12 square Grimmaurd

La passion secréte d'Hermione.

Tout ce qu’il voyait autour de lui était vaporeux et baignait d’une lumière blanche éblouissante. Si ses blessures ne lui faisaient pas tant souffrir il aurait juré qu’il était au paradis, un paradis où un ange roux le veillait depuis des heures. Il ouvrit un peu plus ses yeux qui commencer à s’habituer à la clarté de la pièce, à ses côtés, Ginny, qui semblait s’être endormi auprès de lui après l’avoir vieille toute la nuit, peut-être même plusieurs nuits. Après avoir caressé ses cheveux et l’avoir contemplé longuement, Harry tourna la tête pour entendre Miss Weasley qui parlait à l’autre bout de la pièce. Il était cerné de partout dans la chambre, qui comptait trois lits, il y avait des têtes rousses qui discutaient tranquillement. Sur le lit voisin, son meilleur ami Ronald Weasley était là, bel et bien réveillée et de toute évidence en meilleur forme que lui malgré l’épais bandage qui lui couvrait l’épaule et lui entourait l’épaule. Harry se redressa un peu en essayant de ne pas réveiller Ginny qui avait tant s’inquiéter à cause de lui.  Personne ne faisait attention à lui, Charlie semblait féliciter Fleur alors que madame Weasley essuyait quelques larmes sen contemplant son plus jeune fils embrassé tendrement Hermione. Fred et George jouaient avec un vif d’or, lançant de temps en temps une blague à Bill qui s’appuyait contre le montant du lit de Ron. Ils étaient tous là, vivant et heureux…Ses folies n’avaient pas couté d’autres vies mais…

-Sirius ! Où est Sirius ? On a réussit ? S’exclame-t-il en se redressant d’un coup.

-Calmes toi Harry. Il va bien.

Il ne pouvait pas le croire avant de l’avoir vu de ses propres yeux. Harry n’eut même pas le temps de penser plus longuement à toute les implications de la simple déclaration d’Hermione car la jolie rouquin qu’il venait de réveiller en sursaut s’était littéralement jeté sur lui. Elle entrecoupait son baiser de mots qu’on pouvait déchiffrer comme :

-J’ai…eu…si peur….ne….refait…jamais…ça.

Harry une fois la surprise passée, répondit avec joie au baiser de sa petite amie.

-Hum ! Hum ! Ce toussotement si peu naturel rappela soudain aux deux amoureux que la quasi-totalité des frères Weasley les regardaient sans parler de Molly et Arthur qui étaient là eux aussi.

-Euh ! Je me demande si sa valait le coup de me réveiller si c’est pour me faire égorger par tes cinq frères et tes parents. Ironisa Harry en regardant tout de même avec inquiétude la teinte rouge qu’avaient pris tout les Weasley, tout en se demandant si ceci était du à la gêne ou à la colère.

-Nous aussi nous sommes heureux de voir que tu vas bien, Harry. Dit finalement Mr Weasley pour briser le silence très gênant qui s’était instauré.

-Enfin…pour l’instant ! Ajouta Fred en tapant son poing droit dans sa main gauche.

-Et certainement pas aussi heureux que note petite sœur. Compléta George dont le léger sourire trahissait le ton faussement agressif qu’il avait pris.

Le teint cramoisi et la mine honteuse de Ginny qui s’était, à contre cœur, reculé de lui le fit éclater de rire et tout les Weasley le suivirent dans son fou rire.

-On peut savoir ce qu’il y a de si drôle ? La voix grave et enjouée de Sirius retentit dans toute la pièce réduisant au silence tout ses occupants. Il arborait un large sourire qu’Harry ne lui avait vu qu’en de trop rare occasion. Malgré son séjour aux enfers, il était rayonnant. Harry avait les larmes aux yeux, sa fessait  du bien de le revoir, enfin il ne sera plus seul.

-Comme tu as grandi ! Lui dit Sirius en se reculant pour mieux l’observer. Et je commence à voir ce que Lunard me cachait. Bien joué ! Bonjour damoiselle. Ajouta t’il en adressant un clin d’œil charmeur à Ginny dont la peau repris immédiatement sa teinte rouge. D’ailleurs il me semble que vous n’êtes pas les seuls à être plus qu’amicaux l’in envers l’autre. Lança-t-il avec une pointe de regret dans la voix à Ron et Hermione. Le regret du temps qui passe et qu’il avait manqué ou…..

Ron resserra son étreinte autour des épaules d’Hermione et Sirius leur sourit faiblement. Il attendait avec impatience de se retrouver face à Tonks pour la taquiner sans vergogne sur son mariage avec son vieil ami, il pourrait fêter des naissances vus le début du jolie ventre de Fleur, des mariages….Il arrivait presque à oublier que la guerre était toujours présente et qu’il devait tout cela à son filleul, à ce merveilleux jeune homme qu’il aimait comme un frère, pour ne pas dire un fils.

-Merci Harry. Merci pour tout !

-Merci à toi d’être l. Et puis ce n’est pas moi qu’il faut remercier, sans Hermione on aurait jamais trouvé le moyen de te ramener et sans Ron c’est nous qui serions venu te rejoindre et pas l’inverse !

-Oui et sans toi tu n’aurais pas devant toi un homme libre et au-dessus de tout soupçon. D’ailleurs j’ai réussis à sous-titrer ceci au ministère. Dit-il en tendant trois bouts de parchemins roses aux jeunes sorciers.

-Des permis de transplaner ! S’exclama Ron d’une voix qu’il n’aurait pas souhaité si forte.

-Mais on ne l’a même pas passé et puis Harry n’a pas 17 ans ! Intervint Hermione du ton outré qu’elle prenait parfois devant une entorse flagrante au règlement.

-Je sais, je sais mais 12 ans à Azkaban, quand on est innocent sa vaut bien quelques passes droits et puis vous avez prouvés à Alastor que vous maitrisiez bien le sujet….

Les plaisanteries de Sirius continuèrent d’amuser tout le monde pendant une bonne heure jusqu'à l’arrivé de Dumbledore qui rétablisse le clame dans la chambre. Celui-ci arborait son sourire des grands jours et pris finalement la parole, s’adressant à Ron.

-Alastor, m’a demandé de vous rendre ceci, Mister weasley. Dit-il en tendant à Ron son épée qu’il avait laissé sur le champ de bataille. Les yeux exorbités de Molly fixèrent l’arme, ce qui lui promettait une longue discussion sur le fait de posséder un tel objet. Dumbledore se tourna vers Harry.

-Le conseil de la magie, le ministère ici présent et moi-même en tant que chez de l’ordre du phénix te remercie pour avoir réglé le problème Lestrange. Harry baissa la tête à l’évocation de celle à qu’il avait haute la vie, celle qui avait fait de lui un meurtrier. Sirius prit alors la parole et le sortit de ses sombres pensées.

-Je sais à quoi tu penses Harry mais tu ne dois pas t’en vouloir. Elle n’aurait pas eu d’état d’âme…Dans ce combat c’était elle ou toi.

-De toute façon c’est officiel depuis ce matin. Dit Dumbledore à l’attention de tout le monde. Le monde de la magie est en état de guerre et le recourt à l’avata kedavra vient d’être déclasser aux sortilèges de rang quatre.

Le silence ce fit dans la pièce et Sirius répondit au regard d’incompréhension qu’affichait les plus jeunes.

-Sortilèges pouvant être utilisé en cas de danger de mort… Expliqua-t-il. Dumbledore rompit le silence qui s’était à nouveau installé en demandant à tout le monde de sortir afin qu’il puisse s’entretenir avec les trois jeunes sorciers, tous s’exécutèrent sans discuter.

-pas vous Sirius. Cela vous concerne aussi.

Sirius ferma la porte et revint auprès de Dumbledore qui reprit la parole.

-Vous me décevez extrêmement tout les trois, vous avez osé jouer avec la mort, vous avez frôlé l’enfer et faillit abattre le chao sur la Terre, tout cela pour une vie ! Un acte proche de celui de Voldemort quand il a crée….le directeur s’interrompit conscient d’avoir manqué de sang-froid cette fois-ci et d’avoir laissé échappé quelque chose qu’il n’aurait pas du. Je ne veux pas que vous croyez que votre vie puisse aussi facilement regagner, la seule raison pour laquelle vous avez fait revenir Sirius ne peut-être être imputé qu’aux circonstances particulières de sa mort ainsi qu’a votre chance insolant. Ce voile est un mystère totale, nous ignorons encore les conséquences de votre geste. Je me vois dans l’obligation de confisquer chaque note ou traduction que Miss Grange a recueillit. Je ne m’mentionne même pas le faite que vous auriez pu faire revenir un zombie, ou tout autre chose proche de l’inferi que notre facétieux Sirius Black, que vous aimez tant.

Le trois jeunes gens ne purent rien dire devant un tel flot de parole et surtout devant l’énormité de leurs actes. Ils se détendirent néanmoins devant le léger sourire qui ‘était revenu éclairer le visage de leur vieux directeur.

-Après cette longue remontrance qui était nécessaire je rajouterai que je suis fier de vous et que malgré tout les risques que vous avez pris je vous remercie de nous avoir ramené un de nos chers maraudeurs.

Sirius saisit la main d ‘Harry comme pour le remercier à nouveau avant que Dumbledore ne reprenne la parole.

-Il reste encore une petite chose dont nous devons discuter. Vous devez vous en douter la perte de Bellatrix et occasionnellement celle de Pettigrow a mis  Voldemort dans une colère noire, je crois que l’on doit se préparer à de nombreuses attaques. L’ordre n’a plus ni le temps ni les moyens d’assurer la protection de Dursley et je ne pense pas que nous avons le droit de leur imposer une guerre dans laquelle ils seraient dépassés. Pour cela, si tu le veux bien Harry, nous les emmènerons ailleurs dans un endroit plus sur, loin de toi et Voldemort.

Harry hocha affirmativement de la tête, même s’il se demandait comment Dumbledore allait convaincre son oncle et sa tante de quitter leur précieuse petite maison, il était plus sur pour eux de partir loin de lui, ce qui ne le chagrinait pas le moins du monde.

-Donc, je crois que le plus sage serait de vous préparer à combattre. Pour cela il faudrait que vous passiez tout les trois l’été à Poudlard, sous la surveillance de Sirius ainsi que quelques membres de l’ordre.

-Non ! C’est vrai ? Mais c’est super ! Harry et Ron imaginait déjà l’immensité du terrain de Quidditch juste pour eux et leurs balais sans parler des centaines de salle à découvrires.

-Il faudra que vous parliez à mes parents professeurs. Ils ne voudront pas tout de suite accepter de ne pas me voir pendant les vacances.

-Je m’arrangerai avec eux, miss Granger, et les mettrais même sous protection comme les Dursley pour plus de sécurité, ne vous inquiétez pas pour sa.

-Et moi je vais enfin passer l’été avec mon filleul. Mais sans vouloir être rabat joie, vous ne croyez pas que l’Ordre risque d’avoir besoin de moi ? Vous ne comptez quand même pas me tenir à l’écart des combats comme l’année dernière.

-Non cher Sirius, la mission que je vous propose est des plus importantes et seul vous pouvez l’accomplir. Il reste un entrainement à prodiguer à ses trois jeunes gens, il faut leur enseigner à devenir un Animagus, non déclaré, cela va de soit.

-Quoi ?! Hermione, toujours aussi peu encline à déroger au règlement, avait interrompu le directeur d’une voix forte.

Amusé de l’effet qu’il avait produit, Dumbledore continua ses explications.

-la transformation en Animagus développe à la fois la force magique et la force physique. De plus au vu de vos dernier exploits, je vois crois tout les trois capable d’y arriver en un mois ou deux, surtout avec un aussi bon professeur. Alors Sirius vous acceptez ?

Sirius flatté accepta immédiatement tout comme les trois sorciers qui voyaient l’un de leurs rêves se réaliser.

-Alors s’est parfait. Il ne me reste plus qu’a en parler à Molly.

Les trois adolescents échangèrent des regards inquiets, Sirius regard Dumbledore, le visage grimaçant et il lui dit d’une voix compatissante.

-Bonne chance, vous en aurez besoin !

-Oui c’est sur, même si vous êtes le seul que vous-Savez-Qui n’est jamais craint, il va vous en falloir ! Ajouta Ron.

-en effet surtout que la colère de votre mère doit être la seule chose que je craigne, avec peut-être les bonbons Berty Corchue.

La dernière remarque du célèbre directeur de Poudlard, détendit l’atmosphère, il sortit pour affronter Miss Weasley et à peine quelques minutes plus tard des cris de colère résonnèrent derrière la porte. Hermione regarda Sirius, Ron et Harry et leur dit ironiquement.

-Il devrait le savoir pourtant, drago dormiens nunquam titilandus.

Chapitre XXVIII partie 1

le 03/11/2007 à 12h19

Chapitre 28 : Un professeur pas comme les autres.

Harry contemplait le quai qui quelques instants plutôt bouillait d’une joyeuse effervescence, il pouvait encore apercevoir le long nuage que laissait la locomotive sur son chemin. Pour la première fois depuis six ans il n’était pas monté dans le train que la menait à la gare de Kings Cross. Son cœur était partit avec ce train et il ne le retrouverait plus avant au moins deux mois, les au revoir l’avait rendu mélancolique. Il aurait préféré qu’elle reste en sécurité au château, avec lui, mais miss Weasley avait été inflexible.

-tu la reverras pour le mariage de Bill et fleur. Harry sourit doucement à Hermione blottit dans les bras de son petit ami. Au moins quelques chose de positif dans tout sa.

-Je sais, c’est juste que sa fait bizarre de ne pas être monté dans le train.  Vous vous rendez compte que la prochaine fois sera la dernière.

Un long silence s’installa dans la gare déserte, Sirius restait en retrait tel un garde du corps zélé. Ron resserra un peu plus ses bras autour de la taille d’Hermione en lui chuchotant quelques mots doux à son oreille. La séparation était encore plus dur avec ses deux là amour, Harry ne parvenait même plus à se souvenir de ses incessantes disputes remplacées depuis peu par des taquineries badines. Il fit quelques pas vers son parrain, toute tristesse envolée.

-Il va falloir rentrer. Hagrid va nous en vouloir de laisser attendre un de ses chers protégés.

-Qui reste avec  nous ?

-Il n’y aura que nous, Hagrid, Dora et Remus. Je sais que vous êtes heureux de passer vos vacances ici mais d’après l’emploi du temps de Dumbledore, votre été va être chargé.

-Tu es donc responsable de nous ? Sa m’étonnes que l’ordre nous laisse sous si peu de garde.

-Poudlard est impénétrable et personne ne sait que tu es resté, c’est pour ça que vous avez accompagnez vos camarades. Il y aura bien quelques aurors mais rien voir avec l’année qui vient de s’écouler alors je compte sir vous pour bien vous tenir.

Sirius avait pris un faux ton sévère qui lui donnait un air impressionnant, une longue cape noire recouvrait ses habits moldus agrémentés d’une paire de bottes en cuir de dragon.

Ron détacha son regard de la ligne d’horizon pour admirer la petite tête brune appuyé contre son torse. Hermione se tourna se mettant sur la pointe des pieds pour lui offrir ses lèvres qu’il accepta gracieusement. Il la souleva de terre, leurs étreintes finissant dans un éclat de rire.

-Tu te rends compte ! Deux mois, tout les deux sans aucuns parents ou professeurs pour nous surveiller.

-Sirius est là, Ron ! Et on doit avant tout travailler.

-Mione…Ne soit pas rabat-joie ! Tu préfères quel côté du lit ? Ils furent interrompus par le rire bruyant de Sirius et Harry qui s’éloignaient en direction de la calèche.

-Sa fait du bien de le voir comme sa. Et c’est grâce à toi.

-Je n’étais pas seule, on ne peut rien faire seule.

Ils s’embrassèrent à nouveau partageant tout leur amour dans ce simple contact.

-Je t’aime Mione.

-Moi aussi je t’aime.

Ils s’éloignèrent main dans la main, courant presque pour rejoindre leur amis. Le soleil était haut dans le ciel, brillant joyeusement, le vent soufflait doucement portant leurs rires par delà les collines de Prés-au-Lard. Les anciens buchers funéraires commençaient à être ensevelit de fleurs, le temps effacé les malheurs humains. La voiture tirée par un animal invisible à tout les innocent disparut à l’horizon, fabuleux qui s’offrait à eux, porteur d’un avenir meilleur, rien n’était vraiment finit mais ils avaient droit à un répit.

Aucun d’entre eux n’aperçurent l’immense serpent aux aguets, qui restait seul sur le quai, ses yeux froids et vides scrutant le château. Sa gueule entrouverte découvrait des crocs impressionnants….il semblait sourire……


 

-Arrêtez tout les deux ! Concentrez-vous ! La voix grave de Sirius recourait les rires joyeux d’Harry et Ron assis en tailleurs devant lui. Les deux jeunes essayèrent de regagner leurs clame mais le fou rire reprit le dessus. Les vacances n’étaient pas vieilles d’un jour que l’entrainement avait déjà commencé.

-Vous rirez moins ce soir après votre entrainement ! Pour aujourd’hui je ne vais faire que vous parler des bases. Ron se traina aux côtés d’Hermione, caressant du bout des doigts les mollets découverts par  son short marin. Harry les rejoignit prés du grand seule, tous relevant la tête vers leur nouveau professeur encore debout face à eux. Sirius s’assit à son tour, laissant tomber sa lourde ape noir à ses pieds.

-Je sais la question que vous vous posez tout les trois. En quel animal allez-vous vous transformer ? Pour  tout vous avouer cela n’a aucune importance, de toute façon ce n’est pas à vous de prendre la décision. Vous  croyez vraiment que mon choix se serait arrêté sur un gros labrador ? Non. Votre animal est en vous, tout comme l’est votre élément, par bien des points l’acquisition de ces compétences sont semblables.

-Et on peut vraiment être n’importe quoi ? Demanda Ron, la main plongeait dans un sac de sucrerie qu’il partageait avec Harry.

-Absolument n’importe quoi, allant du pus minuscule fourmi au plus immonde des dragons. J’aimerai que vous me montriez ce que vous savez faire avec vos éléments. Ron, si j’ai bien compris, toi c’est le feu. Vas-y commence !

Ron dérangé dans son gouté tardif se leva en laissant à regret les jambes d’Hermione et se positionna en position de combat. Ils étaient tellement entrainés que le contact avec leurs éléments était devenu instantané.

-Qu’est ce que je fais ? Tu veux qu’on se batte ?

Sirius laissa échapper un rire avant de reprendre son sérieux.

-Je me contenterai d’une flamme contrôlée, évite de mettre le feu au parc.

-Tu viens de faire une grave erreur Sirius. Intervint Harry pour la première fois depuis de longue minutes, dédaignant la plume de sucre qu’il avait commencé à mâchouiller, même Hermione avait levé le nez de ses notes pour voir comment Ron prendrait l’affront qui venait de lui être fait. Le rouquin, un sourire aux lèvres, se contenta de fermer les yeux pour se concentrer. La température déjà douce sembla augmenter de plusieurs degrés pourtant aucun feu n’apparaissait. Sirius décontenancé se contenta d’attendre avec impatience la démonstration. Un cercle de feu se dessin autour de Ron, des flammes immenses le caché totalement à la vue de tous, pourtant l’herbe et les feuilles du grand arbre ne se consumaient pas, elles étaient verdoyantes et seulement quelques peu flétrit par la trop grand chaleur. Etonné, Sirius, tendit la main vers le mur de feu qui l’aurait certainement brulé s’il n’était pas lui aussi de cet élément.

-Très impressionnant Ron, tu peux arrêter.

-Il n’y a rien d’exceptionnel à ça. Attend un peu. Mione, rejoint moi.

Hermione regarda un peu effrayée les flammes qui semblaient infranchissables. Harry posa sa main sur son bras pour la retenir.

-Je t’ai dit que c’était bon. Laisse tomber !

-Non je veux essayer. Fais-moi confiance ma chérie.

Elle s’approcha, ses joues commencèrent à rougir sous l’effet de la chaleur.

-tu es sur Ron ? Sa  l’air brulant !

-Sa l’est mais pas pour toi !

Courageusement, elle courut vers le mur de feu et sans un cri disparut à travers les flammes. Le mur ne mit pas longtemps à s’effondrer dévoilant Ron et Hermione blottis l’un contre l’autre.

-Je me disais juste que sa serait un bon moyen de défense mais il fut que je travaille encore sur les personnes à y faire rentrer, je suis sur que pour Hermione pour l’instant, vu qu’il m’est physiquement impossible de la blesser.

Sirius encore ébahit par la performance de Ron, ne remarqua pas qu’Hermione s’était approchée de lui pour lui prendre la main avant qu’un froid immense l’envahit. Il baissa la tête vers la jolie jeune fille qui arborait un sourire mutin, il comprit et vécut alors l’adoration que pouvait lui portait Ron en se perdant dans ses grands yeux chocolats.

-Moi c’est la glace. Sa n’a surpris personne, tout le monde me voit comme étant distante et autoritaire, perdu dans les livres, aussi froide que la glace, en plus complémentaire du feu….

Surpris il suivit le trio qui se diriger vers le lac. Il n’était pas vraiment d’accord avec la description de sa meilleure élève, il ne l’aurait jamais associé à la glace, seule sa beauté pure et cristalline correspondait à son élément….Lui l’associait plus facilement à la terre, stable et discrète, toujours présente, maternelle, douce et accueillante….. La seule chose qu’il lui accordait était qu’elle complétait le feu, Ron.

-Regarde. Harry se tenait à ses côtés, il paraissait lui aussi émerveillé des pouvoirs de ses amis. Hermione s’était assise au bord du lac, sa physionomie douce, toute de rondeur et de boucles semblait gelée dans le temps, avec lenteur, dans le plus gracieux des gestes, elle déposa, à la surface de l’eau, le bout d’un de ses doigts. Le lac entier se glaça presque instantanément en laissant cependant un trou d’eau assez conséquent pour le calamar géant. Ron s’assit à son tour et posa sa paume sur ‘étendue gelée de l’eau.

-Ne soit pas trop méchant.

Une longue trainée de feu traversa le lac, les flammes roulaient sur la glace qui restait pourtant intacte et aussi froide qu’après le plus long des hivers. Sirius s’assit à côté d’eux, de plus en plus étonné et impatient de découvrir l’étendu du pouvoir de son filleul.

-Moi je suis la terre. Je pourrai creuser un immense ravin, construire des murs aussi infranchissable que Ron mais j’ai découvert quelque chose dans la foret et je dois avouer que c’est la plus belle chose que m’est donné mon pouvoir. Vous devez juste rester clame et silencieux.

Harry ferma les yeux, ses doigts s’enfoncèrent dans la terre boueuse. Assez rapidement de magnifique fleurs exotiques l’encerclèrent formant une explosion de couleurs et de senteurs, des arbustes sortaient du sol, leurs feuilles vertes et tendres pointaient vers le soleil mourant. Un léger sourire se dessina sur les lèvres d’Harry alors qu’il tournait les yeux vers l’orée de la foret. Deux créatures célestes apparurent à travers l’obscurité des arbres,  certains disent qu’ils ressemblent à de vulgaires chevaux mais aucun animal ne pouvait avoir un pelage aussi blanc, presque argenté.

Sirius se souvenait vaguement d’en avoir aperçu lors d’un cour ici même, à Poudlard mais jamais d’aussi prés. Les licornes s’approchaient d’eux, ils n’étendaient pas leurs sabots s’écraser sur l’herbe, elles semblaient flotter. La plus jeune des deux bêtes hennit avant de frotter son nez contre le cou d’Harry, il flatta l’encolure de la licorne.

-Je peux presque les comprendre, ce sont des créatures extrêmement intelligentes. Elles sont naïvement bonnes, pleines de compassions, l’innocence même….

-Je pensais qu’elles le laissaient que les filles les approcher ! Dit Hermione en caressant la corne soudée au centre du front de la plus grande des licornes. Elle admirait Harry jouant avec le bébé. Ron hésitait encore à tendre la main mais était néanmoins émerveillé par cette apparition.

-Elles  ne font que les supporter, moi je communique avec elles. Mon pouvoir ameute tout les animaux terrestres. Au début ce n’était que de simples verres de terre mais maintenant….

-Et bien, je me demande ce que je fais là. Vous n’avez pas besoin de moi pour ce qui va suivre, en tout cas pas ce soir ni pendant cette première semaine. Je vais vous laisser et vous allez méditer comme au tout début de votre entrainement…. Petit  à petit vos réactions deviendront plus animales, vos sens, vos instincts se réveilleront…. Et un jour sans comprendre vraiment, sans même l’avoir voulu vous vous serez transformé.

Il se leva et fit quelques pas en direction du château avant de reprendre la parole.

-Ne méditez pas trop longtemps, vous ressentirez vite une incroyable envie…. Je ne sais pas laquelle, tout dépend de votre animal mais essayer de la satisfaire autant que possible puis revenaient diner.

Il fut surpris du silence qui persistait entre eux malgré l’absence apparente de surveillance, il se retourna et sourit à la vue des trois jeunes gens assis, perdus dans leurs pensées. Sirius essayait toujours de réunir, les images vieilles de maintenant plus d’un an qu’il conservait d’eux, il ressentait souvent avec angoisse les changements intervenus tout au long de son année en tant que mort. Aucun cerveau humain ne pouvait concevoir que le monde continuait à vivre sans lui, il était déroutant de voir à quel point il était inutile à la bonne marche du destin.

Chapitre XXVIII patie 2/2

le 04/11/2007 à 10h54

Il voulait toucher le ciel, côtoyer les étoiles, sentir le vent envelopper totalement…il voulait voler. Ron avait grimé au sommet du grand saule pour prendre de l’altitude sans pour autant quitter ses deux amis qui méditaient toujours. Son regard se promena sur l’étendu d’eau, devant lui, qui commençait à peine à dégeler, il était loin le temps où ils ne pouvaient pas créer leur éléments. Peut-être que devenir un animagus ne serait pas si difficile, il avait l’impression de presque pouvoir s’élancer dans le vide sans s’écraser sur le sol. Il avait hâte qu’Harry se réveille de sa transe pour découvrir le ciel sur son balai. Que pouvait-il être ? Une mouche ? Un moineau ? Un hippogriffe…il sentait son sang parcourir ses veines comme de la lave en ébullition…peut-être un dragon. Il s’appuya sur la plus haute branche, éloignant son regard de la voûte céleste pour se tourner vers spectacle tout aussi enchanteur. Hermione souriait doucement, ses traits totalement relâchés alors qu’elle murmurait des paroles incompréhensibles. Elle avait développée une façon unique de méditer, pouvant se perdre des heures entières dans les méandres de son esprits sans être épuisée.

-J’ai faim ! La voix d’Harry résonna violement dans le silence de la nuit, faisant fuir quelques moineaux qui s’étaient réfugiés dans le feuillage de l’arbre centenaire.

-Il faut attendre Mione. Harry sursauta, cherchant autour de lui l’origine de la voix.

-Lève la tête ! Alors c’était comment ? Ron descendit plusieurs branches avant de se laisser glisser le long du tronc rugueux.

-Comme d’hab.’ Sauf que j’ai bien plus faim. Tu crois qu’il y aura de la viande rouge au diner ?

-Je pensais que tu préférais la volaille ! Harry se releva puis hissa les épaules en signe d’incompréhension.

-Je dois être un carnivore. Hmmmmm une entre cote bien saignante. Et toi ?

-Sa va je n’ai pas trop faim…..Il regarda à nouveau le ciel avec envie. Après le diner sa te dit d’aller voler ?

-Je ne crois pas que Sirius nous laissera faire.

Le silence retomba entre eux et fut interrompu par le gargouillement bruyant du ventre d’Harry.

-Tiens il reste des bonbons. Ron sortit de sa poche le sachet d’Honneyduke et le tendit à Harry qui pris quelques dragées surprise de Bertie Crochu.

-Alors qu’est ce que t’a eu ?

Déçu, Harry finit la dragée avant de répondre.

-Orange.

-C'est toujours mieux que caoutchouc ! Ron mâchait dégouté le bonbon noir. Harry se contenta de croquer le bout de la suivante, il laissa son goût unique  envahir sa bouche, un mélange subtile entre l’amer et le cuivré avec une touche de sucré qui persista sur sa langue.

-Goute celui la, il est excellent ! Ron sans se méfier goba le reste du bonbon.

-Harry, c’est du sang. Tu aimes le sang ? Tu vas devenir un  vampire ou quoi ?!

-Ron ne soit pas stupide, les vampires ne sont pas des animaux, à moins bien sur que tu ne te réfères aux chauves-souris qui ont été surnommée ainsi par les moldus à cause de leur goût prononcé pour le sang.

Les deux garçons levèrent les yeux au ciel face à l’explication éclairé et typique de leur meilleure amie qui partait déjà en direction du château en courant.

-Merci pour cette explication sur la faune moldu Mlle je sais tout !

-Oh, bravo Ron, je ne savais pas que tu connaissais le mot « faune », je commence à d’éteindre sur toi ! Répliqua avec malice Hermione.

Ron courroucé, s’apprêtait à répondre mais Harry mit sa main entre eux pour les sépares.

-Et oh ! Je vous rappelle que vous êtes fous l’un de l’autre et que vous passez votre temps à vous embrasser pas à vous disputer !

Ron et Hermione rigolèrent avant de faire la paix en un doux baisser et sous le regard mi-attendris, mi-dégouté d’Harry qui les interrompis.

-Allez tout les deux ! Sirius doit nous attendre !

 

-Alors qu’est ce qu’ils font ?

-Ils sont dans le parc, ils jouent !

Ron recracha la gorgée de soda qu’il venait d’absorber et se précipita sur la fenêtre de la salle commune des Gryffondor où ils avaient décidé de manger.

-C’est bizarre. Dit Harry, la tête dans son assiette.

-Tous aussi bizarre que te faim insatiable, tu en as mangé combien ? Quatre ? Rétorqua Lupin qui disputait une partie d’écher avec sa femme.

-Cinq ! Grogna Harry la bouche plaine de viande.

-Sa veut dire qu’elle va devenir le même animal que lui ?

Lupin prit un air sérieux pour répondre à la question de Ron qui avait toujours la tête collé sur le carreau de la fenêtre de la salle commune.

-Pas du tout, c’est juste que son animal est proche du sien. Une fois que vous aurez trouvé qui vous êtes, vous ferrez des recherches pour mieux connaître votre animal. Je pense qu’on pourra vous donner la potion révélatrice dans quelques jours.



 

Elle ne s’était jamais autant amusée, ses cheveux fouettaient son visage alors qu’elle souriait ses  pieds nus dans l’herbe fraiche du soir, elle tomba épuisée dans l’herbe, fermant les yeux pour reprendre son souffle, elle les rouvrit en l’entendant s’allonger lourdement prés d’elle, lui aussi haletant après leur course folle.

-C’est plus de mon âge, je crois ! Dit-il en toussant de sa voix rauque semblable à un aboiement. Hermione rigola et tourna sa tête vers lui.

-Non. Tu es simplement rouiller !

-Merci, sa me rassures !

Sirius rigola. Ils se regardèrent dans les yeux pendant un moment, un moment immense pour lui, un moment étrange pour elle. Il détourna son regard pour cacher le trouble qu’il ressentait à travers ses beaux yeux dans lesquels il avait envie de plonger sans vergogne. La voute céleste s’était parée ce soir de ses plus beaux trésors, offrant à leurs yeux émerveillés une quantité d’étoiles. Hermione tendit son bras vers le ciel, lui d’écrivant les divers constellations, Sirius n’écoutait qu’à moitié, perdu dans sa voix plus que dans ses paroles.



 

Harry somnolait dans un fauteuil prés de la cheminé, rompu par son diner gargantuesque, Tonks et lupin était d’hors et déjà partis trouver refuge dans la tour des Serdaigles, seul restait Ron qui jouait avec son verre. Il ne comprenait pas pourquoi Hermione ne lui avait pas demandé à lui de l’accompagner dehors, il était son petit ami après tout et Sirius n’était que leur professeur pas un compagnon de jeu !

Quand ils étaient rentrés au château quelques heures auparavant, elle s’était précipité sur le parrain d’Harry, lui avait chuchoté quelque chose à l’oreille, de manière plutôt intime et avait filée dehors sans un mot ni un regard pour lui. A quoi jouait-elle ? D’accord c’était surement une pulsion animal mais est ce que lui avait foncé sur son balai et survoler le ciel toute la soirée ? Non et elle le lui aurait surement reproché…. Il se mit à rire, Sirius pourrait être son père et puis elle l’aimait, elle le lui avait dit, il devait lui faire confiance. Il monta dans son dortoir non sans un dernier regard par la fenêtre.




-Encore ! Il n’y aura pas de merci avec un mangemort Hermione.

Elle se releva de la boue tachant son pantalon de jogging. Elle sentait la sueur couler dans son dos. Des rires retentissaient un peu plus loin alors que Ron et Harry se battaient comme des jeunes chiens sous les encouragements de Sirius. Lupin, assis sous un arbre, regardait sa femme la massacrer au combat. Tonks, les cheveux plus courts pour plus d’aisance, lui fessait mordre la poussière, l’obligeant toujours à se relever malgré ses nombreuses courbatures. Hermione refusait de se plaindre, trop fière pour demander grâce la première, elle n’aurait pas du passer la nuit à vagabonder avec  Sirius sachant qu’elle devait se lever à l’aube.

-Allez Hermione, juste une fois de plus. Je t’attrape à la taille et tu me fais basculer en avant…. Je me laisse faire pour une fois. La jeune auror agrippa Hermione par derrière appuyant son ventre déjà meurtrit, incapable de reprendre son souffle, elle s’écroula à terre la tête dans l’herbe.

-Harry ! Tu le fais exprès, tu sais qu’il est plus lourd que toi !

Sirius s’agitait dans tout les sens, plus excité que s’il assistait à un match de Quidditch. Ron, à bout de souffle, le plaquait sur le sol, torse nu, les deux jeunes hommes ne semblaient pas souffrir de la chaleur. Harry créa une vague de boue qui renversa Ron sur le dos.

-Tricheur ! Protesta Ron.

Sirius éclata de rire avant d’avancer vers les garçons, leur tee-shirt dans ses mains.

-Bien joué ! Je vous laisse quartier libre, un déjeuné vous attend dans la grande salle.

Les trios garçons allèrent rejoindre Lupin qui s ‘était levé pour s’approcher de l’air de combat où les deux jeunes femmes cherchaient à s’immobiliser. Tonks, assise à califourchon sur le dos d’Hermione lui tordait le bras si fort qu’il semblait prés à céder.

-Dora, il vaut peut-être mieux arrêter.

Hermione aurait embrassé le professeur Lupin si elle parvenait encore à bouger le petit doigt. Celui-ci lui tendit sa main pour qu’elle se relève. Elle le remercia d’un sourire tremblant.

-On va faire ça tout les matins ?

Ils s’étaient tournés vers Tonks qui supervisait leurs entrainements physiques.

-Ce n’était qu’un début. Dans une semaine, tout sa vous paraitra bien facile.

Hermione laissa échapper un soupire tout en s’appuyant sur le tronc du grand saule. Elle doutait de sa capacité à marcher jusqu’au château pour satisfaire son ventre qui criait famine tant ses muscles étaient tendus, sans parler du sang qui coulait de ses jambes égratignées. Tour d’un coup elle ne sentit plus que deux grands bras musclés la soulever du sol, soulageant ses muscles, elle ouvrit les yeux et sourit au regard azur emplis d’inquiétude qui la contemplait. Elle reposa sa tête au creux de son épaule e poussant un long soupir. Sans un mot il se dirigea vers le château, suivit de prés par Harry qui frottait son postérieur douloureux.

Chapitre XXIX partie 1/2

le 05/11/2007 à 12h21

Chapitre 29 : On ne choisit pas qui on aime.


Harry frappa à la porte, n’osant pénétrer dans la pièce de peur d’interrompre quelque chose qui le terrifierait jusqu'à la fin de sa vie. Personne ne lui répondit, il poussa le lourd battant et laissa échapper un soupir de soulagement au calme de la chambre. La chambre était absolument identique à la sienne à part le nombre de lit qui n’en comptait que quatre. Leur matinée avait été un enfer, Tonks qui paraissait douce et sympa s’était transformée en un véritable tyran. Ils avaient couru autour du lac pendant au moins deux heures sans avoir le droit à aucune pause, Hermione parvenait à peine à encore marcher. La jeune madame Lupin ne s’était pas contentée de les exténuer, ils étaient couverts de bleus à cause des techniques de combat qu’elle leur avait enseigné. La séance d’entrainement s’était finit plus calmement, au frais dans le lac décongelé, elle leur avait quand même imposée une dizaine de longueur chacun.

C’était Hermione qui avait le plus souffert, peu habituée à tant d’activité physique, Harry grimaçait à chacun de ses mouvements tant ses muscles étaient douloureux, il n’imaginait même pas à quel point sa meilleure amie devait souffrir. Il aurait tout donné pour s’écrouler sur on lit et s’endormir. Harry fit quelques pas, ses pieds nus s’enfonçaient dans l’épais tapis de couleur pourpre qui ornait le sol. Un léger courant d’air caressa son visage, le détendant immédiatement, l’ambiance de la pièce était apaisante. Un tee-shirt vert trainait à terre, un paquet de langue sucrée de chez Zocko était ouvert sur le premier livre accompagné d’une revue de Quidditch preuve que Ron habité la pièce, il était incapable d’occuper un endroit sans laisser des traces de son passage. Harry s’avança encore et rougit à la vue d’une mignonne  petite culotte bleu en satin posé sur le deuxième lit, il n’aurait peut-être pas du rejoindre ses amis…. Prés de la fenêtre ouverte sous laquelle reposait un fauteuil s’amoncelait d’épais bouquins, des parchemins et autres manuscrits, il n’aurait pas été surpris de voir Hermione assise au milieu de tout ce fouillis mais le jeune couple restait introuvable. Harry s’avança encore, arrivant au dernier lit dont les lourds rideaux étaient entrouvert et là il les vit et le spectacle qui s’offrait à lui le mis mal à l’aise.

Hermione, les yeux fermés, totalement détendue, était allongé au milieu du lit, les doigts de pieds en éventails, dans une petite robe blanche très légère. Ses longs cheveux mouillaient le tissu, le rendant transparent par endroit….Elle était belle. Belle parce qu’elle semblait ne jamais avoir été aussi heureuse, on parvenait à oublier l’énorme meurtrissure qui marbrait le bas de sa cuisse rien qu’en contemplant son sourire béat. Juste derrière elle, Ron torse nu, une brosse à la main paraissait décidé à démêler ses lourdes boucles. Il l’entourait de ses longues jambes alors que sa main libre massait doucement les muscles tendus des cuisses veloutées d’Hermione. Harry les enviait jamais encore il n’avait eu le temps de partager des moments intimes et simples avec Ginny, leurs rendez vous étaient toujours chargés d’une tension presque palpable, comme si les instants qu’ils passaient ensemble pouvaient être les derniers. Ron et Hermione ne l’avaient pas vu, son meilleur ami délaissa un instant son doux travail pour embrasser la nuque d’Hermione. Harry, décidant qu’il était temps de se manifester, tira d’un coup sec le rideau.

-Harry ! Surpris, il sursauta. Ron, pointait sa baguette juste devant son nez. Tu nous as fait peur imbécile !

-T’es rapide !

Son ami baissa sa baguette avant de retourner à sa tache, un léger sourire aux lèvres.

-C’est Maugrey ! Il m’a rendu complètement parano.

-Je me demande bien où tu cache ta baguette habillé ainsi ! Plaisanta Harry devant le manque de vêtement de Ron, qui portait seulement un caleçon orange.

-Au risque de te décevoir je la cache sous mon oreiller. Contrairement à toi, il n’y a plus de place dans mon caleçon pour ranger quoi que se soit.

Ses longues disputes avec Hermione avaient au moins eu le mérite de le faire passer maitre en matière de remarque acerbe et de sarcasme en tout genre. Harry lui lança un cousin en guise de représailles.

-Prétentieux ! Les deux garçons rirent de bons cœurs jusqu'à ce qu’Hermione ne sorte de sa rêverie.

-S’il te plait ne me dit pas qu’on doit déjà y retourner. Sa voix était suppliante et exténuée. Elle s’appuyait maintenant complètement contre le torse de Ron, les yeux toujours fermés.

-Non, Sirius a dit qu’on ne méditera que ce soir. Il parlé d’une potion qui nous aiderait à aller plus vite….

- Bénit soit il. L’avantage c’est qu’on n’a pas à être debout pour méditer. Répliqua Hermione avec  un soupir alors que Ron la chatouillée dans l’espoir de la rendre un peu plus dynamique.

-Ce n’est qu’une fainéante et un bébé à qui j’ai du donner son bain !

Elle rougit légèrement avant de frapper Ron assez durement sur la main qui la chatouillait toujours.

-Comme si sa te dérangeait ! Elle finit sa phrase dans un bâillement parvenant à peine à laisser ses yeux ouverts.

-Tonks a comme même était vache. Tu devrais demander qu’on soigne ta blessure. Emit Ron.

-Non ! Je ne veux pas qu’on pense que je suis plus faible que vous !

Cette idée la révoltée tellement qu’elle s’était redressée d’un bond. Alarmé, Harry la vit retenir un gémissement de douleur avant de se reposer sur Ron.

-Quelle blessure ?

-Elle a le plus beau bleu que j’ai vu de ma vie, il va de sa cicatrice jusqu'à son nombril.

Ron laissa son doigt glisser entre ses seins pour ensuite caresser affectueusement son ventre.

-Quelle cicatrice ?

Hermione lança un regard furieux Ron avant de se tourner vers Harry.

-Ce n’est rien, elle a presque disparu, sa date du département des mystères. C’est juste une trace blanche.

Pour confirmer ses dires elle tira un peu sur son décolleté jusqu'à la naissance de ses seins. Perplexe Harry observa la fine ligne irrégulière qui tachait sa peau, il avait déjà vu Hermione avec des décolletés bien plus plongeants et jamais il n’avait remarqué la fine trace qui contrastait avec sa peau. Comme si elle pouvait lire dans ses pensés, Hermione répondit à son interrogation.

-Je mets un sort de camouflage dessus d’habitude. Mais….enfin…Ron….

-je lui ai dit que je m’en foutais complètement.

Hermione sourit face à la franchise de son petit ami.

-Je devrais vous laissez…. Hermione tu as l’air épuisée, pourquoi ne ferais-tu pas une sieste ?

Harry se leva de matelas sur lequel il avait pris place, embarrassé de les avoirs dérangés mais il s’ennuyait. Sirius était sortit au Prés-au-Lard sans lui avoir demandé de l’accompagner, ce qui fessait qu’il se retrouver seul. Il ne lui restait plus qu’a écrire à Ginny mais Hedwige n’était toujours pas revenue.

-Tu n’es pas fatigué toi ? demanda Hermione.

Harry se retourna. Ron était déjà allongé, les yeux fermés et avec un sourire aux lèvres.

-Si mais….

-Tu n’as qu’à rester avec nous ! Harry aurait éclaté de rire devant l’expression de Ron si lui-même ne devait pas faire la même tête.

- Mione je ne pense qu’Harry….

Amusé, il attendait que Ron trouve un moyen d’expliquer la situation à sa petite amie, il ouvrait et fermait la bouche comme un poisson hors de l’eau. Finalement ne trouvant aucun argument contre il referma les yeux.

-S’il veut rester….

-Allez viens ! Sans plus de cérémonie Hermione s’allongea sur le dos en grimaçant. Harry s’approcha du lit après avoir attrapé un oreiller, il s’étendit à côté d’Hermione et ferma les yeux pendant de longues minutes. Petit à petit il sentit son corps se détendre. Un oiseau chantait dehors, les respirations profondes à ses côtés prouvaient que ses amis s’étaient endormis. Il ouvrit les yeux et se tourna vers eux. Ron, sur le ventre, ronflait déjà, ses doigts entremêlés à ceux d’Hermione qui souriait dans son sommeil. Pendant un instant il se demanda ce qu’i ; avait bien pu faire pour les mériter, comment après tant d’obstacles ils étaient parvenus à ce moment simple de paix et de bonheur. Harry recouvrit leurs doigts emmêlés dans sa main et s’endormit.

Chapitre XXIX partie 2/2

le 06/11/2007 à 10h38

Sirius déambulait dans les rues de Prés-au-Lard, il essayait de chasser de ses esprits une jolie jeune fille en tournant son visage vers le ciel mais la lune naissante dans le ciel azur ne lui cessé de lui rappeler sa compagne nocturne. Il adorait ces moments passé avec elle, il avait même hâte qu’elle ne se transforme pour qu’il puisse vraiment lui faire découvrir le parc de Poudlard dans ses moindres recoins. Il ne doutait pas qu’elle ne se soit un canin comme lui, ils avaient trop de choses en communs…. Harry aussi commencé à changer, sa démarche était plus flémarde et gracieuse, celle d’un félin, quand à Ron la seule chose qui était sur était qu’il serait un animal de l’air…..

Sirius tourna à gauche, son regard se posa sur l’étendue limpide de l’eau de la fontaine qui ornait la grande place. Hermione. Voilà que son image s’imposait de nouveau dans son cœur. Elle était plus que son élève, que la meilleure amie de son filleul, que la copine de Ron ; elle était l’objet de ses rêves et projet pour l’avenir. La jolie brunette avait réussis à conquérir son cœur. Il sourit. Une fille de  17 ans avait réussis là où tant d’autre avait échoué depuis toute ses années. Et il s’en voulait d’aimer une gamine, d’aimer cette fille qui aurait pu être la sienne. Mais non de dieu qu’est ce qu’elle était belle. Il la revoyait, vêtue de blanc, ses cheveux bouclés épars autour d’elle et ses lèvres couleur framboise coupés au niveau supérieur. Quand était-elle devenue à ce point belle ? Avant elle était banale, moins belle que la moins belle de ses conquêtes….elle avait juste grandit et embellie…..

Sirius s’assit sur le rebord de l’édifice de pierre. C’est la copine de Ron.

Il trouvait le destin bien cruel, pourquoi elle, pourquoi avait-elle réussis à réveiller son cœur de vieux chien solitaire ? Et si c‘était-elle ? Celle qu’il attendait depuis longtemps. Il ne pouvait pas la laisser passer. Mais que dirait Harry ? Ron n’était pas en soit un problème, les adolescents sont volage ils oublient vite mais son filleul que dira t’il le jour où il posera ses lèvres sur les lèvres de sa meilleure amie ? Si seulement elle pouvait l’aimer.

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Assis prés de la cheminée endormi, ils attendaient que leurs professeur préféré  prenne la parole, Sirius, grave, les regardaient, il hésitait encore à leur donner la potion d’éveil qu’avez concocté Rogue,  un mois  n’était ce pas trop court ? Il prit la parole d’une voix solennel, brisant ses pensées et le silence chargé d’appréhension qui s’était jusqu’ a là installé.

-Je pense qu’il est temps pour vous d’entrer en contact avec votre animal. Vous n’avez jusqu'à là que partagez les mêmes envies, je vous parle maintenant de communiquer avec lui afin que plus tard il prenne votre place. Je ne vous en dis pas plus, vous verrez c’est passionnant.

-Tu es sur que nous sommes prêt ? Demanda Hermione encore peu sur de ses capacités dans ce domaine.

-Si tu te poses la question c’est que tu ne l’est pas vraiment !

Hermione ferma la bouche c’était la première fois que Sirius lui répondait aussi sèchement.

-Bien. Harry attrapes. Sirius lui lança une  fiole de liquide mauve qu’il attrapa d’un mouvement élégant de la main. Une gorgée suffit.

Harry déboucha le flacon, le porta à ses lèvres en fermant les yeux, il le passa ensuite à Ron qui reproduisit le même schéma puis vient le tour d’Hermione blottit dans les bras de celui-ci.

-Les garçons concentrez-vous ! Oubliez le reste. Hermione ne boit pas tout de suite. J’aimerai te montrer quelque chose avant.

La jeune fille se leva des jambes de Ron  et s’approcha de son professeur.

-Sirius je….je suis désolé pour tout à l’heure. Je t’assure que je suis prête. Si Ron et Harry en sont capables, moi aussi !

Sirius sourit, il ne doutait pas de ses capacités, contrairement à elle.

-Viens on va  dans le parc.

Ils descendirent côte à côte les escaliers de la tour Gryffondor puis ceux du château pour accéder au parc, un vent frais contrasté avec l’air tiède de la nuit éclairé par une pleine lune enchanteresse.

-Laisse toi aller. Dit-il simplement en gardant son visage tourné vers les étoiles.

-Quoi ? Hermione avait quitté la beauté lunaire pour le visage de Sirius, celui-ci se tourna vers elle, sourit avant de se transformer en chien. A quoi sa rime ? Demanda-t-elle au chien noir qui remuait gaiment la queue.

-A ton avis. Répondit-il d’une voix rauque.

-je devrais être là haut à méditer moi aussi au lieu de parler avec….Hermione s’arrêta. Elle parlait avec un chien. Elle parlait et elle le comprenait.

-Tu commences à comprendre ?

Hermione n’en revenait pas.

-Tu n’as pas besoin de potion.

-je suis un chien alors ?

-Non, je ne pense pas…..C’est pour sa que je t’ai emmené ici !

Hermione regarda autour d’elle.

-Là je ne vois pas !

Le chien tourna sa tête vers le ciel et hurla à la mort comme les font ceux de son espèce  à l’état sauvage. Hermione se mit les mains sur les oreilles.

-Arrêtes tu es fou ou quoi ?

Soudain la plainte du canidé devint chanson, elle releva la tête, elle aussi vers la lune dont les rayons se reflétaient dans ses yeux bleu. Absorbé par sa contemplation elle ne vit pas que Sirius avait repris son apparence humain, il ne disait aucun mont, attendant les siens.

-Une louve…Je suis une louve. Dit-elle en reportant son regard sur lui. Je l’entends me parler, je sens ses envies, ses besoins.

Elle n’avait toujours pas repris la couleur de ses yeux, ce qui n’était pas pour déplaire à Sirius, dont les envies canines remontaient elles aussi à la surface. Il se maitrisa et la regarda, ses traits eux aussi semblait avoir changé, plus doux mais plus rude à la fois, étonnant contraste.

-Sirius.

-Oui.

-Quand pourrais-je me transformer ?

-Demain, peut-être, tout à l’heure qui sait !

Ils rigolèrent.

-On verra. Ron doit avoir finit. Il lui donnait une porte de sortit, conscient que peu à peu l’animal en lui reprenait ses droits et qu’elle ne pouvait rester là. Les animaux sont moins complexes que les hommes, ils aiment, ils prennent. Pas plus compliqué.

Elle se mit à courir vers le château, trop de choses venait de remonter à la surface, elle s’était sentit tellement bien prés de Sirius, calme et détendue, sa lui rappelait les doux moments passés dans la salle sur demande où ses rêves devenaient réels. Hermione secoua la tête en passant devant un miroir elle remarqua que ses yeux changés petit à petit de couleur et reprenait leur couleur marron. Elle poussa le portrait de la grosse dame. Seul Ron avait finit sa méditation, il arboré un sourire confiant qu’il perdu en la voyant revenir du couloir.

-Tu été où ?

-Sirius m’a emmenée dans le parc….

Hermione sourit et s ‘assit prés de lui.

-Alors tu es quoi ? Lui demanda-t-elle.

-Un phénix.

-L’espoir, la renaissance, la force, le réconfort, c’est tout toi sa !

-J’aurai dit puissance et charisme mais espoir et renaissance c’est bien aussi. Dit-il en rigolant et en la serrant contre lui. Et toi alors ?

-Une louve.

-Force, fidélité, indépendance et courage.

-tout comme moi ! déclara Harry qui sortait à peine de sa transe. Ron fut surpris.

-Quoi tu es un loup toi aussi ?

Harry le regarda en souriant.

-certainement pas ! Les félins ne pactise pas avec les canins ! Je suis une panthère. Pas étonnant si on regarde bien.

-mouais, moi je t’aurais jamais associé avec sa. Sauf pour t’es yeux ! Ajusta Ron en le regardant s’étirer et bailler à la manière des félins.

-Et vous savez vous transformer ? Demanda Hermione toute timide tout d’un coup.

- Que veux-tu dire Hermione ?

La jeune fille sourit en fermant les yeux quand elle les rouvrit, ils avaient repris la teinte bleutée.

-je ne sais faire que sa !

Ils rigolèrent décidément cet été était de loin le meilleur qu’ils avaient vécus.

Chapitre 30 : Un amour déchu.



Harry, Ron et Hermione avaient finis par s’endormir sur le tapis de la salle commune après une soirée ponctuée de méditations, de découverte, de rire et de tentatives plus ou moins réussite de transformation. Ainsi, Harry avait-il hérité d’une pair de moustache, Ron était couvert de plume rouge et or sur le dos, seul Hermione, avait finalement réussis à se changer complètement. Les garçons avaient été très impressionné de la performance de leur amie, performance rare puisque  réaliser au bout d’un mois à peine d’entrainement.

Le soleil de midi de cette fin de mois de juillet caressait et baignait dans la lumière les trois adolescents, toujours endormis dans la salle commune à la suite des fatigues accumulés au fils des semaines passés, rien aurait pu troubler leurs sommeils, ni le chant des oiseaux, ni le bruit des elfes de maison qui rangeaient la tour en essayant de ne pas les déranger, ni le majestueux hibou à tête blanche qui cognait de son bec la vitre de la fenêtre pour entrer et remettre son message…..un message écrit d’une écriture longue et fine, délicate comme celle qui l’avait écrite. Un simple bout de parchemin, avec quelques mots, une annonce et un prénom mais qui pourtant changera tout.

Debout, les jeunes ! La voix grave de Sirius les tiraient de leur monde clame de rêve où le sommeil les emmenés. Harry quitta à regret les bras d’une jolie rouquine pour retrouver la luminosité du soleil. Il grogna en guise de réponse, il aurait bien dormi deux bonne heures de plus, il n’était pas le seul dans cet état, Ron luttait apparemment contre l’envie de se rendormir et Hermione avait gagné le canapé pour retourner elle aussi dans le pays des rêves.

-Il est quelle heure ? Demanda-t-elle d’une petite voix.

-Presque 14h00 ! Répondit Sirius en donnant un coup sur la tête de Ron qui ronflait déjà. Vous avez entrainement dans moins de deux heures.

-Quoi déjà ?

-Et oui ma belle, il fallait réfléchir avant de vieiller toute la nuit.

-Et pour une fois ce n’est pas de ma faute ! Ajouta Ron en souriant et en tendant la main pour attraper Hermione, mais elle le pinça en guise de réprimande sous les yeux dégouté de Sirius qui profita du bruit que l’hibou fessait sur le carreau pour aller le lui ouvrir et ainsi ne pas assister au baisser matinale des deux amoureux. L’oiseau émit une plainte et vola au-dessus du trio avant de se poser sur l’épaule de Ron pour lui tendre sa patte où était accroché le message. Dés