Tout ce qu’il voyait autour de lui était vaporeux et baignait d’une lumière blanche éblouissante. Si ses blessures ne lui faisaient pas tant souffrir il aurait juré qu’il était au paradis, un paradis où un ange roux le veillait depuis des heures. Il ouvrit un peu plus ses yeux qui commencer à s’habituer à la clarté de la pièce, à ses côtés, Ginny, qui semblait s’être endormi auprès de lui après l’avoir vieille toute la nuit, peut-être même plusieurs nuits. Après avoir caressé ses cheveux et l’avoir contemplé longuement, Harry tourna la tête pour entendre Miss Weasley qui parlait à l’autre bout de la pièce. Il était cerné de partout dans la chambre, qui comptait trois lits, il y avait des têtes rousses qui discutaient tranquillement. Sur le lit voisin, son meilleur ami Ronald Weasley était là, bel et bien réveillée et de toute évidence en meilleur forme que lui malgré l’épais bandage qui lui couvrait l’épaule et lui entourait l’épaule. Harry se redressa un peu en essayant de ne pas réveiller Ginny qui avait tant s’inquiéter à cause de lui. Personne ne faisait attention à lui, Charlie semblait féliciter Fleur alors que madame Weasley essuyait quelques larmes sen contemplant son plus jeune fils embrassé tendrement Hermione. Fred et George jouaient avec un vif d’or, lançant de temps en temps une blague à Bill qui s’appuyait contre le montant du lit de Ron. Ils étaient tous là, vivant et heureux…Ses folies n’avaient pas couté d’autres vies mais…
-Sirius ! Où est Sirius ? On a réussit ? S’exclame-t-il en se redressant d’un coup.
-Calmes toi Harry. Il va bien.
Il ne pouvait pas le croire avant de l’avoir vu de ses propres yeux. Harry n’eut même pas le temps de penser plus longuement à toute les implications de la simple déclaration d’Hermione car la jolie rouquin qu’il venait de réveiller en sursaut s’était littéralement jeté sur lui. Elle entrecoupait son baiser de mots qu’on pouvait déchiffrer comme :
-J’ai…eu…si peur….ne….refait…jamais…ça.
Harry une fois la surprise passée, répondit avec joie au baiser de sa petite amie.
-Hum ! Hum ! Ce toussotement si peu naturel rappela soudain aux deux amoureux que la quasi-totalité des frères Weasley les regardaient sans parler de Molly et Arthur qui étaient là eux aussi.
-Euh ! Je me demande si sa valait le coup de me réveiller si c’est pour me faire égorger par tes cinq frères et tes parents. Ironisa Harry en regardant tout de même avec inquiétude la teinte rouge qu’avaient pris tout les Weasley, tout en se demandant si ceci était du à la gêne ou à la colère.
-Nous aussi nous sommes heureux de voir que tu vas bien, Harry. Dit finalement Mr Weasley pour briser le silence très gênant qui s’était instauré.
-Enfin…pour l’instant ! Ajouta Fred en tapant son poing droit dans sa main gauche.
-Et certainement pas aussi heureux que note petite sœur. Compléta George dont le léger sourire trahissait le ton faussement agressif qu’il avait pris.
Le teint cramoisi et la mine honteuse de Ginny qui s’était, à contre cœur, reculé de lui le fit éclater de rire et tout les Weasley le suivirent dans son fou rire.
-On peut savoir ce qu’il y a de si drôle ? La voix grave et enjouée de Sirius retentit dans toute la pièce réduisant au silence tout ses occupants. Il arborait un large sourire qu’Harry ne lui avait vu qu’en de trop rare occasion. Malgré son séjour aux enfers, il était rayonnant. Harry avait les larmes aux yeux, sa fessait du bien de le revoir, enfin il ne sera plus seul.
-Comme tu as grandi ! Lui dit Sirius en se reculant pour mieux l’observer. Et je commence à voir ce que Lunard me cachait. Bien joué ! Bonjour damoiselle. Ajouta t’il en adressant un clin d’œil charmeur à Ginny dont la peau repris immédiatement sa teinte rouge. D’ailleurs il me semble que vous n’êtes pas les seuls à être plus qu’amicaux l’in envers l’autre. Lança-t-il avec une pointe de regret dans la voix à Ron et Hermione. Le regret du temps qui passe et qu’il avait manqué ou…..
Ron resserra son étreinte autour des épaules d’Hermione et Sirius leur sourit faiblement. Il attendait avec impatience de se retrouver face à Tonks pour la taquiner sans vergogne sur son mariage avec son vieil ami, il pourrait fêter des naissances vus le début du jolie ventre de Fleur, des mariages….Il arrivait presque à oublier que la guerre était toujours présente et qu’il devait tout cela à son filleul, à ce merveilleux jeune homme qu’il aimait comme un frère, pour ne pas dire un fils.
-Merci Harry. Merci pour tout !
-Merci à toi d’être l. Et puis ce n’est pas moi qu’il faut remercier, sans Hermione on aurait jamais trouvé le moyen de te ramener et sans Ron c’est nous qui serions venu te rejoindre et pas l’inverse !
-Oui et sans toi tu n’aurais pas devant toi un homme libre et au-dessus de tout soupçon. D’ailleurs j’ai réussis à sous-titrer ceci au ministère. Dit-il en tendant trois bouts de parchemins roses aux jeunes sorciers.
-Des permis de transplaner ! S’exclama Ron d’une voix qu’il n’aurait pas souhaité si forte.
-Mais on ne l’a même pas passé et puis Harry n’a pas 17 ans ! Intervint Hermione du ton outré qu’elle prenait parfois devant une entorse flagrante au règlement.
-Je sais, je sais mais 12 ans à Azkaban, quand on est innocent sa vaut bien quelques passes droits et puis vous avez prouvés à Alastor que vous maitrisiez bien le sujet….
Les plaisanteries de Sirius continuèrent d’amuser tout le monde pendant une bonne heure jusqu'à l’arrivé de Dumbledore qui rétablisse le clame dans la chambre. Celui-ci arborait son sourire des grands jours et pris finalement la parole, s’adressant à Ron.
-Alastor, m’a demandé de vous rendre ceci, Mister weasley. Dit-il en tendant à Ron son épée qu’il avait laissé sur le champ de bataille. Les yeux exorbités de Molly fixèrent l’arme, ce qui lui promettait une longue discussion sur le fait de posséder un tel objet. Dumbledore se tourna vers Harry.
-Le conseil de la magie, le ministère ici présent et moi-même en tant que chez de l’ordre du phénix te remercie pour avoir réglé le problème Lestrange. Harry baissa la tête à l’évocation de celle à qu’il avait haute la vie, celle qui avait fait de lui un meurtrier. Sirius prit alors la parole et le sortit de ses sombres pensées.
-Je sais à quoi tu penses Harry mais tu ne dois pas t’en vouloir. Elle n’aurait pas eu d’état d’âme…Dans ce combat c’était elle ou toi.
-De toute façon c’est officiel depuis ce matin. Dit Dumbledore à l’attention de tout le monde. Le monde de la magie est en état de guerre et le recourt à l’avata kedavra vient d’être déclasser aux sortilèges de rang quatre.
Le silence ce fit dans la pièce et Sirius répondit au regard d’incompréhension qu’affichait les plus jeunes.
-Sortilèges pouvant être utilisé en cas de danger de mort… Expliqua-t-il. Dumbledore rompit le silence qui s’était à nouveau installé en demandant à tout le monde de sortir afin qu’il puisse s’entretenir avec les trois jeunes sorciers, tous s’exécutèrent sans discuter.
-pas vous Sirius. Cela vous concerne aussi.
Sirius ferma la porte et revint auprès de Dumbledore qui reprit la parole.
-Vous me décevez extrêmement tout les trois, vous avez osé jouer avec la mort, vous avez frôlé l’enfer et faillit abattre le chao sur la Terre, tout cela pour une vie ! Un acte proche de celui de Voldemort quand il a crée….le directeur s’interrompit conscient d’avoir manqué de sang-froid cette fois-ci et d’avoir laissé échappé quelque chose qu’il n’aurait pas du. Je ne veux pas que vous croyez que votre vie puisse aussi facilement regagner, la seule raison pour laquelle vous avez fait revenir Sirius ne peut-être être imputé qu’aux circonstances particulières de sa mort ainsi qu’a votre chance insolant. Ce voile est un mystère totale, nous ignorons encore les conséquences de votre geste. Je me vois dans l’obligation de confisquer chaque note ou traduction que Miss Grange a recueillit. Je ne m’mentionne même pas le faite que vous auriez pu faire revenir un zombie, ou tout autre chose proche de l’inferi que notre facétieux Sirius Black, que vous aimez tant.
Le trois jeunes gens ne purent rien dire devant un tel flot de parole et surtout devant l’énormité de leurs actes. Ils se détendirent néanmoins devant le léger sourire qui ‘était revenu éclairer le visage de leur vieux directeur.
-Après cette longue remontrance qui était nécessaire je rajouterai que je suis fier de vous et que malgré tout les risques que vous avez pris je vous remercie de nous avoir ramené un de nos chers maraudeurs.
Sirius saisit la main d ‘Harry comme pour le remercier à nouveau avant que Dumbledore ne reprenne la parole.
-Il reste encore une petite chose dont nous devons discuter. Vous devez vous en douter la perte de Bellatrix et occasionnellement celle de Pettigrow a mis Voldemort dans une colère noire, je crois que l’on doit se préparer à de nombreuses attaques. L’ordre n’a plus ni le temps ni les moyens d’assurer la protection de Dursley et je ne pense pas que nous avons le droit de leur imposer une guerre dans laquelle ils seraient dépassés. Pour cela, si tu le veux bien Harry, nous les emmènerons ailleurs dans un endroit plus sur, loin de toi et Voldemort.
Harry hocha affirmativement de la tête, même s’il se demandait comment Dumbledore allait convaincre son oncle et sa tante de quitter leur précieuse petite maison, il était plus sur pour eux de partir loin de lui, ce qui ne le chagrinait pas le moins du monde.
-Donc, je crois que le plus sage serait de vous préparer à combattre. Pour cela il faudrait que vous passiez tout les trois l’été à Poudlard, sous la surveillance de Sirius ainsi que quelques membres de l’ordre.
-Non ! C’est vrai ? Mais c’est super ! Harry et Ron imaginait déjà l’immensité du terrain de Quidditch juste pour eux et leurs balais sans parler des centaines de salle à découvrires.
-Il faudra que vous parliez à mes parents professeurs. Ils ne voudront pas tout de suite accepter de ne pas me voir pendant les vacances.
-Je m’arrangerai avec eux, miss Granger, et les mettrais même sous protection comme les Dursley pour plus de sécurité, ne vous inquiétez pas pour sa.
-Et moi je vais enfin passer l’été avec mon filleul. Mais sans vouloir être rabat joie, vous ne croyez pas que l’Ordre risque d’avoir besoin de moi ? Vous ne comptez quand même pas me tenir à l’écart des combats comme l’année dernière.
-Non cher Sirius, la mission que je vous propose est des plus importantes et seul vous pouvez l’accomplir. Il reste un entrainement à prodiguer à ses trois jeunes gens, il faut leur enseigner à devenir un Animagus, non déclaré, cela va de soit.
-Quoi ?! Hermione, toujours aussi peu encline à déroger au règlement, avait interrompu le directeur d’une voix forte.
Amusé de l’effet qu’il avait produit, Dumbledore continua ses explications.
-la transformation en Animagus développe à la fois la force magique et la force physique. De plus au vu de vos dernier exploits, je vois crois tout les trois capable d’y arriver en un mois ou deux, surtout avec un aussi bon professeur. Alors Sirius vous acceptez ?
Sirius flatté accepta immédiatement tout comme les trois sorciers qui voyaient l’un de leurs rêves se réaliser.
-Alors s’est parfait. Il ne me reste plus qu’a en parler à Molly.
Les trois adolescents échangèrent des regards inquiets, Sirius regard Dumbledore, le visage grimaçant et il lui dit d’une voix compatissante.
-Bonne chance, vous en aurez besoin !
-Oui c’est sur, même si vous êtes le seul que vous-Savez-Qui n’est jamais craint, il va vous en falloir ! Ajouta Ron.
-en effet surtout que la colère de votre mère doit être la seule chose que je craigne, avec peut-être les bonbons Berty Corchue.
La dernière remarque du célèbre directeur de Poudlard, détendit l’atmosphère, il sortit pour affronter Miss Weasley et à peine quelques minutes plus tard des cris de colère résonnèrent derrière la porte. Hermione regarda Sirius, Ron et Harry et leur dit ironiquement.
-Il devrait le savoir pourtant, drago dormiens nunquam titilandus.
