Tout n’est pas blanc ni noir.
Epilogue de la passion secrète d’Hermione.
Chapitre 1 : La maison blanche.
Un soleil noir se couchait, emportant avec lui les derniers jours d’aout et les prémices de septembre, la nuit tombait petit à petit sur la maison de bois blanc. Un renard roux au museau noir, se terra contre l’herbe tendre, légèrement humide. Un cri à percer le cœur avait retentit et paralysé de peur. L’animal guetta un quelconque mouvement mais rien ne ce produisit, rien. Il tendit son fin museau vers la bâtisse, semblant sentir ce qui s’y passait. D’un coup il bondit et s’enfui à travers le parc. Un rire aigu retenti, brisant le silence de l’obscurité.
Une femme aux yeux verts prairie, au visage doux et aux cheveux or agitait sa baguette devant un corps étendu sur le sol poussiéreux. Par un phénomène étrange, alors que l’homme tentait de se relever, la femme changea d’apparence. Ses cheveux devinrent ternes et noir, broussailleux et gras, son visage angélique se diabolisa, sous la forme d’un masque arborant un affreux rictus machiavélique, ses yeux étaient démesurément grands et ouvert, ils semblaient vouloir défier la Terre entière de leur monstrueuse beauté dorée. Elle pointa sa baguette magique sur sa victime, la forçant à la regarder dans les yeux. L’homme ne cilla pas, gardant obstinément son regard azur dans ceux ténébreux de son bourreau en ignorant la douleur qu’éprouvait ses pauvres membres engourdit et torturés.
- Regarde-moi !
Tonna la voix impérieusement dérangeante et grave pour une femme. Elle éclata de rire quand elle le vit retenir un petit mouvement de douleurs. Reprenant sa belle apparence d’ange, elle s’agenouilla prés de l’homme et passant une main douce dans sa crinière rousse.
-Tu me préfères ainsi mon chou ?
Le roux, allongé à terre trouva la force de se dégager et de lui lâcher à la figure avec tout le mépris dont il était capable et avec le ton le plus acerbe.
-Je te préférais morte !
Elle ricana et se releva doucement, jouant avec sa baguette comme une majorette infernale.
-Ce n’est pas gentil de dire ça à son ancienne petite amie Ronald !
Elle stoppa ses figures de parades, restant un moment en suspension, semblant réfléchir à quelque chose puis son visage s’illumina la rendant dangereusement belle, elle s’adressa au rouquin sur le ton de l’évidence.
-Je sais ce qui te ferrait plaisir…Ta petite sang de bourbe.
-Ne l’appelle pas comme sa !
-Chut ne t’énerve pas…ce n’est pas bon pour toi tu le sais. Endoloris.
Un jet de lumière rouge toucha le garçon qui se tordit de douleur pendant que la détentrice du sort se délectait à la vue de la douleur manifeste qu’éprouvait sa victime qui se tordait, crispait et roulait. Il serrait mort devant elle qu’elle n’en aurait pas eu autant de plaisir. Elle arrête et s’adressa à lui sur un ton compatissant.
-Tu vois où te mène de faire l’enfant mon pauvre Ronald, moi qui voulais te faire plaisir. Je suis bien mal récompensé vilain garçon.
La blonde sourit, lentement son apparence ce dilata, elle devint brune, ses yeux verts prirent la couleur du chocolat et son visage toute l’apparence de la gentillesse même.
-Voila, contente ? C’est pour sa que tu as quitté cette pauvre Ambre, non ?
Demanda-t-elle en se regardant dans le reflet de sa grande table en verre.
-Vous êtes complètement folle.
-Oh ce n’est pas gentil de dire sa Ron chéri.
La jeune fille aux cheveux broussailleux, s’assit sur un fauteuil en cuir noir et tapa distraitement des ongles sur sa table.
-Pas gentil du tout. Je t’accueil chez moi et c’est comme ça que tu me remercie ? En plus tu sais quoi ? Ta Hermione, elle fricote avec mon cher cousin…Sirius Black. Elle n’a pas mis longtemps à te remplacer dis donc !
-La ferme.
Ron n’en pouvait plus, elle allait le rendre fou, depuis dés semaines elle le torturait sans fin, physiquement et moralement, il n’avait plus de baguette, et plus assez de force pour produire des flemmes. Il était sans défense, à leurs mercis. Ce qui le rongeait surtout c’était quand comme à l’instant, elle prenait l’apparence d’Hermione et lui racontait des atrocités. Il s’en voulait d’avoir laissé ses amis et l’amour de sa vie. Il s’en voulait surtout d’avoir été berné par Ambre, ou du moins la mangemort qu’elle était…s’il avait su, jamais tout sa ne serait arrivé.
Ron se souvenait du moment, de la chose qui l’avait conduit ici et à ce moment précis. Une lettre, apportée par un petit hibou noir, comme il était heureux avant ça, avec Hermione et Harry, passant pour la première fois des vacances ensembles sans autorités parentales ou presque…. Vraie, ça aurait été les plus belles vacances de sa vie s’il n’avait pas reçu ce message. Dés qu’il l’avait bu et qu’il avait reconnu l’écriture de son ancienne petite amie il s’était sentit mal et sa avait été prié quand à mesure que ses yeux parcourait le parchemin il apprenait qu’elle était enceinte et le suppliait de venir la rejoindre pour la protéger de ses parents. Malgré le choc de la nouvelle et le faite qu’elle bouleversait tout, il n’avait pas hésité un instant. Ambre l’avait aimé, il avait eu de l’affection pour elle, elle portait leur enfant, il devait l’aider. Quelle torture ce fut pour lui de jouer la comédie à Hermione. De lui dire qu’il regrettait et qu’il voulait partir. Il en rajoutait espérant qu’elle le croirait et qu’elle le prendrait pour un lâche plutôt qu’elle ne sut la vérité. Il l’imaginait en pleur, la seul image que son esprit semblait avoir gardé d’elle alors qu’elle le suppliait, trouvant refuge auprès d’Harry qui devait le maudire. Pendant tout son voyage, il avait pensé à eux. C’était encore à eux qu’il pensait quand il fut accueillit dans la maison blanche par cinq mangemorts qui s’empressèrent de le désarmer et de lui jeter un sort, le privant ainsi de ses flemmes. Au début il n’avait pas pensé à un piège, il avait cru qu’on surveillait son courrier et que Celui-Dont-On-Ne-doit-Pas-Prononcer-Le-Nom avait envoyé ses partisans chez les Ackles pour l’attraper…. Comme il s’était inquiété pour Ambre et son enfant. Puis il l’avait vu, s’approcher der de lui en abaissant son capuchon noir, ses yeux vers se transformant petit à petit en même temps que sa physionomie. Alors, comprenant qu’il s’était laisser dupé il s’était débattu et avait finit au cachot. Il restait des jours entiers sans manger ou sortir, seule Ambre le sortait pour se distraire de temps en temps. Il ne comptait même plus le nombre de doloris qu’il avait subit ni même les divers cicatrices qui lui marbrait le corps.
-Alors Ronald, on rêvasse ? Hum, c’est fâcheux, je n’aime pas que mes jouets s’endorment ! Impero.
Ron éprouva aussitôt une sensation extraordinaire. Il avait l’impression que tous ses soucis lui sortaient peu à peu de la tête, laissant place à une sorte d’euphorie indéfinissable. Ambre était gentille aujourd’hui, le sortilège de l’imperium le soulageait plus qu’autre chose face à ce qu’elle lui fessait endurer normalement. Il entendit alors la voix de la mangemort qui résonnait quelque part au loin dans son cerveau vide. Saute dans la cheminée…saute dans la cheminée…saute Ron…
Il s’approcha de l’édifice en pierre grisâtre, les écussons de la famille, deux serpents au prisent avec un lion ailé coiffé d’une couronne, ornaient l’âtre où brulaient un feu rouge vif. La chaleur lui montait au visage, brulant sa peau diaphane. Il entendait toujours la voix caressante d’Ambre dans sa tête. Saute. Saute. Mais une autre voix s’imposait à son esprit lui disant combien il était stupide sauter. Oui pourquoi sauter ?-Saute ! Lui ordonna-t-elle d’une voix cassante. Alors il sauta, les flemmes lâchaient ses vêtements, les embrassaient, le brulant, il entendait son rire ravie, elle riait de la voir ainsi prés de la mort.
-Sa suffit ! Héphias, le maitre à été formelle. Dit une voix glaciale en interrompant les souffrances de Ron tandis que le feu s’éteignait.
-Oh Lucius, ne puis je pas m’amuser, je suis si seule ici sans toi….
-Il ne doit pas mourir !
La brune aux traits maléfique sourit et s’approcha doucement de l’homme blond au regard gris glacial qui venait de rentrer, elle posa ses deux mains sur ses épaules. Lucius ne manifesta aucune émotion à ce contact et fixait avec mépris Ron qui toussait et crachait, intoxiqué par la fumée.
-Comment va ma chère sœur Lucius ? Demanda la dénommé Héphias avant d’embrasser le mangemort qui la repoussa d’un geste brusque.
-Ne parle pas d’elle….



