Chapitre 21: Anniversaire réussis.
Harry tournait entre ses doigts sa baguette magique en repensant au jet noir dont il en était sortit lors de son combat contre le mangemort, un jet noir qui avait remplacé le jet habituellement vert mais qui avait été tout aussi mortel. Il avait beau se répéter les paroles du professeur McGonagall, lui assurant qu'il n'avait pas eu le choix, il n'arrivait pas à se le pardonner ni même à l'oublier. Sa baguette elle même semblait le lui rappeler, tout les sorts qu'il lançait semblait faible, même son patronus n'était plus se fière et noble cerf argenté qui repoussait avec force les détraqueurs. Le cerf était si faible qu'il semblait pouvoir s'évanouir d'un instant à l'autre. Bien sur Harry en avait parlé à Hermione mais celle-ci se bornait à lui répéter, à chacune de ses questions, que c'était normale et que quelque fois il arrive que le patronus d'un sorcier se transforme à la suite d'un évènement important après quoi elle lui assurait qu'elle allait faire des recherches à la bibliothèque et disparaissait aussi vite qu'elle lui parlait.
Harry savait qu'Hermione avait raison mais il n'arrivait pas à s'enlever de la tête le faite qu'il se sentait moins fort et moins confiant depuis qu'il avait tué Gordan. Et sa, il était certain que sa n'avait aucun rapport avec l'énergie perdu lors du sort salvateur d'Hermione. Non sa baguette avait changée. Quand pour la énième fois il faisait de ses inquiétudes à son amie, celle-ci, penchée sur des phrases dont il ne comprenait aucun mot, lui avait conseillé, de manière un peu vive quand il y repensait, d'aller en parler avec Dumbledore s'il n'était pas convaincu de ce qu'elle lui disait.
Harry avait donc sacrifié une soirée de plus avec Ginny pour aller dans le bureau de Dumbledore.
-Harry, mon cher garçon que me vaut le plaisir de ta visite?
Dumbledore portait une longue robe violette aux reflets bleus marin, ainsi qu'un bonnet assortit posé sur ses longs cheveux blanc, de toute évidence il s'apprêtait à rendre visite à Morphée, Harry se sentit quelque peu confus de privé ainsi son directeur de sommeil, sommeil dont il avait de toute évidence grand besoin vu les profonds cernes présent sous ses yeux bleus perçants, mais le ton du directeur était tout sauf courroucé ce qui encouragea Harry à parler. Ce ne fut qu'au bout d'une trentaine de minutes que Dumbledore reprit la parole.
-En effet Harry, tu avais le choix. Tu pouvais laisser ce mangemort tuer le professeur McGonagall et partir ou...
-J'aurai pu le stupéfixer.
-Je ne le crois pas Harry.
-Mais avec Voldemort.
-Non Harry. Voldemort n'a pas pu te tuer grâce au lien qui existe entre vos baguettes, souviens toi. Ce n'est pas stupéfixe qui t'a sauvé Harry. L’énergie dégager par ce sort n'est pas assez puissante face à celle de l'avata kedavra.
-Mais vous même Monsieur, vous arrivez à repousser les sorts de Voldemort, pourtant vos baguettes n'ont aucun lien.
-Effectivement Harry, mais moi contrairement à Voldemort ou même toi, l'énergie de mes sorts est supérieur à la normale, mettons sa sur le compte de mon incroyable intelligence.
Harry méditait au mystère des déclarations de Dumbledore, pour la première fois depuis qu'Harry se confiait au directeur il eu la désagréable sensation qu'il lui cachait quelque chose.
-Pour ce qui est de ton patronus, il me semble que sa soit du à une baisse de régime, si je puis dire et je crains que miss Granger est entièrement raison.
Cette fois Harry comptait bien avoir de vraie réponse et pas seulement des approximatives.
-Ah oui, alors pourquoi dans ce cas a t'il pris cette forme?
Harry tira sa baguette, proféra l'incantation Spectro Patronum en essayant de penser à des choses heureuses. Une forme noir et indistincte s'échappa alors de sa baguette. La boule noire se posa sur le bureau de Dumbledore, Harry scruta le visage du vieil homme espérant y déceler un quelconque signe, il sembla y voir passer de la peur mais aussitôt qu'Harry le pensa, le directeur retrouva un visage calme et bienveillant.
-Je t'ai déjà dit ce que j'en pensais Harry.
Finit-il par dire d'une voix calme quand le simulacre de patronus eu disparut.
-Je n'ai qu'un conseil pour ce soir Harry. N’oublie pas le pouvoir de l'amour.
-A quoi me servira le pouvoir de l'amour sans baguette? Demanda Harry en insistant avec mépris sur le mot amour.
-Un sorcier n'a pas besoin de baguette pour avoir un quelconque pouvoir Harry, n'oublie jamais ça. Je crois que tu ferrais bien de retourner dans ta salle commune, il n'est pas très galant de faire attendre une si charmante personne que Miss Weasley. Pour ma part je crois que je vais aller me coucher, la nuit porte conseil à ce que l'on dit. Bonne nuit Harry.
-Bonne nuit monsieur.
Comment vivre après ça? Comment vivre après une victoire qui avait entraîné des dizaines de morts? Comment vivre lorsqu'on a tué? Comment réapprendre à vivre? Harry savait qu'il n'y avait pas de réponses à ses questions ou du moins aucune permettais que tout redeviennes comme avant...Sa faisait un mois que le combat avait eu lieu, un mois que tous apprenait petit à petit à reprendre à vivre. Gryffondor avait battu Serdaigle et avait été sacré vainqueur du tournoi de Quidditch de cette année apportant avec les lauriers de gloire, de la joie pour les vainqueurs comme les vaincus et l'espoir que tout pouvait encore être normale.
Harry et Ginny dînaient dans la salle sur demande qui pour l'occasion de leur anniversaire ressembler à un chic restaurant parisiens que Ginny adorait sans pour autant avoir été dans la capitale.
-Et bien très cher je vois qu’on a mis les petits plats dans les grands.
-Sa te plait ?
-Oui c’est parfait. Lui répondit Ginny elle aussi parfaite dans sa robe de cocktail noir qu’il lui avait offert le jour de noël lors de leur shopping à Londres. Et alors que mange t’on ?
-Et bien le menu de ce soir et comme tout le reste sur demande.
-Je vois, pour le dîner je te fais confiance et si tu es sage tu auras du désert…
Harry pris une longue gorgée d’eau pour soulager sa gorge devenue soudainement sèche. Ginny qui riait sous cape face à la gêne évidente qu’elle provoquait en lui, décida de continuer son petit jeu jusqu’au bout.
-Moi je prendrai bien un Bananas Split.
Le sous entendu lubrique de cette innocente réplique ne pris pas longtemps à frapper l’esprit déjà éveillé d’Harry (on va dire sa comme sa !) qui recracha la quasi-totalité de son verre.
-BFFFF….Pardon j’ai….avalé de travers.
- Ne t‘inquiète pas sa ne m’arrivera pas, je ferrai attention.
Son petit numéro marchait à merveille vu le teint cramoisi d’Harry.
-On començe quand ? J’ai faim !
-Oui, bien sur ! Bredouilla le survivant visiblement troublé, qui d’un claquement de doigts dit apparaître, à la façon de Dumbledore, de succulent mets dans leurs assiettes respectifs.
- Bon appétit. Lança poliment Harry en essayant de ce concentrer au maximum sur son assiette pour se permettre de reprendre un aspect présentable.
-Merci toi aussi. Lui renvoya Ginny qui elle ne le quittait pas des yeux. Sa m’étonne que mon frère t’es laissé la salle sur demande aujourd’hui, après tout nous ne sommes pas tout seul à fêter notre anniversaire…
-Oui mais il me l’a quand même laissé. Il m’a dit qu’il se débrouillerait avec la salle de bain des préfets….
Elle ne doutait pas un instant de la façon dont ils fêteraient sa et l’idée était de plus en plus tentante. Elle ne cessait de se dire qu’elle était trop jeune, que c’était un trop grand pas en avant mais elle voulait ses caresses, ses baisers, elle voulait lui faire oublier cette foutue guerre qui ternissait l’éclat de ses yeux émeraude qu’elle aimait tant. Ils pouvaient mourir à chaque instant, elle pouvait le perdre. Ginny regarda sans appétit son assiette emplie d’oeuf de caille et de saumons.
-Sa ne te plait pas ? Tu peux changer si tu veux.
-Non c’est bon sa me vas.
-J’ai quelque chose pour toi.
Il avait la main dans la poche de son pantalon.
-Je pensais que tu attendrais au moins la fin du repas !
Elle leva un sourcil suggestif. Elle ne savait pas ce qu’elle avait ce soir mais elle n’arrivait pas à ce retenir.
-Gin’ arrête sa ! Il sourit. C’est juste un petit truc pour nos 6 mois.
Il sortit une petite boite d’un velours noir de sa poche et la posa sur la table. Ginny prit avec précaution l’écrin et l’ouvrit. Un très jolie bracelet en argent brillait contre le satin bleu de la boite, il était fin et élégant, tout incrusté de diamant, en un mot parfait. Elle caressa du bout des doigts les pierres précieuses.
-Harry il magnifique mais tu n’aurais pas du. Tu sais que tu n’es pas obligé de me couvrir de cadeau pour me garder. Lui lança t’elle un large sourire aux lèvres.
-Ah bon ! Et moi qui croyait qui tu ne t’intéressais qu’à mon immense fortune…Continua t’il lui aussi sur le ton de la plaisanterie en fessant mine de récupérer son présent.
-Ok, un partout. Ginny rirait de bon cœur à cette boutade mais avait tout de même pris garde d’éloigner le magnifique bijou de la main d’Harry.
-Un partout ? Moi je dirai plutôt quatre taquineries à une. Rétorqua Harry d’un air faussement indigné.
-Non, non sa fait bien un partout, les trois premières fois je ne plaisantais pas. Elle le fixait droit dans les yeux et continuait à le vamper ouvertement.
-et voilà, cinq à un. Ginny Weasley une fois de plus vainqueur par KO. J’en connais plusieurs qui donneraient n’importe quoi pour avoir autant de réussite.
-Et moi je donnerai ‘n'importe quoi pour qu’ils n’en aient jamais. Elle se leva, laissant sa longue robe traîner sur le parquet, et s’assit sur les genoux d’Harry. Tu me le mets ?
Les doigts tremblants, Harry saisit le délicat bijou qu’il referma sur le poignet de Ginny. Il l’embrassa doucement savourant ce baiser.
-Merci.
Leurs lèvres se rencontrèrent pour un baisser cette fois passionné sans cesser de l’embrasser il la fit se lever et la plaqua contre le mur.
-Aie !
-Oh pardon je t’ai fait mal ?
-Non ce n’est pas ça. C’est cette poignée de porte qui me rentre dans le dos.
Harry remarqua pour la première fois depuis qu’ils étaient arrivés cette seconde porte qui se fondait dans la tapisserie et qui venait d’agresser Ginny.
-Tu l’avais remarqué ? Demanda Ginny.
-Non et je ne sais pas du tout ce qu’il y a derrière.
-Et bien il suffit d’entrer pour le savoir. Lui répondit t’elle en actionnant la poignet de la porte ce qui les fit entrer un peu précipitamment dans la nouvelle salle. Ils basculèrent tout les deux dans la pièce à l’éclairage tamisée et heurtèrent le sol en douceur grâce à une moquette douce et épaisse. Ginny qui était allongé sur Harry contemplait la pièce en silence. La faible lumière projetait sur les murs les ombres gigantesques d’un lit à baldaquin celui-ci comme chacun des autres meubles étaient en bois finement travaillé. La rousse se leva pour toucher la douceur des draps, la finesse des tentures, la surface lisse des bois nobles. Harry la regardait en silence parcourir de la main et du regard la chambre. Dans cette lumière elle lui semblait presque irréelle. Son regard émerveillé, la grâce avec laquelle elle se déplaçait, les flammes de l’âtre dessinant ses formes…Tout cet instant était souligné par la pureté de sa beauté envoûtante. Toujours hypnotisé, il se leva et la rejoignit devant la commode qu’elle contemplait. Ses bras s’enroulèrent autour de sa taille et elle vint naturellement se lover contre lui. Il respira le parfum léger de ses cheveux, adossé contre son torse, protégé par ses bras musclé, perdu entre ses larges épaules, Ginny soupira de contentement. Elle aimait ces instant où parler était inutile, où la tendresse du moment se suffisait à elle-même. Elle se retourna sans se défaire de son étreinte pour profiter à nouveau de sa bouche dans un baisser tendre.
-C’est parfait. La voix de Ginny était presque un murmure mais n’hésitait aucunement.
-Parfait pour quoi ? Il chuchotait lui aussi n’osant croire à ce qu’elle semblait sur le point de lui offrir.
Ce n’est que quelques heures plustard que les yeux du survivant se réouvrérent dans l’obscurité de la chambre qui n’était troublé que par la lumière de la lune filtrant à travers une fenêtre artificielle. La soirée avait été belle, trop belle peut-être, car un cauchemar était venu troubler sa nuit comme pour lui rappeler qu’un bonheur aussi parfait lui était interdit. Il était si bien dans les bras de Ginny qu’il n’avait pas penser un seul instant à fermer son esprit et ce ^rêve étrange qui le hantait avait une fois de plus fait son apparition. Il se défit avec douceur de l’étreinte de sa petite amie et partit sans prendre la peine de s’habiller en direction de la fenêtre. Cette fois la quasi-totalité des barrières de son esprit était tombée et il avait bien failli aller au bout du cauchemar. Jamais jusqu'à maintenant il n’avait été si proche de la vérité, jamais il n’avait était si proche de découvrir où il était, à qui appartenait la sombre silhouette qui avait disparue quelques instants avant qu’il ne puisse la démasquer. Voldemort, la guerre, sa vengeance, ils venaient le hanter jusque dans son lit. Pourquoi n’arrivait-il pas à découvrir ce que tout cela signifiait ? A qui était cette maison ? Que représenté cette phrase en latin, qu’il avait depuis longtemps traduite grâce à Hermione, mais qui restait toujours un mystère quand à son rôle ?
En revenant vers le lit où reposait toujours Ginny, il remarqua pour la première fois un épais grimoire sur le rebord de la commode. « Chronique de l’architecture magique : les grandes demeures de nos prestigieuses familles. » rien que le titre aurait pu redonner à Harry l’envie d’aller se recoucher, il feuilleta néanmoins l’ouvrage par curiosité et s’arrêta sur la table des matière dont les lignes comportées, à sa grande surprise, des noms familiers. « Manoir Malfoy…. Le mystère des Potter….le charme français des Blacks…. La demeure des Londubas …..Lestrange…. » Harry referma d’un coup et avec rage le bouquin. Elle le poursuivait où qu’il aille, elle était partout. Ces doigts crispés sur la couverture du livre se détendirent quand ceux de Ginny , qu’il avait sans le faire exprès réveillé, les caressèrent pour l’attirer à elle.
Et oui deux chapitres à la suite, ce n'est pas noel avant l'heure, simplement avec mon emploi du temps je sais pas trop quand je vais pouvoir vous poster la suite de la passion secréte aussi j'ai profité d'aujourd'hui pour vous délivrer deux chapitres clés pour la suite. Bonne lecture.
Ps: N'oubliez tout de même pas les commentaires, parce que la suite ne viendra pas sans au moins 4 com's. Je sais c'est du chantage mais au moins je sais si oui ou non mon histoire est toujours lu et si sa vaut la peine que je poste la suite.
Chapitre 22 : Il reste encore un espoir.
-Tu as vu Ginny ce matin ?
Ron et Hermione mangeaient tranquillement leur petits déjeuner prés à attaquer une nouvelle journée de travail. Autour d’eux le brouhaha habituel des élèves de Poudlard ne semblait avoir qu’un seul mot à la bouche, Harry, et bizarrement ce n’était pas à cause de sa position de survivant. Hermione se mit à sourire à la question de Ron.
-Non, je te rappelle qu’elle n’est pas dans mon dortoir.
-C’est bizarre Harry n’était pas dans son lit.
-Et sa ne te rappelle rien ?
-Hermione je t’en prie, ne me dit pas que tu sous-entends ça….
-J’ai bien peur que sa soit le cas.
Ron engloutit une grosse cuillère de porridge, ils continuèrent à manger pendant de longues minutes. Hermione lisait le livre posé sur ses genoux tout en écoutant d’une oreille distraite les bavardage de Lavande et Parvati.
-Elle n’a que 15 ans. Je te jure que si c’est sa j’étripe Harry.
Fit Ron en pointant vers Hermione sa fourchette en argent.
- Et Ambre tu crois qu’elle a quel âge !
Ron maugréa à la remarque d’Hermione qui pourtant avait raison mais encore une fois c’était toujours plus simple quand ce n’était pas sa petit sœur, celle que sa mère lui avait confié qui était en cause de tout les murmures de ce matin.
-Au moins nous on a eu la décence de se montrer au petit déjeuner.
-Oui et tu tes viens de ce qui c’est passé, Harry a eu surment peur que tu te venges des plaisanteries qu’il t’avait sortit….
Elle faisait mention d’une scène mémorable, incluant une saucisse, du porridge et des répliques acerbes qui avaient rendus Ron aussi rouge qu’une tomate.
-En plus tu n’as pas ton truc de Quidditch, il doit déjà y être.
Ron jeta un coup d’œil autour de lui et ne vit personne de son équipe. En effet pour fêter leur récente victoire, l’équipe de Gryffondor avait décidé de survoler tout Poudlard en balai, les Serdaigles et les Poufsouffles devaient même ce joindre à eux, un bon moment en perspective.
-Peut-être et sa expliquerai pourquoi Gin’ n’est pas là non plus…Tu viens ?
Il s’était levé emportant avec lui un toast.
-Non, je ne crois pas…. Elle baissa la voix. Je vais travailler avec Ambre sur…sur le livre.
Ambre tenait devant elle le livre noir, elle mordillait le bout d’un crayon à papier qu’elle lâchait de temps en temps pour griffonner quelques mots sur un parchemin déposait à côté.
-Désolé je suis en retard !
Ambre releva la tête et dégagea son visage de ses folles boucles blondes qui lui tombaient sur les yeux.
-Ce n’est rien, je ne m’inquiétais pas trop.
Hermione s’assit à côté d’elle et se pencha sur ce qu’elle avait écrit.
-Quelque chose de nouveau ?
-Je crois que j’ai finis !
Ambre sourit et donna le papier à Hermione qui lui arracha presque des mains, elle n’arrivait pas à y croire. Elle tenait le moyen de ressusciter Sirius….Elle lut d’une petite voix proche du murmure.
-« Celui qui des enfers veut ramener l’être aimé
Devra de son plein gré commettre le pire des pêchés
En vengeant la mort de l’être à délivrer
Muni de la baguette de ce vil meurtrier
Baignée par le sang qu’il lui faudra verser
En s’affligeant les douleurs du martyrisé
Dans une douleur commune et immérité
Vous vous verrez liés
Il réveillera les démons et les créatures des ténèbres
Qui par leur force, aboliront de la mort le règne
Dans la douleur et les cris
Dans le chaos et la nuit
Il libérera la magie qui brisera les fers
De l’homme prisonnier des enfers
Alors il faudra pour ce mage chevronné
Qui a présent voit la puissance de son sort déchaîner
Offrir tout son pouvoir en sacrifice
Pour que tout ce qu’il a engendré finisse. »
La voix d’Hermione mourut ainsi que ses espoirs. De la magie noire, à quoi pouvait-elle penser ? Même ramener le meilleur des anges était un acte contre nature, Ambre qui sentit son désespoir lui prit doucement la amin.
-Il reste encore un espoir.
Comment pouvait-il rester un espoir ? La porte des enfers ainsi l’avait nommé Ambre n’était qu’un passage entre la vie et la mort, derrière ce voile des milliers d’âme reposaient. La seul lueur d’espoir était ce petit texte derrière la gravure du voile, un poème de quelques vers qui laissaient penser qu’un retour était possible, que la magie noir pouvait réussir à ramener un mort, qu’un livre pouvait ressusciter, elle engendrait des souffrance, son esprit lui suppliait d’arrêter, d’abandonner mais le sort gravé sur le vieux papier à la dernière ligne de cette page et surtout son cœur ‘incitait à continuer. Tout était trop précis, trop réel pour ^être faux et le danger ne lui avait jamais fait peur. Un sort si simple, une litanie religieuse : »Sublata causa, tollitr effectus. » « La cause supprimée, l’effet disparaît. » Ces mots latins l’intriguaient, ils dénotaient avec le reste et correspondaient parfaitement au reste du texte. Il suffisait de se placer devant la porte et de réciter ces quelques paroles. Si simple, si rapide. Pourquoi personne n’avait-il jamais utilisé ce sort ? Pourquoi ce livre était-il dans la bibliothèque de Poudlard à l’attendre ? La première strophe était clair, ils devaient venger la mort de Sirius, ce qui signifiait tuer Bellatrix, commettre un meurtre. Les trois premiers vers mettaient déjà un frein à ce sort, il fallait tuer. La suite était plus obscure, bizarrement le sort ne semblait pas devoir s’effectuer avec la baguette du sorcier mais par celle du meurtrier, s’en suivaient un chaos et un sacrifice. Le sacrifice était aussi confus, était-il question de donner sa magie, sa vie, les deux….Et si le sort échouait, le chaos si souvent cité, envahirait-il
Un choix devait être fait, deux vies pour une seule. La première vie facile à enlever, source de haine ,de vengeance pour certifier de l’âme noir de celui qui exécute le sort, la seconde, acte d’amour, de sacrifice qui s’il est assez puissant résultera d’une renaissance.
-Est-ce que j’en ai le droit ?
-Oui Sirius le mérite.
-Mais qui le fera ?
-Toi.
- Est-ce que j’en ai le droit ?
-Oui tu l’aimes…
Hermione releva la tête, depuis quand le savait-elle, elle la regarda dans les yeux.
-Mais Harry…
-Quoi Harry ?
-Comment va-t-il le prendre ?
-Tu es trop prés du but pour abandonner Hermione !
Ambre se leva, prit sa veste sous le bras et passa son sac sur son épaule. Hermione la regarda les yeux luisant de larmes, la blonde lui sourit.
-Tu vas voir Ron ?
-Non, on est plus ensemble. Répondit-elle d’une petite voix emplie de tristesse.
-Je…Hermione cherchait ses mots, elle savait que quelque part s’était de sa faute et sa lui faisait de la peine, Ambre était une fille géniale. Je suis désolé. Finit-elle par dire.
-Oui moi aussi. Ambre lui fit un signe de la main et sortit de la bibliothèque, laissant Hermione avec ses noirs desseins.
Chapitre 23 : L’initiation de Rogue.
-Ron pose moi par terre !
-Non ma belle, pas avant que tu me promettes de venir manger avec nous.
Il transportait Hermione tel un sac à patate à travers les couloirs ignorant les regards curieux des autres élèves et le sourire narquois de son meilleur ami et de sa sœur.
-Je voulais juste réviser ma métamorphose, après tout les examens ne sont plus que dans moins d’une semaine.
-Sa ne doit pas t’empêcher de déjeuner.
Ils arrivaient à la porte de la grande salle. Ginny lâcha la main d’Harry et agrippa le bras de son frère.
-Allez pose là. Après tout tu ne veux pas que toute l’école puisse voir sa petite culotte !
Hermione se mit à gigoter encore plus que jamais jusqu’a ce que Ron daigne la reposer sur le sol. Indignée, elle lissa les plis de sa jupe avant de se diriger la tête haute vers la table des Gryffondors.
-Oh Mione, ne boude pas s’il te plait.
Ils se laissèrent tomber sur un banc, Ginny et Harry face à eux.
- Sa fait longtemps qu’on n’a pas vu Tonks et lupin. Ils ne sont plus à Poudlard, ils n’apparaissent pas sur la carte du maraudeur.
La grande salle était étonnement calme, chaque élève semblait perdu dans un bouquin en particulier les cinquième et septièmes années.
-Ils ont certainement étés mutés ailleurs, tu connais Fol œil, s’il les a surprit dans une position compromettant…Il a du les séparer. Répondit Ron, se rappelant très bien le jour où ils les avaient surpris dans les vestiaires de Quidditch pour une vérification très particulière des lieux. Rien qu’en y repensant il avait des frissons. Hermione mangeait doucement son poulet en écoutant la conversation et en essayant de ne pas rigoler aux chatouilles de son meilleur ami, qui essayait tant bien que mal de la faire sourire espérant ainsi être pardonné.
-Quand on parle du loup, regardez qui arrive.
Leur ancien professeur de défense contre les forces du mal venant de pénétrer dans la grande salle avec à ses côtés une Nymphodora Tonks rayonnante. Lupin était légèrement bronzé et portait des lunettes de soleil, un jean moldu assez serré et un vieux t-shirt, plusieurs jeune fille se tournèrent sur son passage, attirés par cet homme séduisant, ainsi habillé il pouvait passer pour un jeune homme, seule ses temps grisonnantes le trahissait. Tonks quand à elle, avec la peau presque noire, avait arborée des boucles marron marbrées de blonds après une longue exposition au soleil. Elle non plus ne passait pas inaperçue. Il était évidant qu’ils revenaient de vacance. Harry reposa sa fourchette stupéfait par leur entrée.
-Bonjour les jeunes.
Même la voix de Lupin était plus détendue, plus joyeuse.
-tu peux fermer la bouche Harry, ce n’est que nous.
Tonks contrairement à son habitude ne s’installa pas à la table réservée aux aurors, prés de celle des professeurs, mais à côté d’Hermione, Rémus se tenait derrière elle, les mains sur ses épaules.
-Vous avez bonne mine professeur.
-Remus…Ginny, appelles moi remus.
-Vous êtes partis en vacance ?
Seul Ron pouvait poser une telle question, comme si eux membres de l’Ordre, alors que la guerre était à leurs portes, pouvaient se permettre de partit se détendre pour quelques jours.
-En quelques sortes oui.
-Allez Tonks, ne nus faites pas attendre plus longtemps. Qu’est ce qui se passe ?
Dora sourit à la tablée, se tournant légèrement vers Lupin, qui lui fit un clin d’oeil complice avant de l’inciter à continuer.
-En fait, il va falloir que vous arrêtiez de m’appeler Tonks.
Les quatre jeunes gens fronçérent les sourcils. Nymphodora tendit sa main au dessus de la table. Harry ne comprit pas immédiatement les cris de surprise que poussèrent Ginny et Hermione. Il ne voyait que des doigts fins aux ongles court mais parfaitement manicurées, il ne remarqua pas le fin anneau qui brillait à son index.
-Mais c’est merveilleux ! Depuis quand…Pourquoi… ?
Ginny admirait le bijou, souriant doucement à Lupin, Hermione chuchotait des explications à l’oreille de Ron qui n’avait rien compris, Harry pouvait voir ses yeux s’agrandir au fur et à mesure. Il se leva précipitamment repoussant le banc et tendit la main à son ancien professeur.
-Félicitation Remus.
Sous une impulsion le loup garou serra dans ses bras le jeune homme, accueillant avec joie cette preuve d’affection, Ron se mit à rire face à la force de cette étreinte.
-C’était donc votre lune de miel.
La nouvelle madame Lupin rougit légèrement à la remarque innocente d’Hermione.
-A vraie dire je n’aime pas vraiment ce terme de lune de miel. Fit remarquer Lupin avant que son épouse ne réponde vraiment à la question.
-Oui, le professeur Dumbledore nous avez donnés deux semaines de congés mais la pleine lune est pour ce soir alors on s’est dit qu’il fallait mieux revenir.
Harry regardait le petit groupe parler avec enthousiasme tandis que Ron questionnait Lupin sur sa nouvelle vie d’homme marié. Il n’arrivait pas à être parfaitement heureux, une personnes manquait dans ce tableau, Sirius devrait être là, à taquiner sans vergogne Lupin sur sa nuit de noce…Ilse décida à se lever à son tour et à féliciter lui aussi les nouveaux mariés, il n’allait pas jouer le rabats joie.
Harry ne voulait vraiment pas être ici, son esprit était encore tournée vers la petite fête improvisé dans la salle commune pourtant une part de lui craignait que les bonnes nouvelles lui fasse oublier qu’ils étaient tous en danger de mort. Il ne regardait plus vraiment les couloirs sombres menant aux cachots, les hauts murs de pierres humides n’avaient plus aucun secret pour lui, il connaissait chaque fêlure, chaque moisissure. Il n’était pas effrayé par l’obscurité oppressante des sous sols du château et il ne l’était pas non plus par l’homme qui l’attendait derrière la porte. Peu de torches étaient allumés, laissant planer une sensation de mort dans les couloirs menant au cour de potion, des chaînes traînaient sur le sol, il n’aurait même pas était étonné de découvrir un squelette au prochain détour. Il se demandait comment un homme pouvait se complaire dans un tel décor. Ses leçons d’occlumentie devenaient inutiles, il parvenait parfaitement à fermer son esprit ainsi qu’à l’ouvrir, les cauchemars qui le hantaient n’avaient rien de diabolique, ils semblaient plus prophétiques. Il frappa légèrement à la porte et sans attendre de réponse s’engouffra dans la pièce. Des centaines de fioles multicolores reposaient sur les étagères, un chaudron fumait prés de l’immense bureau qui surplomber la classe. Le professeur rogue ne l’avait pas entendu entré, il tenait sa tête entre ses mains, abandonnant la longue plume de corbeau dont il se servait pour corriger leur devoir. Ses cheveux habituellement plaqués contre son crâne rebiquaient de tous les côtés, sa longue robe noire si austère était négligemment ouverte et Harry s’aperçut avec surprise qu’il portait une tenue typiquement moldue. Le maître des potions aurait pu passer pour quelqu’un de sympathique ainsi détendu, il était presque amical mais il releva la tête et jeta un regard noir à harry.
-On ne vous a pas appris à frapper Potter ! A moins que votre magnificence vous dispense de politesse ?
Harry ne chercha pas à répondre, encore troublé par la vision peu habituelle de son professeur. Rogue se leva, referma sa robe puis vint s’appuyer contre le rebord de son bureau.
-Prêt pour votre leçon ?
La question n’était que rhétorique, il avait déjà tenté d’envahir son esprit mais sa avait était sans succès. Harry pouvait presque sentir une aura qui l’entourait et qui essayait de plonger dans ses moindres pensées. Il resta stoïque, vidant son esprit de toute réflexion, l’heure allait encore être longue et fastidieuse.
-Je vois que vous vous êtes habitué à ma présence, il vous faudrez vous entraîner avec d’autre personnes. Je doute que Voldemort soit si tendre.
Cela aussi était devenu une habitude, les attaques verbales. Il voulait le déstabiliser, ébranler les murs qu’il construisait à chaque attaque. Harry ne faisait même plus attention à ses paroles, il s’emplissait de pensés heureuse, souvent il se surprenait à vouloir pénétrer le cerveau de son professeur. Il ne connaissait rien à la légimentie mais son esprit semblait si proche du sien, si ouvert et réceptif à la moindre émotion qu’il avait ‘l’impression de pouvoir lire dans l’esprit de Rogue.
-J’ai entendu dire que Bellatrix était une experte dans cet art, elle peut lire la moindre de tes faiblesses et s‘en servir contre vous.
Malgré lui, ‘limage de Sirius disparaissant d