big Ben, me prélassant sur les bords de la Tamise devant les Tower Bridge, quoique je n’étais pas certain qu’un simple touriste puise faire une telle chose… Quand la nuit tomba, je m’étais aventuré dans un coin plus malfamé de la capitale, non pas par erreur, je ne commettais jamais d’erreur, mais j’avais rendez vous avec un ami de la famille. Mon père avait fait le tour du monde, au sens propre, il avait vu tout les pays, entrepris toute sortes de choses, seul ma création puis celle d’Esmée l’avait fixé, mais avant cela il voyageait,  s’attardant par endroit, ne fessant que passer à d’autre. Il avait vécut de nombreuses années en Angleterre, pas à Londres même, villes détestable durant les années 1800, mais à Edimbourg, une province prés de Glasgow, bien plus au Nord, le climat y étend plus pluvieux, humide et frais, préférence naturelle pour nous vampire qui ne désirions pas rester caché toute notre vie (non pas que nous fuyons le soleil, personnellement, j’adore son contact sur ma peau). C’est à cette époque, qu’il avait rencontré Gregorio Dickens, Ecossais de base, exilé en Angleterre pour avoir mangé tout un village, triste histoire, néanmoins Carlisle, d’une nature pourtant très bonne, avait noué des liens d’amitiés avec l’homme, qui lui avait apprit toute sorte de chose, sur un monde que mon père n’aurait jamais imaginé…


Et pourtant Carlisle n’était pas quelqu’un qu’on pourrait qualifié d’obtus, buté ou d’étroitesse d’esprit, être transformé en vampire et avoir fui en se trainant pour ne pas que votre propre père ne vous abatte, cela fessait changer les gens, mais jamais au grand jamais il n’aurait pu croire qu’il exista sur Terre davantage de créature que les vampires ou les loups-garous, pour lui le monde était déjà suffisamment obscure et imprégnait d’irréelle pour qu’en plus vienne s’y greffer des personnages de conte de fées.


Un soir, alors qu’il rentrait d’une visite médicale dans une petite chaumière à la sortie du village, Carlisle s’était sentit épier, pas de quoi l’inquiéter, il était intouchable, fort, immortel, Gregorio, avait bondi, toute griffe dehors, le visage féroce, les yeux sanglants, la faim le poussant, il n’avait même pas prit garde à la nature de sa victime, la soif le rendant aveugle et insensible, Carlisle n’avait pas eu trop de mal à la repousser, d’un coup d’épaule il avait jeté l’adversaire au sol, de cette mauvaise aventure était née leur amitié.  Le vampire avait plus de 300 ans, son histoire était sans précédent, terrible ; il avait grandit dans un petit village, paisible fermier cultivateur de pomme de terre, pas mauvais pour un sous, seulement un peu trop vénal, un soir un riche Seigneur habillé de noir avait débarqué dans la petite place, il était beau, riche, sa voix avait des accents séductrices, il s’adressa à Gregorio, enviant son trésor le plus précieux, sa fille ainée Catherine, une charmante blonde aux grands yeux émeraude, une beauté sans pareil que le seigneur avait tout de suite remarqué, il offrit toutes les richesses du monde à Gregorio en l’échange de la main de sa fille, mais le paysans, sentant la passion du Seigneur pour son humble fille, en voulut toujours plus, obnubilé par son avarice il ne vit pas la lassitude et la colère s’insinuer dans le cœur du riche courtisan. Un soir Gregorio se réveilla, en sueur, un brasier ardent lui brulait les veines, accélérant son cœur, il ne vit que des silhouettes floues autour de lui, ce ne fut seulement au bout de trois jours que la brulure cessa, il reprit conscience, ces sens d’avantages développés, il constata alors qu’il était attaché, face à lui se tenait le seigneur courroucé et les membres de sa famille, tous attachés à des arbres autour de lui, Gregorio n’était qu’un pauvre humain comment aurait-il pu savoir qu’il avait offensé la plus vile et la plus dangereuse créature qui soit.


-Tu te croyais au dessus de moi paysan, maintenant tout ce que tu auras c’est le privilège doter toi-même la vie à ceux que tu aimes…vois comme je suis miséricordieux. Ainsi avait parlé l’immortel qui venait de l’engendrait, il se souvenait d’avoir alors ressentit une faim dévorante lui irriter la gorge, sa force s’était décuplé et il avait brisé ses liens, l’immortel était resté droit au milieu de la carrière que formait les arbres en cercles, Gregorio avait dévorer ses propres enfants, commençant par sa fille ainée la douce Catherine, son benjamin le petit Arthur, puis deux autres filles à peine nées, il se souvenait encore de leurs cris, celui de sa femme surtout, déchirant, suppliant, apeuré, et le rire du vampire qui l’avait engendré, musique de fond le poussant dans son délire sanguinaire, incapable de s’arrêter et ivre de sang, Gregorio avait ensuite décimé son village, ses amis, ses parents, ses voisins, il ne resta plus âme qui vive. Mais la vengeance du vampire n’était pas encore consommé, irrité la colère d’un vampire est une chose, celle d’un noble de pouvoir en est une autre, il relata alors l’histoire de cet homme, qui fou de colère et possédé par le démon a dévoré femme et enfants pour sucer leur sangs, cette parvint un jour aux oreilles avisées d’un groupe de nomades de voyage dans la province, munit de baguette en bois ils se dirigèrent vers le village dévasté, Gregorio ne put rien contre eux, bizarrement il se retrouva paralyser, puis comme assaillit par des coups invisibles donnés par un adversaire 100 fois plus fort que lui il s’était tordue de douleur aux sols, il ne se rappelait pas les paroles professaient par les individus justicier alors que son corps était soumis à la douleur, seul la phrase clair et latine d’une femme âgée lui revenait en mémoire, comme un litanie, un mauvais sort :


- Que la faim te consume, toi dont le sang abreuve, qu’a chaque personne que tu désir mordre ton être souffre milles fois le martyre encourut aujourd’hui. Puis ils avaient disparus, comme volatilisaient dans les airs, craignant un délire, Gregorio avait quitté son village, cependant il ne prenait pas aux sérieux cette vision et la mise en garde, il chassa, poussé par la faim, une faim qu’il ne put contenter qu’en durant des souffrances atroces, alors petit à petit il apprit à ne plus manger, à se contenter des cadavres frais, et de leurs sangs douteux.


Parvenu à ce point du récit mon père me rapportais qu’il avait  alors nourrit une énorme curiosité aux sujets des individus qui s’en étaient pris à Gregorio, des individus humains, qui plus est, qui avaient réussis à terrasser un vampires nouveau née, mais il n’avait jamais pu en découvrir davantage auprès de Gregorio, le vampire refusant d’en évoquer davantage bien qu’il devait en savoir davantage, ayant passé de nombreuses années à essayer de retrouver ses personnes ou les héritiers afin qu’ils lèvent la malédiction, Gregorio, avait une théorie à ce sujet, la seule qu’il eut osé exposer à mon père ; il existait dans le monde des êtres dotés de pouvoirs dépassant la simple nature vampirique, des humains, capables de pouvoirs, de magie.

 




 


Trailer Chapitre 4

le 04/03/2009 à 19h27

Je sais que pour l'instant mon histoire parle plus de twilight que d'Harry Potter cependant vous allez vous rendre compte que cela va vite changer, soyez attentifs donc à ce trailer annonçant le chapitre 4 ! Enjoy

Chapitre 3

le 28/02/2009 à 09h29


Chapitre 3 : Les closes du contrat.





Les années filèrent sans que je m’en rende compte, je passais le plus clair de mon temps à me soucier de ma fille, elle qui grandissait si vite, je l’entendais à l’étage du haut, rouspétant contre sa tante Alice qui tenait absolument à relever ses cheveux en un chignon alors qu’elle-même aurait préférée voir ses cheveux tombés en anglaises, j’entendis un gros soupir et une porte qui se claquait, nulle doute à avoir quant au vainqueur de ce combat de gout ; ma fille était un adversaire redoutable. Avec le temps elle était devenu encore plus belle (oui cela se pouvait), gagnant en grâce et charme, même pour notre espèce elle était irréaliste, ses longs cheveux bruns tombant en cascade sur ses épaules, ses yeux couleurs chocolat/or, son visage d’ange parfait en tout point, son sourire avait le pouvoir de raser un village tant il était énigmatique, pure, époustouflant, j’avais eu d’ailleurs du mal à effrayer les soupirants qui passaient la porte de notre maison du Dakota du Nord  heureusement je n’étais pas seule, Jacob, en effarouchait plus d’un avec sa carrure imposante qu’il devait à son ossature de loups sans parler de la hargne qu’il mettait à les flanquer dehors en les injuriant et en les menaçant de les tuer s’ils touchaient à sa copine. Car même avec le temps des années, le loup-garou n’avait pu se défaire de l’imprégnation, Nessie et lui était fait l’un pour l’autre, comme moi je l’avais été pour Bella. Bella, évoquer son souvenir était moins pénible, je m’étais pendant longtemps interdis de l’évoquer de peur de flancher devant ma fille et de l’accabler davantage de chagrin, cependant on ne pouvait rien cacher à Nessie, elle avait hérité de mes dons et savait transpercer les pensées, aussi bien si ce n’est mieux que moi encore. Je l’entendis venir avant même que la porte de sa chambre se refermait, elle foulait le sol avec grâce descendant lentement les escaliers de marbres, je ne pu m’empêcher de lui sourire, elle était si belle, elle me rendit mon sourire, c’était dans des moments comme celui là ,quand elle le souriait de toute ses blanches dents et que j’entendais son cœur battre contre sa poitrine, qu’elle me rappelait tant sa mère, mon cœur se serra l’espace d’un instant, elle sembla le deviner car déjà son sourire perdait de son éclat.


-Ne t’arrête pas pour ton vieux père. Protestai-je alors qu’elle m’avait rejoint pour déposer sur ma joue glaçée un baiser, elle se recula avec un sourire mutin, j’adorais la voir sourire, les yeux brillants, j’adorais la voir vivre, ma fille, mon trésor.


- Mon vieux père plus jeune que moi !


La voila qui recommençait, elle avait atteint ses 18 ans, dépassant officiellement l’âge dans lequel j’étais figé, sa remarque m’en rappela une autre beaucoup plus lointaine, celle d’une autre personne, cependant contrairement à sa mère, Nessie ne refusait pas de vieillir, elle n’avait pas peur de prendre des rides, de voir ses cheveux blanchir puisque ,comme elle, Jacob vieillissait. Je voyais l’échéance de sa vie arriver à pas de velours, beaucoup trop rapidement à mon gout, que serais je sans elle ? Ma vie n’aurait plus aucun but… Je ne devais pas penser à cela, elle l’entendrait et serait triste, son malheur était la dernière chose au monde auquel je voulais contribuer, je l’attirai à moi passant un bras autour de sa taille, ramenant sa petite tête contre mon épaule, embrassant sa chevelure brune.


-Tu vas me manquer ma chérie.


-Ne dis pas ça comme ça, tu pourras toujours venir me voir, on n’est pas obliger de se quitter papa.


J’aurai tellement voulu lui dire oui, lui dire que je resterais pour toujours avec elle, mais elle ne pouvait déménager indéfiniment, et puis plus elle vieillissait plus elle ne pouvait passer pour ma petite fille, à moi immortel vampire.


-Tu sais qu’il le faut Nessie, comme tu l’as dis je parais plus jeune que toi…les gens finiraient par jaser…


-J’en ai que faire, je t’aime papa !


-Moi aussi ma puce…moi aussi.


Et c’était justement pour ça que je devais m’éloigner, elle aimait Jacob, qui le lui rendait bien, j’aurai été égoïste de m’imposer, ce combat je l’avais perdu tout comme le loup-garou l’avait perdu avant moi avec Bella, le destin de Nessie était d’être avec Jacob, le mien avec Bella. Le sort était ironique, longtemps Bella avait été partagée entre moi, son amour, sa drogue comme elle m’appelait et Jacob, son meilleur ami, son soleil, sa source de joie, finalement ce n’était qu’un juste retour des choses, la Bella de Jacob lui était rendus à travers Renesmée, sa fille, moi je devais me contenter de rester à distance, juste retournement des choses.


-Ce n’est pas pareil ! Protesta-t-elle avec un soupir en se serrant davantage contre moi, interceptant mes pensées encore une fois. Tu es mon sang…enfin… l’expression est peut-être mal choisit mais tu es mon père, jamais je ne pourrais te mettre dans un coin de ma tête. Jamais !


Je ne répondis rien, j’avais envie de la croire, comment ne pas la croire ? Même si je savais que dans quelques temps je ne serai plus qu’un souvenir ainsi va la vie.



 



Ma fille mourut un 5 décembre, j’étais restée à son chevet, la maladie, la vieillesse avait finit par l’emporter, elle n’avait pas perdu son incroyable beauté malgré l’âge, les rides, les soucis, elle était toujours ma petite princesse, mon petit bout de paradis, malheureusement elle m’avait quitté comme sa mère il y a de cela un siècle maintenant, je me retrouvais totalement et irrévocablement seul. Bien sur ma famille était toujours là, Alice, Carlisle, Esmée, Rosalie, Emmett et Jasper n’avait pas vieillis, n’avait pas bougé, mais étaient-ils encore ma famille ? Certes je les connaissais depuis toujours, nous avions tellement vécut ensemble mais maintenant que mon pauvre cœur était définitivement brisé, pouvais-je encore rester avec eux et entraver leurs bonheurs ?


Bella m’avait fait promettre de ne pas me tuer, de veiller sur Angie, le contrat était-il terminé ? Pouvais-je enfin en finir, me rendre en Italie pour provoquer les Volturi, puissante famille vampirique, et rencontrer le repos éternel de la mort ? Etais-je enfin libérer de ma parole ?


Je contemplai, sans ne rien voire pourtant, l’étendue limpide du lac de notre propriété du Colorado, ici je pouvais recommencer une nouvelle comédie si je le voulais, Emmett, Rosalie, Jasper, Alice et moi étions déjà inscrit pour l’année scolaire à venir, mais le pouvais-je encore ? Avais-je encore la force de jouer la comédie, de faire comme si j’étais un simple adolescent de 17 ans, alors que ma fille venait de rejoindre sa mère au ciel au bout de 100 ans d’existence ?  Non, tout cela était trop, même pour moi, je n’aurais jamais assez de cynisme pour réussir, jamais assez de force, jouer la comédie encore et toujours alors que celle qu’il me restait m’avait quitté elle aussi, cela m’était impossible.


A croire que ces temps-ci ma vie n’était qu’une succession de déchirure, d’impossible, d’épreuve, de sanglots improbables, je n’avais jamais autant souffert, même l’agoni de la grippe Espagnol qui m’avait rongé avant que Carlisle ne me transforme n’était rien. Je soupirai tournant mon visage vers le soleil afin que celui-ci ne me réchauffe mais ma peau était imperméable à ses douces caresses, soudain une envie de cirer s’empara de moi, celle de crier ma douleur, ma tristesse, ma rancune, mais à quoi bon, je n’avais plus personne…


« Il te reste tes petits enfants ». Cette voix cela fessait tellement longtemps que je ne l’avais pas entendu, Bella, je reconnaitrai les inflexions de son timbre entre miles et ceci n’avait rien à voir avec le fait que je possédais une ouïe ultrafine, elle m’était tellement familière, tellement ancrée au cœur, ce dernier vibra alors ou du moins c’est ce qu’il me semblait même si techniquement cela était impossible, je tendais l’oreille espérant l’entendre de nouveau mais rien ne venait, peut-être étais ce seulement le fruit de ma peine, un délire , si c’était le cas c’était la plus douce des folies.


«  Je ne veux pas que tu meurs Edward. Une existence sans toi, n’est pas une existence »


J’écoutais, attentive au phénomène, n’osant croire que cela fusse bien sa voix qui s’adressait à moi et pourtant, personne au monde n’avait une telle chaleur, mais en même temps une telle retenue, de la candeur et de la grandeur, un timbre légèrement chevrettant mais ambré d’une musicalité unique, les années avaient eu beau passer je me souvenais de cela aussi clairement que la saveur de ses lèvres pressés sur les miennes, du rythme à laquelle battait son cœur, la symphonie que produisait son sang pour moi, sa chaleur, son odeur, tout cela fessait partit de moi pour l’éternité, protégé par ma mémoire infaïble et mes sens surnaturels.


« Allez cesse de faire l’enfant »


Tout ce que tu veux mon amour, mais parle encore, entendre ta voix est si bon, si tu savais comme tu me manque, je criai cela en pensée, conscient que je m’adressais à personne, que personne ne m’entendrait mais je voulais y croire, je voulais penser que c’était elle qui de la haut me gourmandait comme elle le fessait avant qu’elle ne disparaisse, à sa manière têtue et revêche, elle qui pourtant n’était qu’une humaine face au monstre que j’étais.


«  Tu as promis de ne pas mourir, tu te souviens, tu dois veiller sur ta famille ! »


Ma famille, quelle famille ? Je n’avais plus personne.


« Tu es injuste pour Esmée, Carlisle et les autres. »


Je souris, c’était tellement elle ça, me disputer alors que je n’allais pas bien et que je pensais sérieusement à en finir avec la vie.


« Et puis tu n’as pas tout découvert… »


Elle avait raison j’étais encore loin du but de mon existence, ma quête, cela va sans dire que c’était avant qu’elle ne foule ma vie de ses pas gauches et attachant, avant de rencontrer Bella j’avais eu le rêve de tout découvrir , de connaitre tout les savoirs de la terre, de pouvoir résoudre ses mystères et d’en épouser son histoire, j’étais à l’heure actuelle encore bien loin de tout ce qu’elle offrait, m’étant cantonné au seul continent américain, n’ayant pas ou quasiment pas découvert les merveilles d’Afrique, d’Asie ou d’Europe, ignorant tout de la peinture, du cinéma, de l’architecture ou d’autre domaines, mon savoir était encore incomplet bien que déjà très supérieur à celui qu’aurait pu posséder un génie. Je l’entendis rire, dieu comme j’avais oublié que son rire était la plus belle de toute les musiques, j’en aurais littéralement pleuré, comment quelqu’un pouvait-il vous manquer à ce point ?


« Tu vois, il te reste beaucoup à faire, et puis Nessie t’en voudrais si tu ne découvre pas la genèse des vampires, cela là toujours fasciné, tout autant que Carlisle d’ailleurs »


Si tu crois que je vais rester à moisir sur Terre sous prétexte de faire quelques découvertes, tu te mes le doigt dans l’œil Bella.


Elle ne répondit pas, l’avais-je fais fuir ? Je m’inquiétais, me maudissant et gémissant tour à tour, puis je retombai sur le banc en bois qui tangua sous mon poids, j’étais sot, je déraisonnait, tout ceci n’était pas Bella, seulement mon inconscient qui me rapportais ce qu’elle m’aurait dit si elle avait été encore là prés de moi, tout ceci n’était que chimère. Et pourtant petit à petit je me rendais compte que là n’était pas ma croix, que je ne devais, et ne pouvais pas mourir, si cela était impossible aux gens de mon espèce il devait y avoir une raison, nous devions subir la mort d’autrui, de nos êtres chers sans jamais pouvoir les rejoindre, ultime punition, châtiment visant à nous punir de l’aberration de notre nature assoiffée de meurtre et de sang, Bella avait gagnée le paradis car elle était un ange, Nessie l’avait surement rejointe, moi j’avais tué, la damnation terrestre était ma seule destiné, qu’importe ce que pouvait croire Carlisle, il n’existait pas de paradis pour des créatures comme nous, il ne devait pas en exister. En acceptant de rester envie et de survivre à Bella je n’avais pas respecté son contrat, j’avais suivit celui passer avec Dieu, la mort ne devait pas être un cadeau pour des gens comme moi, elle devait nous être douloureuse, pénible, c’était sans doute pour cela qu’il était si difficile de nous tuer, sauf si on avait recourt à une extrême barbarie.


Parvenu à ce point de réflexion, ma décision était prise, je n’irai pas à l’encontre des préceptes de Dieu, je devais vivre, et souffrir tel était mon destin, tel le serait.

Trailer Chapitre 3

le 26/02/2009 à 01h21
Histoire de vous mettre l'eau à la bouche, voici un petit trailer du chapitre à venir d'A l'aube de la vie. J'ai mis pas mal de temps à faire et à poster cette vidéo aussi j'espére qu'elle vous plaira et vous donnera envie de lire la suite de mon histoire ce samedi.

Chapitre 2

le 01/02/2009 à 21h34

Chapitre 2 : Et la vie continua.




 



Les premiers jours sans elle furent atroce, si j’avais  ressentis le besoin de respirer pour vivre j’aurais pu aisément dire (pour reprendre une quelconque apostrophe d’un héro romanesque de la littérature) que chaque bouffées d’airs brulaient mes poumons et ma gorge ou encore que l’air que je respirais sans elle m’étais insupportable, or j’aurai fais du romanesque là où il n’y avait pas puisque je n’éprouvais pas la nécessité de respirer, à quoi bon jouer la comédie je n’étais pas humain, je ne pleurais donc pas, ne me tuais pas à petit feu parce que je ne fermais plus l’œil, non je vivais, mon corps allait bien, rien en moi ne traduisait ce qui avait eu lieu, son départ, son trépas, j’étais là comme s’il ne s’était rien passé. Pourtant je n’avais pas besoin de respirer pour souffrir, je n’avais pas besoin de ne pas dormir, je souffrais c’était un fait, cela n’avait d’ailleurs rien de comparable. Mon cœur, bien que mort et ayant cessé de battre littéralement depuis un siècle, était brisé, anéantit, comme s’il ne fessait plus partit de mon être. Mon esprit était vide, n’éprouvant aucun désir, aucun besoin, ne produisant aucune pensée, malgré le fait indéniable que j’étais vivant, au sens littéraire du terme, je ne semblais plus l’être au sens figuré, j’étais une loque, une ombre.


Cela fessait quelques semaines que je n’étais pas sortit, même la soif ne me poussait pas dehors, j’entendais parfois les pensées de ma famille, et le grattement imperceptible de leurs griffes sur la porte, me conjurant de sortir m’abreuver un peu, de leurs faire signe, de leurs montrer que j’étais vivant, mais à quoi bon jouer la mascarade, je ne l’étais plus puisque elle n’était plus.


J’étais allongé, les bras derrière la tête, les yeux fixés sur le plafond blanc, écoutant en boucle les Nocturnes de Chopin ou les douces valses de Vivaldi, la musique classique me rappelant la douceur de la peau de Bella, la soie de ses cheveux, l’or de son sourire, personne n’avait jamais aimé comme je l’avais aimé, personne ne le pouvait, un amour comme le notre aurait du être infinie, digne d’être retranscris par la plume d’un romancier et d’être lut par des milliers de lecteurs qui auraient frissonnée d’un seul mouvement aux péripéties de notre passion, bien sur la fin aurait été modifiée, la fille ne serait pas tombé enceinte du garçon vampire, elle ne serait pas morte, mais figée dans la beaux de ses vingt ans pour l’éternité et ensemble, ils auraient vécut un amour sans faille et sans limite. Mais la vie n’était pas un roman, cela je l’avais compris, elle était trop injuste et imparfaite pour l’être.


« J’arrive mon bébé, le repas est là », Rosalie avait été une véritable pour mère pour notre enfant, son désir de maternité à jamais frustrée par sa métamorphose s’était vu exaucé par la mort de ma Bella et mon refus de paternité, elle et Esmée se chargeaient de ma fille, la nourrissant, la soignant, la comprenant tandis que moi je restais là, les yeux mornes, l’esprit vague, emplit d’amertume et de souvenir de ma Bella.  «  Que dirais Bella si elle le voyait comme ça », une autre pensée, celle d’Alice, elle aussi était morose depuis la mort de ma femme, sa meilleure amie, la seule qu’elle n’avait jamais connu, je pouvais sentir et partager sa peine, semblable à la mienne, je percevais également son désespoir quant à mon attitude, elle savait que Bella aurait refusée de me voir ainsi, laissant notre enfant à d’autres soins que les miens, mais je ne pouvais me résoudre à toucher l’enfant responsable de sa mort, combien même je lui avais promis d’en prendre soins.

 



Selon moi je n’avais pas faillit à ma promesse certes je restais à distance et ne prenais aucune part à la vie du nouveau né mais je savais qu’en le confiant aux soins des femmes du clan Cullen, le bébé était plus qu’en sécurité et choyé comme il le devait, je n’étais pas mort j’avais respecté ma part du marché.


Quelques parts de la maison des cris retentirent, je ne frissonnai pas  ni n’exécuta aucun mouvement pour aller prendre conscience de ce qui se passait, après tout  cette maison était remplit de vampire compétant aux dons extraordinaires que pouvait-il se passer ? Surtout que ces cris étaient familier à mon oreille maintenant, il s’agissait ceux de ma fille, qui hurlait à tout vent pour qu’on la nourrisse, d’ailleurs ,déjà , elle s’apaisait, calmée par les bras réconfortant et maternelles de Rosalie,  cela me fit me demander si cet enfant saurait un jour que ma vampirique de sœur n’était pas sa mère, cela était sans doute peu probable, jamais je ne m’en occuperais et on se garderait bien d’évoquer Bella à mon insu de peur que je rentre dans une colère noir.


J’aurai ricaner si je l’avais encore pu en me rappelant le dernier incident en date , Alice avait débarqué dans ma chambre, chambre que je n’a vais pas quitté depuis la mort de mon amour, l’air revêche, décidé, les poings serrés, elle avait alors débitée un flots de paroles à une vitesse ahurissante visant à me faire prendre conscience que ce n’était pas ce qu’aurait voulut Bella, que je me comportais comme un père et un mari indigne, ceci je le lui avait accordé sans même essayé d’objecter, je savais que je n’agissais pas correctement mais il m’était impossible de faire quelque chose pour y remédier, je ne le  pouvais tout simplement pas, puis elle avait eu ces mots, ces quelques mots malheureux qui m’avaient fait bondir sur elle,  « si tu l’aimais tu ne ferrais pas ça », jamais je ne supporterai qu’on remette en cause l’amour que j’ai pour ma Bella, je lui avait sauté à la gorge, toutes griffes dehors, feulement en gorge, crachant comme un enragé, voulant la blesser comme elle m’avait blessé en me disant cela avec un tel dédain et avec une telle colère qu’ il avait fallu l’intervention combinée de Jasper et d’Emmett pour me faire lâcher prise et me calmer, Alice était alors partit, furieuse et blessé de mon attitude suivit à la trace par mes frères, depuis personne n’osait rentrer ici. Et c’était pour le mieux.


Jamais plus je ne supporterai de croiser leurs regards, surtout celui de Rosalie, l’impie, elle s’était montrée d’une telle affabilité auprès de Bella durant sa grossesse, pourquoi lui en voudrais-je pour cela ? Ne s’était-elle pas montrée comme la meilleure sœur, parant chaque désir de mon amour, la cajolant, la protégeant ? Foutaise, feinte, tout ce qu’elle protégeait et cajolait s’était cette chose, ce fœtus qui grandissait à vitesse inouïe, qui affaiblissait sa mère en la forçant à ne boire que du sangs humains alors qu’elle était humaine fessant d’elle ainsi une canibale, lui assénant de violents coups, brisant ses côtés et métrisant sa peau diaphane, je serrai les poings, repensait aux quatre semaines de souffrance de ma Bella, me torturait ; sans Rosalie et  son soutient démesuré pour garder cet enfant, elle vivrait encore, Carlisle et moi l’aurions convaincu d’abandonner, j’aurais même accepter qu’elle eusse un nouvel enfant avec un autre, j’aurais tout fait pour qu’elle survive , tout, malheureusement c’était cet enfant qu’elle voulait, le mien, le notre, et elle en avait payée de sa vie. Sa si courte vie, elle n’avait rien eu le temps de voir, de connaitre, par la faute de qui ?Si ce n’était la mienne, pourquoi ce voyage en Italie, pourquoi avait-il fallu qu’on ne cessât pas de s’aimer, elle serait restée avec Jacob, son meilleur ami, l’autre amour de sa vie et elle aurait été heureuse, elle aurait formée une famille avec des enfants à la peau brune, aux yeux et cheveux noirs, à l’air mutin et joyeux, et moi j’aurais été heureux, heureux de son bonheur, de  pouvoir la voir sourire, de la regarder vivre au loin, tout cela aurait été tellement mieux.


Un gémissement monta en moi, incontrôlable, mon cerveau battant mes tempes, je fermai les yeux, impossible pourtant de chasser ces considérations, de penser à autre chose qu’à elle, j’entendais à peine la musique tempétueuse de Chopin et sa nocturne 48 en fa mineur, la musique glissait sur ma peau comme le temps le fessait.


«  Nous allons chasser mon fils » Je ne répondis pas, Esmée pouvait bien crier sa pensée, je n’y prêtais pas attention, la chasse, même cela ne m’intéressait guère, à quoi bon de toute façon ? La soif je ne la ressentais plus, je n’avais plus gout à rien. La voila cette fameuse réplique romanesque qui lançé par un héros romantique doit  arracher des larmes à quelques lectrices emportées, je ris de ma propre théâtralisation, même la mort ne m’enlevais pas le gout du sublime, même Bella partit il fallait que j’en rajoute.


« Rosalie laisse la dormir ! » Alice je reconnaitrais sa voix parmi milles, ma sœur, la seule que je daignerai peut-être regarder de nouveau un jour.


«  Elle est si fragile, elle a besoin de moi » Je ricanais en entendant les paroles de la sublime blonde qu’était mon autre sœur, ma fille, fragile ? Jamais je n’avais entendu de blague plus risible, cet enfant avait une force extraordinaire, inhumaine. Pourtant c’était là où résidait tout le paradoxe, elle l’était. Oui humaine, cette chose, ma fille, qui avait tuée sa mère à la naissance en la dévorant de l’intérieur au sens propres des thermes, elle avait un cœur qui battait à petit coup régulier, son sang circulait dans ses veines, elle était chaude, fraiche, vivante.  Je ne l’avais toujours pas vu, je refusais de la voir, pourtant je savais à quoi elle ressemblait, je connaissais ses dons, je savais ses préférences, je savais tout d’elle par l’intermédiaire des autres, des membres de ma famille dont je percevais les pensées. Elle était petite, la taille d’un avant bras, trop grande pour un bébé parfaitement humain, trop lourde également, d’une beauté incomparable, subtil mélange de la beauté fragile humaine de sa mére et de la mienne, parfaite, immortelle.Le reste était encore plus extraordinaire, à son âge, elle parlait, pas par gazouillis incompréhensible, non d’une voix douce, posée, mélodieuse, envoutante, elle avait le dons de projeter ses pensées dans l’esprit des autres, de les persuader de sa vérité, et ne s’abreuvait que de sang, un monstre, une erreur de la nature, trop parfaite, trop dangereuse et pourtant si fragile, on donnerait sa vie pour elle, tous étaient déjà prêt à le faire… Mis à part moi, je ne ressentais aucune sorte d’affection pour mon enfant, beaucoup trop accaparé par le chagrin, la rancune et la colère, comment aurais-je pu aimer cette chose ?


«  Ce n’est pas ta fille Rose ! »


« C’est tout comme ! »


Une nouvelle dispute, ce n’était pas récent, Rosalie et Alice étaient devenues acerbes l’une envers l’autre depuis la naissance de Renesmée, Alice ne supportant pas l’attitude de Rosalie, qui pourrait l’en blâmer, moi-même elle me tapait sur le système, cette attitude avait d’ailleurs divisée la famille en deux, les pros-Rosalie contre les pro-Edward, bien que j’en éprouvais aucun intérêt ni joie, de son côté Rosalie pouvait compter sur le soutient d’Emmett, son  compagnon et âme sœur, ainsi que de celui de notre mère, Esmée, tandis que moi j’avais le soutient d’Alice et Jasper, Carlisle quant à lui se situait comme la Suisse, neutre, ne voulant pas prendre partie au risque de diviser pour de bon sa famille. Je soupirais, décidément cet enfant était la source de tout les maux.


«  C’est celle de Bella et d’Edward, en mourant elle l’a recommandée à lui pas à toi ! » Siffla Alice, acerbe, bien qu’à  un étage en dessous de moi, je percevais sa voix, tout comme celle de Rosalie, menaçante qui ne tarda pas à lui répondre.


«  Je m’en suis plus occupée que lui, même quand elle était dans le ventre de Bella, je la protégeais de vous tous qui ne désiriez que la tuer ! »


Vraie, à quoi bon le nier, Renesmée serait morte sans la protection Rosalie et la farouche détermination de Bella, je l’aurais tuée, sans aucun scrupule, elle avait beau avoir mes gênes, elle n’aurait pas mon amour.


« Alice, cela ne sert à rien, viens » La voix calme de Jasper, je pouvais déjà sentir son don opérant pour apaiser les deux jeunes femmes qui devaient surement s’affronter du regard, prête à en venir aux mains, ce qui dans nôtres cas révélerait d’un véritable massacre.


Je ne vis pas le coup qui arriva, je ne l’avais ni entendu, ni redouté, trop bats, trop violent, trop douloureux que je pensais que personne n’oserait jamais le tenter, et pourtant, Alice, au piano me blessait comme jamais personne ne l’avait fait auparavant, j’entendais ses doigts parcourir avec douceur et savoir faire le piano, elle n’était pas aussi douée que Rosalie ou moi pour l’exécuter à la perfection mais elle avait suffisamment de dextérité pour que je la reconnaissance… la berceuse de Bella, sa musique, celle qu’elle m’avait inspirée et que j’avais composé en pensant à elle il y a de sa 2 ans, la musique me poignarda, me tordant le cœur, alors sans réfléchir je bondis du canapé sur lequel je m’étais étendue, quittant mon sanctuaire, celui de Bella, volant littéralement sur le sol, ne le touchant à peine, il ne me fallut que quelques secondes pour être dans la grande salle dans laquelle se tenait mon piano à queue, il n’avait pas servit depuis bien longtemps, Alice, assise devant, laissait ses doigts danser sur les notes, blanches, noires, blanches, LA ,SOL#LA,MI,LA, Ré, mon dieu, comment pareil son si parfait, si mélodieux pouvait me déchirer à ce point à l’instar du souvenir de Bella, je saisis le poignet de ma sœur avec violence interrompant la musique, je ne connaissais pas l’expression de mon visage pourtant je la devinais terrible, froide, colérique, dangereuse, celle d’un tueur, Alice, déglutissais, elle ne souriait pas, elle avait juste le visage fermé, de colère lui aussi, son subterfuge avait marché, elle avait seulement voulu que je sortes de mon repère, que j’affronte le monde, elle m’aimait tellement.


«  Je savais que rien d’autre ne marcherait »


Elle ne s’exprimait pas à haute voix se contentant de laisser s’exprimer ses pensées, nous communiquions souvent ainsi, elle feufolet prévoyant le futur et moi lissant en elle, Alice était sans doute la personne avec laquelle je n’avais jamais eu de problème à communiquer, personne ne me connaissais mieux qu’elle, même Carlisle, mon géniteur ne savait comme elle les affres de mon cœur, Alice était tellement douce, tellement attentive, comment ne pas l’aimer ?


«  Bella n’aurait pas voulut que tu restes enfermé ainsi, broyant du noire »


- Comment peux-tu savoir ce qu’elle veut ?  C’était plus un sarcasme qu’une question, je savais que mon ton était blessant, cruel, mais je n’avais pas suffisamment de maitrise de moi-même et de la peine que j’éprouvais pour contrôler quoique se soit, je ne broyais pas son poignet que je tenais toujours entre mes mains s’était déjà cela.


-Elle est morte pour que vive votre enfant, elle t’aimait tellement qu’elle ne voulait pas vivre en ayant tué une partie de toi et de votre amour, car même si cette idée te répugne, je le sais, je le sens, Renesmée en est le symbole, tu n’as pas le droit de lui tourner le dos, lui tourner le dos c’est le tourner à Bella.


 Je relâchai sa main de peur de la lui broyer définitivement, préférant enfoncer mes ongles dans mes mains, je secouai la tête, je ne savais même pas à quelle affirmation je répondais, tout cela était tellement trop douloureux, un supplice, et quel supplice.


-Bella vit en elle.


- Bella était humaine, ce n’était pas un monstre.


-Ta fille ne l’est pas non plus, elle est humaine et ne se nourrit que de sangs animaux, à notre manière, ce n’est pas un monstre, tu ne peux pas lui reprocher la mort de sa mère indéfiniment.


Je baissai les yeux, je n’étais pas capable de la regarder en face, d’affronter ses prunelles ocres surement teintées de noires par la colère et la soif, et puis je savais qu’elle avait raison, ma stupidité ne m’était pas étrangère, je n’arrivais juste pas à la surmonter, Bella avait tellement représentée pour moi.


-Rosalie s’en occupe… Une parade, ce n’était pas bien compliqué, et puis c’était la vérité Rosalie avait toujours rêvé d’être mère moi c’était  à Bella que je rêvais, pas à la paternité.


-Rosalie n’est pas sa mère ! Elle a besoin de toi Edward, tu dois le savoir, tu dois l’entendre comme elle est bonne, elle aimait Bella, sa mort lui est insupportable, elle pleur beaucoup tu sais…


Je ne doutais pas de cela, Nessie était un bébé très calme (si on pouvait parlait de bébé en la désignant), seulement la nuit elle pleurait sans arrêts appelant sa mère, je n’avais eu l’occasion d’entendre ce cri douloureux et desespéré qu’une fois, bien que je savais que cela se reproduisait toute les nuits depuis que l’enfant savait parler, je ne m’étais pas résolut à la réconforter, à aller dans sa chambre pour la prendre dans mes bras et lui susurrer combien à moi aussi sa mère me manquait, à la place, dés que la nuit tombait, je sautais par ma fenêtre ouverte, partant me réfugier dans les bois, ne revenant qu’une fois sur que la petite serait dans les bras sécurisant de Rosalie ou d’Esmée.


-Je ne sais pas comment faire…


C’était vrai, je ne m’étais jamais préparé à être père, je n’avais jamais voulut l’être, après tout malgré mes 100 années d’existence j’étais toujours un adolescent de 17 ans, un frisson me parcourut l’échine, tout cela n’était que des excuses, je le savais tout comme Alice semblait le percevoir.


-Nous serons là, ce n’est pas parce que tu consentiras à t’en occuper un tant soit peu, que Rosalie l’abandonnera, ni Esmée, ni moi, ni même Jacob.


Je relevai les yeux vers elle, avec un grognement, Jacob Black ne m’était pas antipathique, loin de là, il avait toujours était le second amour de Bella, son meilleur ami, son confident, il ne s’était jamais dérobé aux dangers pour la protéger, sacrifiant tout pour l’épargner, de cela je lui serais pour toujours reconnaissant mais…


-Il ne l’a pas choisit.


-Je sais.


…mais Jacob s’était imprégné de ma fille, ma fille c’était bizarre de me l’entendre pensée et tout aussi bizarrement j’en éprouvai une certaine joie certes minime mais de la joie tout de même, après tout Alice avait raison, Bella vivait toujours un peu, quelque part, l’imprégnation n’avait rien de très marrant surtout quand comme pour Jacob il s’agissait d’un bébé à demi-vampire qui plus est. Autant dire que les vampires et les loups-garous ne fessaient pas bon ménage, Jacob était l’exception qui confirmait la règle, ou quelque chose comme ça, bien sur au début on s’était hait franchement, mue par une rivalité féroce pour posséder le cœur de Bella, mais finalement elle ne lui était et ne lui avait jamais été destiné en tout cas pas directement puisqu’a la naissance de Renesmée et dés que son regard s’était posé sur elle (à ce que j’en crois les pensées qu’il débite souvent sans le vouloir), il s’était imprégné d’elle, fessant de lui son esclave ou quelque chose comme ça, ma fille, la moitié de Bella était son âme sœur, rien de très plaisant même pour un père aussi distant que moi.


-Alors Edward, veut tu voir ta fille ?


C’était étrange de songer au revirement de mon état d’esprit et pourtant, maintenant il m’apparaissait que ma vie ne devait plus tourner uniquement autour de ma petite fille, de celle de Bella, symbole de nos nuits magiques sur l’ile d’Esmée. J’acquiesçai de la tête, contente depuis la première fois depuis longtemps Alice me sauta au cou, un énorme sourire aux lèvres, contente que j’avance enfin, la vie continuera.


 

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le 01/02/2009 à 21h33

Partie 1 : Nuit noire.




 



Livre I : Edward Cullen

 

Nous ne sommes nous qu'aux yeux des autres et c'est à partir du regard des autres que nous nous assumons comme nous-mêmes.

[Jean-Paul Sartre]

 



Un feu qui brule en éteint un autre, une douleur est amoindrie par la vivacité d'une autre douleur.

[William Shakespeare

 

Chapitre 1

le 01/02/2009 à 21h33

Chapitre 1 : Epilogue

 





 -Tu dois me promettre de ne pas te tuer, tu le dois Edward.
Comment aurais-je pu promettre l’intenable ? Rester en vie alors qu’elle allait me quitter pour toujours, alors que ses pas ne fouleraient plus le sol ? A quoi bon rester sur terre s’il elle ne l’était plus, elle ma femme, mon amour, ma vie, mon univers… Elle avait du lire alors que je n’y arriverais pas, elle avait dû percevoir mes pensées, sentir mes desseins après tout je ne m’en étais jamais caché, elle meurt, je meurs, qu’importe la damnation, qu’importe la souffrance possible, sans elle je n’avais gout à rien.  Bella, mon  amour, ma Bella, elle avait alors doucement soupirée, retenant un petit cri de douleur, moi-même ressentais sa douleur elle était moi, et j’étais elle comment en aurait-il pu être autrement ?
-Bella tu n’en as plus pour longtemps es-tu toujours certaines ?
Je ne prit pas la peine de frémir en entendant les paroles de mon père, le sort de ma femme était scellé depuis quelques semaines maintenant, la chose grandissant en elle la tuant à petit feu, consumant son énergie et la dévorant de l’intérieur, pourquoi une personne aussi bonne qu’elle devait- souffrir le martyre comme  le souffrirait un bandit, un meurtrier ? Cela était tellement injuste, je serai les poings, fermai les yeux, essayant d’oublier ce qui se tramer, de m’extirper de cette ambiance si noire, si sinistre, celle qu’accompagnait la naissance de mon enfant et la mort de ma Bella, car oui elle allait mourir, refusant de tuer notre enfant, l’enfant qu’elle décrivait comme un don du ciel et symbole de notre amour, un enfant que je détestais déjà tant. Je la vis acquiescer de la tête, le visage déterminé, ses yeux noirs sereins et déterminés, tranchant avec son teint pale, presque verdâtre et recouvert d’une fine couche de transpiration que je pouvais percevoir à œil nu, combien de temps son calvaire durerait-il ? Pourquoi avait-elle refusé qu’on s’en charge il ya de ça un mois, cela aurait été plus simple, elle aurait alors vécut et nous serions à jamais resté heureux, elle et moi, moi et elle pour l’éternité, oui l’éternité car elle se serait alors transformée et immortelles nous nous serions aimés plus fort même que ne le voulait l’histoire de  Shakespeare, Roméo et Juliette en auraient pâlit….
-Vous allez être grand-père Carlisle. Sa voix ne tremblait pas, seulement hachée par l’effort qu’elle fessait pour ne pas pousser, pour ne pas partir tout de suite, elle voulait être sur que je promette avant, mais je n’étais pas certain de le pouvoir… Je levais mes yeux vers elle, suppliant, bien qu’il était déjà trop tard, elle me rassura d’un sourire, même aux portes de la morts elle ne pouvait s’empêcher d’être elle, d’être la Bella têtue, forte et humaine qu’elle était, humaine, mortelle, me quittant déjà.  Soudain je sentis une aversion forte monter en moi, ce n’était pas la première fois, c’était presque de la routine à vraie dire, l’aversion était ma seconde compagne, remplaçant celle qui m’avait dit oui à l’hôtel il y a de ça 2 mois déjà (ou si peu, dieu on me l’enlevait déjà), un dégout de moi, ma nature, de la vie entière, car si on en était là s’était bien de ma faute….
Mais bien sur j’avais été imprudent, inconscient, ne pensait qu’à l’instant du plaisir, pas à l’après, pas à ce que cet acte pouvait engendrer pour elle, humaine. C’était sans précédent, jamais personne, jamais immortel n’avait imaginé cela et pourtant, je l’avais mis enceinte, moi vampire, elle fragile, femme, humaine. La chose avait grandit trop vite, épuisant ses réserves d’énergies, consumant son sang de l’intérieur, la dévorant, je n’avais pu rien faire, Carlisle, n’avait pu rien faire, Alice non plus, Bella s’était bornée à le garder, farouche déffentrice de cette parcelle d’elle et de moi, cette parcelle inhumaine qui la détruisait pourtant et qui menait son futur à terme à mesure que les jours avancés, ni mes supplications ni les avis médicals de mon père  et encore moi les prédictions futuristes de ma sœur avaient pus y faire quelque chose… On y était, l’échéance, la fin. Je ne m’étais même pas aperçu que mon père nous avait laissé, entrainant à sa suite toute la famille, la mort dans l’âme, même l’exubérant Emmett, toujours joyeux avait cessé de rire et de blaguer depuis qu’il savait; nous aimions tous Bella, moi plus que quiconque et elle allait nous quitter, elle partait déjà d’ailleurs.
-Edward…
Sa voix était lointaine, fatiguée,  mourante, je le sentais, la mort venait doucement, lentement, presque avec traitrise, ses pas feutrés trop indiscret pour mon œil avisé et mes sens aiguisés, cela n’en était que plus douloureux, je la sentais, la voyais mourir mais il m’était impossible de faire quelque chose, tout était joué, si je pouvais pleurer je crois qu’en cet instant je m’effondrerais et mourrais en sanglot, mais ma nature me l’empêchait.
-Je suis là.  Oui j’étais là, je resterai jusqu’à la toute fin, mes doigts entremêlés aux siens, les yeux rivés sur elle. Contrairement à elle je tremblais, non physiquement bien sur puisqu’une faiblesse était impossible au prédateur que j’étais ,mais psychique, ma raison souffrant autant que mon cœur s’il était encore vivant.
-J’aurais voulu que cela en soit autrement.
Je ne répondis pas, la laissant parler, elle prenait son temps comme si les paroles lui coutait, ce qui devait surement être le cas, sa main dans la mienne était brulante, la réchauffant alors que ma température environnait le 0 C°, elle gardait pourtant un sourire rassurant, heureux, comment pouvait-elle l’être ? Comme si elle lisait dans mes pensés elle eut un plus grand sourire, soulevant doucement nos deux mains, elles les portèrent à son ventre arrondis, formant ainsi un lien avec l’être qui furieux désiré plus que tout sortir d’elle, remuant son ventre de soubresauts. L’aversion, encore elle, me monta à la gorge et jene pus m’empêcher de retirer promptement ma main, je ne pouvais cautionner cela, je n’allais pas aimer un assassin, je remarquai son air blesser, je savais qu’elle souffrait de mon attitude, cependant même avec tout l’amour que j’avais pour elle, je ne pouvais aimer cette chose qui me la ravissait, s’en était trop pour moi.
-Je vais partir Edward.
Sa voix était calme, posée comme si elle annonçait un petit voyage et qu’elle reviendrait dans une semaine, mais je n’étais pas dupe, elle partait pour toujours je ne la reverrai pas, jamais…
-Ne dis pas ça, la suppliai-je, je refusais d’entendre ces mots, de voir la vérité en face, elle était perdue. Derrière la porte, j’entendais les sanglots refoulés d’Esmée et d’Alice, et même le don de Jasper n’arrivait pas à étouffer la peine, sans doute était-il lui aussi trop mal en point pour pouvoir diffuser de l’apaisement et de la joie, Bella aussi semblait les entendre, il ne fallait pas être surhumain pour percevoir la peine qui avait gagnée toute la villa en ce jour sinistre, le pire que connaissait les Cullen depuis des décennies. J’emmêlai de nouveau mes doigts aux siens, posant mon front sur nos mains, tandis que d’une autre main elle caressait mes cheveux, geste affectueux et amoureux, geste que je percevais peut-être pour la dernière fois, la bile me monta à la gorge, les larmes ne  pouvant couler, la colère, elle la remplaçait.
-Dis leur de ne pas être triste, surtout Alice, elle ne doit plus croire que c’est de sa faute. La famille ne perd pas un membre, elle en gagne un.
-Ne nous laisses pas, je t’en supplie, restes avec moi, je t’aime tellement.
Que pourrais-je faire sans elle ? Je relevai la tête, elle souriait toujours, tel un ange, au moins, pensais-je avec une pointe de réconfort, elle gagnerait le paradis, là où il devrait avoir une place pour les anges comme elle, je ne l’avais pas mordus, elle n’avait pas pêché, seulement donnée la vie….
-Je t’aime aussi. Mais je ne peux plus être égoïste.
Je ne comprenais pas le sens de ses mots, l’égoïsme pouvait-il avoir quelques rapports avec l’amour, la mort, sa vie ? Non, le seul rapport qu’il avait de prés ou de loin avec elle s’était moi, moi l’égoïste, le tueur, s’était moi qui la tuait petit à petit. Encore une fois comme si elle pouvait lire dans mes pensés, capacité que pourtant j’étais le seul à posséder, elle coupa le silence.
-Ne penses pas ça, ce n’est pas ta faute, si j’ai vécut c’est grâce à toi.
-Tu meurs par ma faute. Lui fis-je remarquer sinistre, le ton morne.
- Non. J’ai vécut grâce à toi, pour toi, par toi, tout les bonheurs qui ont marqués ma vie je te les dois Edward, mon premier baiser, mes premières craintes amoureuses, mon bonheur, le mariage, l’amour, le don de la vie…
Je l’écoutais sans l’entendre, ses paroles étaient pour moi qu’un fouillis de mensonges visant à soulager ma conscience, d’ailleurs je secouais la tête, plongeant mes yeux dans les sien, elle aurait connu tout ça sans moi et elle aurait vécut suffisamment longtemps pour pouvoir le voir vivre par ses enfants.
-Tu as fais de moi une femme, une épouse, une mère, un être vivant capable de se transcender par amour.
-Cesse de dire n’importe quoi ! M’emportais-je colérique, révulsé par les mensonges dont elle essayait de se persuader. Tout ce que j’ai fais c’est de transformer ta vie en enfer, de faire de toi une mourante…. Je t’ai tué Bella.
-Non ! Non. Arrêtes, tu ne peux pas savoir combien tu me brises le cœur en me disant cela, comment peux tu croire que ce que j’ai vécut avec toi m’as détruis ? Tout notre amour, tout notre bonheur et cet enfant à naitre, penses-y Edward, un symbole de notre amour, un bout de toi, un bout de moi réunit à jamais…existe-t-il meilleure preuve que celle-ci ?
- Pourtant tu vas mourir… Gémissais-je, le cœur aux bords des lèvres, ce n’était qu’une question de minute, je sentais Carlisle s’agiter derrière la porte, prêt à intervenir quand les contractions se rapprocheraient et qu’il serrait inéducable pour Bella d’accoucher et pour moi de la quitter.

- Ainsi s’achève la vie.
- Elle ne le devrait pas, elle ne le devait pas. Tu te souviens ? Tu devais devenir immortelle,  nous devions vivres des siècles et nous aimer des millénaires ?
Je ne savais pas pourquoi je me bornais à évoquer nos promesses et rêves passés comme si cela pouvait remonter le temps, nous ramener des semaines en arrière, comme si cela pouvait tout arranger, malheureusement c’était un point de non retour. Je la vis serrer les dents alors que son abdomens se contractait, elle fournissait un effort considérable pour ne pas crier, mordant à sang ses lèvres rosés, mais tandis que les écorchures laissaient échapper le liquide écarlate je ne sentis aucune envie de m’abreuver, je sentais seulement un trou dans ma poitrine, déchirant mon être, jamais plus elle ne saignerait.
-Tu vivras des siècles et on s’aimera des millénaires. Même au delà de la mort je t’aimerai, jamais je ne pourrais cesser de le faire.
- Je ne pourrais pas vivre sans toi comment peut imaginer cela, comment pus tu me le demander ?
Elle eut alors cette parole qui me bouleversa, cette parole qui changea tout, cette parole qui me poignarda.
-Une partie de moi vivra en elle, tu dois rester pour elle.
Elle, notre fille, celle que j’avais engendré, le monstre qui tuait sa mère, je secouai la tête, cela était impossible, comment en trouverais-je la force ? Bella insista, me forçant à virer mes yeux sur les siens par une simple pression de sa main chaude contre ma peau gelée.
-Je l’aime tout autant que toi alors s’il te plait ne l’abandonne pas, aime là comme je t’aime, aimes là comme tu m’aimes, aime là comme la partie de nous qu’elle est.
Ces paroles étaient tellement belles, tellement touchantes, l’aimer ? Le pourrais-je réellement alors qu’elle prenait ma raison de vivre, alors que je voyais glisser le spectre de la mort sur les yeux vifs d’Isabella Cullen Swan ?
-Promet Edward…
-Je…
Son magnifique visage se tordit dans un rictus de douleur, son corps entiers fut comme projetté en avant par la douleur, puis elle retomba lentement sur l’oreiller, les yeux fermés, les poings serrés.
-Carlisle !
Hurlais-je alors tout en lui caressant le front, Carlisle ! Je n’avais pourtant pas besoin de réitérer mon appel, mon père était déjà là, prompte, comme l’était ceux de notre race. Il prit son pouls, puis me jeta un regard, un regard que j’aurais préfère ne jamais croiser de ma vie, il était l’heure… J’inclinai la tête, mon père fit la moue, la première fois aussi que je voyais cela, Carlisle restait d’habitude impassible, même devant la mort qu’il avait côtoyé des millions de fois en sa qualité de médecin, mais là s’était différent, elle s’agissait de Bella, ma Bella, un membre de la famille, je reportai aussitôt mon attention sur le corps blafard étendue dans les draps de satin caramels de notre chambre, elle avait rouvert les yeux, plus fatiguée encore qu’elle ne l’était précédemment.
-Edward…
Sa voix n’était qu’un murmure à peine audible, je savais ce qu’elle me demandait, mais le pouvais-je alors que je ne désirais que la rejoindre ? Son regard était suppliant, mon cœur se serra, mes membres s’engourdirent, mon cerveau sembla s’éteindre définitivement, les paroles glissèrent alors, irréelles, involontaires, douloureuses.
-Oui mon amour, je te le promets. Je resterai, je veillerai sur elle, pour toi, pour nous. Personne ne la touchera, personne…
Je portai mes lèvres à son front, un dernier baisser qui en rappelait tant d’autre, d’autres moins tragiques, plus légers mais pas moins passionnés ni amoureux, car c’était elle, mon âme.
-Sors !
Ce n’était pas une demande, c’était un ordre, la voix grave et sévère de mon père, il ne tenait pas à ce que je la voye  mourir, je n’étais pas d’accords avec cela, je tenais à rester, à être prés d’elle jusqu’à la toute fin, voulant l’accompagner dans sa dernière demeure mais ne le pouvant il fallait bien que je reste sur le seuil au moins.
Bella avait fermée les yeux, se concentrant sur les ordres que lui donnait Carlisle, respire, pousse, attend, respire, pousse, puis d’autres paroles débiles, comme cela serait bientôt terminé, tu es très forte Bella, courageuse… Tout cela n’avait aucun sens, étais je le seul à crier qu’elle ne devait pas, qu’elle devait vivre ? Devais-je moi aussi jouer la comédie, faire comme tout le monde et participer à cette parodie d’accouchement, sans le savoir mes mains agrippaient le rebord du lit, menaçant de détruire le bois, je perçus à peine la main légère et blanche de ma sœur sur mon épaule, je ne protestai pas quand deux puissants bras me tireraient hors de la pièce sans ménagements, plongeant déjà dans le néant, la peine, inconnu dans la nuit noire dont était remplit mon être maintenant que je n’entendais plus battre son cœur et que des cris de bébés nouveaux nés remplissaient la pièce voisine. Elle était morte, elle m’avait laissé comment pourrais je vivre sans elle ?